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1月29日 carnets d'un dandy aventurier

Note de fran: Ai reçu ce mail hier et l'ai trouvé trop bien pour être simplement lu et effacé, donc, après avoir parlé avec le principale intéressé, je publie ici ce billet de haute teneur, bien qu'inhabituel pour ceux et celles qui connaissent ce blog. Enjoy. Ladies and Gentlemen, boys and girls.. Et pour commencer, tous mes voeux pour la nouvelle année, bien que "nouvelle" ne soit plus tout à fait adéquat en cette fin de mois de janvier. Enfin, comme dirait Claudine ma grand-maman, "on a jusqu'au trente-et-un". Who cares, anyway. Voici donc quelques nouvelles, un signe de vie, depuis tout ce temps... Les voyages et le mouvement, encore et toujours, ont rempli mon année 2006. Je suis tout d'abord allé en Corée du Sud, l'hiver dernier. J'ai découvert Séoul, une ville cachée quelque part sur la carte du monde et pour laquelle j'ai eu un gros coup de coeur, le plus gros depuis mes premiers pas au Japon. Puis je suis justement allé là où le soleil se lève, en plein "cherry blossom". Comment ne pas consacrer quelques lignes à cette matinée passée au Koraku-en (mon jardin préféré à Tokyo, sur la Marunouchi Line, à trois arrêts au sud d'Ikebukuro), où un coup de vent magistral vint s'abattre sur les cerisiers en fleurs, provoquant une envolée massive de pétales roses... et les internimables "oooooh!" des mamies japonaises vêtues de leur kimono pour l'occasion. Un phénomène sensationnel nommé "Blossom Storm". Après ça je suis retourné à Hong Kong, où même le gel Garnier ultra-strong ne put rien face à l'humidité des nuits d'étés du sud-est de la Chine (voir photo ci-jointe). Plus proche en Orient, la Jordanie, où j'ai flotté dans la mer morte sans faire le moindre effort (j'suis trop fort), parcouru la peu intéressante capitale Amman de long en large, et visité l'incroyable site de Petra qu'il faut impérativement voir dans sa vie et qui mériterait bien plus que cette vague description. Incroyable encore, l'appel à la prière à Amman... Instant mystérieux, puissant, et parfois même effrayant, lorsqu'en pleine nuit, l'écho de la voix de l'Imam résonnant dans la ville semblait venir d'ailleurs. Ensuite la Syrie, et un cortège funèbre que je ne suis pas prêt d'oublier: un groupe d'ados avançant en dansant dans les ruelles du vieux Dammas, le cercueil de leur ami sur le dos. Le morceau instrumental "The Fatal Impact" des Dead Can Dance qui me vint en tête prit alors tout son sens, dans cet instant si sombre mais tellement beau. Enfin, je suis retourné en Corée cet automne et ce fut le highlight de l'année. J'y ai notamment trouvé un havre de paix, Biwon: un jardin secret caché derrière le "Palace of Illustrious Virtue", où les rois confucéens se relaxaient, étudiaient et écrivaient des poèmes. J'y ai également fait la connaissance de Seong-jin, un Coréen de mon âge qui vit à Séoul, dans une maisonnette en bois qu'il ne quitte que rarement. Il y mange, dort, sert le thé et enseigne la méditation, au cœur de la mégapole, coupé du reste du monde. Alors, en fin de journée, je passais parfois lui faire le récit de mes péripéties autour d’une tasse de thé, lui faisant ainsi découvrir sa ville. De son coté, il me faisait part de ses voyages méditatifs du jour, me ramenant sans cesse à mon ignorance face à ce monde non concret qui m’est encore extra-terrestre. Voilà en gros ce qu'il s'est passé de mon coté depuis tout ce temps, avec des séances de ruminations intensives, des grands moments de mélancolie, de longues contemplations auditives, des milliers de photographies, et bien-sûr tous ces aller-retours entre la Suisse et New York dans le cadre de mon job. Voilà ce que j'aurais préféré partager de vive-voix.. 1月26日 THE MISSION
Issu d'une famille mormone à laquelle il préféra une vie dévouée au rock le plus sombre, Wayne Hussey se fit au connaître au début des années quatre-vingt en intégrant les rangs de Dead Or Alive, puis plus sérieusement avec les Sisters of Mercy avec lesquels il composa un album fondateur resté dans les annales, le venimeux "First and Last and Always", récemment réedité d'ailleurs.
Mais Wayne Hussey se sentira rapidement à l'étroit dans cette formation dont il n'est que l'un des rouages. Laissant au dictateur Andrew Eldritch les rênes de son entité mégalomane (ce dernier l'envoyant droit dans le mur après une poignée d'albums grandiloquents et aujourd'hui un peu vieillots), Wayne fondera The Sisterhood, rapidement rebaptisé The Mission (après une nuit arrosée en compagnie de son batteur Mick Brown). Avec ce groupe, il obtiendra gloire et reconnaissance quatre années durant, avant que le groupe ne tombe dans l'oubli (grandement à cause de l'incompétence de ses maisons de disques successives), pour mieux renaître de ses cendres (tel New Model Army, autre grand oublié des années 80 et aujourd'hui au top artistiquement parlant) ces dernières années, via des réeditions exemplaires et un magnifique dvd intitulé "Lighting the Candles" en 2005.
Définir The Mission n'est pas chose facile. Groupe new wave, gothique, parfois très proche de U2 dans les harmonies, le côté très pop de ses compositions et la voix héroïque de Wayne Hussey, pourtant pas un grand chanteur, mais avant tout un homme touché par la grâce et un romantisme exacerbé qui plaira tant aux corbeaux, tout ça faisant de The Mission un groupe terriblement attachant, malgré les nombreux changement de personnel durant les années.
Difficile aussi de donner un album de préférence durant ces vingt ans de carrière, même si "Carved In Sand", paru en 1990, est un putain d'album épique qui vous déchire le coeur à chaque écoute. Je me contenterai de vous donner quelques titres clés de la discographie de The Mission: "Amelia", "Sorry", Butterfly On A Wheel", "Dragonfly", "Into The Blue", "Deliverance" "Breath Me In", celà pour l'histoire plus ou moins récente de ce groupe de l'ombre qui, à l'instar d'un Marillion, navigue entre l'excellence et le grandiose sans soulever d'autres foules que celles de ses précieux fans de par le monde.
On notera aussi chez Wayne Hussey un certain talent à se réaproprier des standards établis, comme le "Never Let Me Down Again" de Depeche Mode, ou encore le "Can't help Falling In Love With You" de qui vous savez et dont la version qu'il donne sur "Aural Delight" (une compilation d'inédits, sortie en 2002, que beaucoup de groupes souhaiteraient dans leur discographie officielle) est juste à pleurer.
Bref, The Mission est un groupe unique en son genre, tout comme The Cure, Wayne Hussey assurant avec une certaine dose de génie et un flegme tout britanique la survivance d'une certaine éthique de ce qu'est le rock, soit un concentré d'émotions terminales jouées avec passion et énergie.
Après une éclipse de quelques années, et quelques travaux solo de son leader, The Mission devrait retrouver les chemins des studios en 2007 pour enregister un nouvel album que l'on murmure dèjà comme la somme de vingt ans d'expérience. Une bonne occasion de les découvrir pour tout ceux et celles qui ne les connaissent pas encore. Les autres, comme moi, n'ont plus qu'à se ronger les ongles en espérant seulement un album définitif et, pourquoi pas, le retour du groupe au premier plan de l'échiquier rock mondial. 1月16日 LOZANNE'S
BURNING VII
En ce samedi 13 janvier, c'est une rose à la main que j'attends ma belle à la gare de Lausanne pour ce qui sera sa première édition du Burning. On va se boire une bière à la brasserie, puis on monte chez moi en bus pour déposer quelques affaire, moi surtout pour virer mon tee-shirt City Disc afin d'éviter de me faire lyncher, puis nous repartons dans la nuit, un joint à la main pour remonter dans un bus qui nous emmenera sur les hauteurs de la ville, direction la grande salle de Vennes. dans le bus, je me doute que nous sommes à la bourre, peu de gens semblant se rendre là-bas. mes craintes s'avèreront fondées en descendant. Bon, pas évident de retrouver le chemin exact à pieds, mais on y arrive finalement. Burning VII, here we are!
A l'intérieur, le programme indique le début des hostilités à 19h40 et il est presque 21h00... On ne dirait pas que je suis allé à toutes les éditions depuis le début. La bonne nouvelle, c'est qu'on va rater Jérémie Kisling et ça c'est trop cool! Pour l'instant, nous restons bloqués au vestiaire (plus de place pour les habits! soirée sold-out oblige) à taper le carton avec les gens de Transit. ca se débloque au bout de quinze minutes et on peut enfin monter les escaliers qui mènent à la salle. Il fait très chaud là-dedans et ma copine se sent mal très vite. Nous décidons de sortir prendre l'air un moment, puis de réitérer après chaque prestation, bref comme d'hab, les gens sortant prendre à boire ou pisser à ces moments-là, le temps de changer la scène. Bon, pour ce qui est de la soirée, intitulée : "Les groupes Lausannois chantent lers morts", il devait y avoir vingt prestations live de 12 minutes chrono (et là je rigole, on en a chronométrés certaines...), réduites à dix-neuf suite à l'annulation de PMT, plus le fait qu'on étaient à la bourre et qu'on en a bien ratés quatre ou cinq (dont Jérémie Kisling, ouais!), sans oublier que je n'avais d'yeux que pour ma sensuelle copine, donc pour écrire un papier là-dessus, je vais cette fois m'abstenir de toute chronologie, ce qui vaudra mieux. Le concept demeure le même chaque année pendant près de six heures trois reprises par set et à chaque fois ce petit jeu ridicule pour le public de retrouver le titre original et son interprète. Eh bien, cette année, je n'ai pas reconnu grand chose. Mais bon, j'était distrait, aussi (bon dos la copine!). par contre, un truc dont je suis certain, c'est que pas mal de choses que j'ai entendues n'étaient pas des reprises de personnes décédées, ou alors artistiquement parlant, ce qui revient au même, j'imagine... Les groupes qui m'ont marqué cette soirée sont légion, mais je commencerai par la grosse déception de ce Burning VII, à savoir la prestation de MXD, sans saveur et vide de tout contenu. Bien la première fois que le public les hue de la sorte. Mauvais choix des reprises aussi mais quand même, avec leur expérience et ce qu'on connait d'eux, on espérait au moins qu'ils fassent tout péter, à l'image de Favez. Eh oui, quand le meilleur groupe du monde arrive au Burning, on sait que ça va être un pur moment de bonheur. Reprennant le "Born To Be Wild" de Steppenwolf, "Bullet With Butterfly Wings" des Smashing Pumpkins (après nous avoir fait croire, salaud de Vicky, que ce serait du Nirvana!), puis "L'Aventurier" de vous savez qui, les Favez ont juste réveillé la soirée et rendu la foule dingue. Un putain de grand moment. Voilà, pour les extrêmes. Mais on ne s'arrête pas là, car Houston Swing Engine (et son batteur naturiste Kiki) a aussi envoyé la purée avec le "Kick Out The Jams" des MC5 ou encore le "Should I Stay Or Should I Go" des Clash. Un putain de moment rock'n roll et une déclaration inquiétante en fin de set, il s'agissait du dernier concert du groupe... Pour toujours? J'espère vraiment que c'était une connerie, car on a besoin de Houston comme de sang dans le corps. Jolie reprise du "Twenty Century Boy" de T Rex par Magicrays. très bonne performance de Rosqo qui s'est attaqué au "Thriller" de Michael Jackson (qui est bien mort) avec même une petite chorégraphie de guitares, façon zombie du clip. La classe. On retiendra aussi la version plombée, mais pas plombante de "The End" des Doors par Krueger et le set en play-back des Velma sur "The Message" de Grandmaster Flash, grand moment de n'importe quoi au combien drôlatique. Et puis il y a les prestations dont je ne me souviens plus, comme celle de ce groupe fabuleux qui a reprit trois morceaux de Claude François de la plus des manières, pardon à eux, vous étiez géniaux. On a zappé Art on Wall, parce que j'en avais marre, je voulais surtout rentrer pour changer de caleçon, m'étant assis dans une flaque de bière en milieu de soirée.
On a appelé un taxi une fois dehors, mais après en avoir vu passer trois devant notre nez et soufflé par d'autres personnes mal intentionnées, nous sommes montés dans le bus spécial, avant d'en redescendre pour enfin quitter les lieux dans un dernier taxi providentiel. Le conducteur était super sympa (ça change de certains de ses collègues) et nous a même fait un rabais sur la course (là, on est dans l'exceptionnel, passer de 23.- à 20.- sans pourboire en plus). de retour chez moi, ma belle a roulé un dernier joint et nous nous sommes couchés dans le lit, fatigués mais heureux, la tête remplit de décibelles et de souvenirs encore frais. C'est cool d'habiter à Lausanne, capitale du rock. 1月11日 KEREN ANN
Née le 10 mars 1974 en Israel, Keren Ann Zeidel, fille d'un père israélien, d’origine russe et polonaise, et dune mère hollandaise, d’origine indonésienne, est bercée très tôt par la musique yiddish, le folk américain et la variété française. Elle commence dès l'adolescence à écrire des chansons. Après son bac, la jeune fille, élevée avec son frère et sa sœur, aux Pays-Bas et à Paris, cumule les études : philosophie, psychologie, informatique, etc. Elle se cherche, mais exerce toujours sa première passion, à savoir l’écriture.
Après avoir participé au groupe Shelby en 1998, elle écrit et compose en 2000 une grande partie de l'album "Chambre avec Vue " pour le crooner de légende Henri Salvador, relançant la carrière de ce dernier de façon exceptionnelle.
Mais c'est avec son propre album, "La Biographie de Luka Philipsen" écrit en collaboration avec Benjamin Biolay, qu'elle se fait véritablement connaître du public. Léger et rempli d'une douce amertume, ce premier album (écrit en hommage à sa grand-mère, Louise Philipsen, ainsi qu'à Suzanne Vega pour le "Luka" du titre) ethéré devient rapidement culte pour toute une génération de romantiques, la voix de Keren Ann chantant d'admirables textes appelant à une saine mélancolie hivernale. De "Dimanche en Hiver" à "Aeroplane" en passant par "Sur le Fil", l'album distile un spleen parfait qui rappele parfois Portishead, Lisa Germano ou encore Lauren Hoffman. Une merveille de premier album.
Une tournée est organisée dans la foulée du succès du vieux crooner. Elle conduit la jeune interprète au Zenith puis à l’Olympia de Paris pour des premières parties de prestige. A la fin de l’année, elle se produit au festival des Inrocks, puis la voyageuse s’envole en Thaïlande avec Benjamin Biolay pour retrouver l’inspiration loin des médias.
En 2001, la nomination de Keren Ann dans la catégorie du "Meilleur Espoir féminin" en reste à ce stade. Mais l’artiste se trouve quand même récompensée puisque "Chambre avec vue" reçoit le prix de l’album de l’année aux Victoires de la Musique. Avec le chanteur octogénaire, Keren Ann poursuit sa collaboration en faisant la première partie de son Olympia. Le plus grand de ses bonheurs a lieu dans cette mythique salle parisienne quand elle se produit, en juin, avant Suzanne Vega, une de ses plus grandes influences.
En 2002 paraît "La Disparition", son second opus. Cet album à la magnifique pochette violacée, plus folk que le premier, reste mélancolique (à l'image de titres comme "Le Sable Mouvant", Surannée" ou encore le jazzy "Ailleurs" ), les arrangements du joyeux Benjamin Biolay ajoutant à la tristesse ambiante de ce second opus parfait. magnifique titre éponyme en fin d'album. La même année, Keren Ann parcourt les scènes françaises et fait son premier Olympia en tête d’affiche, ce qui n'est que justice.
En 2003, Keren Ann sort une adaptation de sa disparition en anglais : "Not going anywhere", un album aux sonorités folk et anglo-saxonnes de son enfance. Nommée dans la catégorie "Artiste féminine de l’année", elle ne reçoit pas la victoire, l'industrie du disque se montrant sourde à son talent comme à son habitude. L'album sort aux Etats-Unis en 2004. Là-bas, elle donne une série de concerts et devient rapidement la nouvelle sensation du moment dans les conversations des amoureux de musique délicate. Les versions de "End of May" ou encore "Right Now & Right here" sont splendides, comme tout l'album (qui se termine sur une "Ending Song" de circonstance, semblable à un rêve éveillé. Se rapprochant toujours plus de l'univers de Suzanne Vega, Keren Ann devient une sorte de petit soeur de cette légende new-yorkaise.
A New York, elle termine l’enregistrement débuté à Paris. Toujours en 2004, son quatrième album solo paraît. Le titre reprend l’abréviation de "North of Little Italy", la zone nord ayant perdu ses caractéristiques italiennes, NoLiTa est désormais son nom. Keren Ann, qui réside de temps en temps dans le quartier, emprunte l'appellation "Nolita" pour baptiser son quatrième enregistrement solo, dans lequel on retrouve des musiciens de jazz émérites. L'album, est, comme à son habitude, une succession d'états d'âme, cette fois autant en français qu'en anglais, mais, différence de taille, la voix de kern Ann a gagné en maturité, rappelant parfois celle de Françoise hardy. On y trouve à nouveau de parfaites perles, ainsi qu'un diamant noir exceptionnel, le fabuleusement nocturne "Nolita", qui semble tout droit sortit d'un album de Stina Nordenstam. Incroyable sans faute, ce quatrième album vient couroner un parcour exemplaire et ne donne qu'une envie, celle d'écouter la suite, vite. BRAZEN
INTERVIEW
EXCLUSIVE
Trois ans après leur premier véritable album, "Orphaned", Brazen revient avec un album merveilleux d'ambiances et de sonorités, une sorte de rêve éveillé qui conduit l'auditeur aux confins du meilleur du rock progressif. Loin de l'indie-rock mais toujours avec le même état d'esprit, le groupe se réinvente au travers de "Aura, Dora", l'album de toute les audaces. Explication de cette petite révolution avec Thibault (chanteur-guitariste).
D'où vient ce titre, "Aura, Dora"?
C'était écrit sur le mur dans la cage d'escalier de notre guitariste, un tag avec un serpent qui disait: "kiss my aura dora". On passait tout le temps devant et ça nous a inspiré le premier titre de l'album qui est finalement devenu le nom de l'album. ça collait bien à l'atmosphère générale du moment et à notre travail de groupe. La pochette est magnifique, tu peux nous en parler? C'est deux amis graphistes du groupe, Vincent Deroguin et Nicola Tadescheni, ils ont déjà participé à l'artwork de nos précédentes sorties (split avec Kevlar, EP, mini CD et LP). L'idée est que la photo de cette fille est un peu floue et qu'on la voit mieux à distance, malgré les incrustations artistiques sur l'image. C'est très pop en fait, on a pas voulu faire un album concept.
"Aura, Dora" est votre deuxième album, est-ce plus gratifiant, après dix ans d'existence officielle (onze en comptant la formation) de sortir dix morceaux à la suite?
C'est gratifiant, oui, mais c'est aussi la moindre des choses, car notre processus créatif est lent. Nous avons commencé l'écriture en 2003 et il nous a fallu six mois d'enregistrement pour en arriver au bout, c'est long. Pour ce qui est de la durée du disque par contre, dix titres, je trouve que c'est juste ce qu'il faut. Je déteste les albums interminables avec dix-huit morceaux.
Quelques changements de line-up depuis 1995... La formation actuelle de Brazen semble-t-elle stable à ton avis?
J'espère (rire). On étaient des ados aussi, on n'avait pas besoin de tourner, et puis notre premier batteur est partit en voyages et on a bien été obligés de le remplacer. Il y a eu également des raisons personnelles. On a un nouveau membre dans notre groupe, Michel qui est bassiste, et ça se passe bien au niveau de la composition. On forme vraiment une équipe. Vous avez changé de label, qu'est-ce que Saiko Records vous apporte par rapport à Stickman Records? Déjà la proximité, ils sont de Fribourg, et puis ils sont jeunes, motivés, réactifs, investis, ils réagissent plus vite et mieux, on sent bien qu'ils sont avec nous. Avant, les rapports étaient plus distants, nous n'étions pas une priorité mais plutôt la cinquième roue du carosse. Tu demandais un truc, on te répondait plusieurs jours plus tard.
Parlons du disque, il est moins rock, plus pop, mais surtout plus riche, plus ciselé, plus minitieux, les guitares plus aériennes... exit l'indie-rock qui déchire? evidemment, il y a une évolution, on n'a plus les mêmes envies et on veut évoluer ailleurs, mais si tu écoutes bien l'album par rapport au précédent, notre manière de composer n'a pratiquement pas changé. Au début, on cherchait la puissance en mettant les amplis sur dix, moins aujourd'hui, c'est juste plus subtil, mais hyper similaire.
On sent bien vos influences, My Bloody Valentine, les premiers Cure et les derniers Talk Talk, mais je suis étonné de retrouver le fantôme d'Elliott Smith sur cet album, particulièrement sur des titres comme "Ordinary Song" et "Fuzzy Cloud".
C'est totalement involontaire de notre part, mais je le prends comme un compliment car Elliott Smith est pour moi l'un des plus grands songwriters de tous les temps et je ne pensais pas qu'on pourrait s'approcher de sa musique comme tu le dis. Radiohead? Oui, c'est une influence directe.Tout le mondre peut apprendre de ce groupe, cette manière hyper-intelligente de travailler. Nous n'avons pas encore un son reconnaissable entre tous, c'est plus dans les morceaux eux-mêmes. les mélodies et les harmonies. "Aura, Dora" sonne comme un album rêvé... Pourtant l'enregistrement fut tout sauf un rêve. Ce qui fait ce côté cotoneux et nocturne, c'est que le premier enregistrement avec notre ingénieur du son était nul, alors on est partis dans cet appart et là, on s'est lâchés, avec des claviers et des tonnes de grattes. le problème du précédent album, c'est que la guitare ne sonnait pas très riche. On a crée une atmosphère à nous, tout se prêtait à un truc dreamy, onirique, comme dans les films de Michel Gondry ou Tim Burton. Il y a carrément une section cuivres sur le dernier morceau de l'album ("The Escapist"). On retrouve des moments psychédéliques sur ce disque, du rock californien, les sixties, les Beach Boys, Love... Love, c'est clair! Et les Beach Boys évidemment. Moi, j'ai redécouvert les Beatles récemment, "Rubber Soul", "Revolver" et même après, c'est génial, hallucinant. Michel notre bassiste est aussi à fond là-dedans, mais tout le groupe en fait écoute pas mal de trucs anciens, tout en se tenant au courant de l'actu.
Vous serez en concert à l'Amalgame d'Yverdon le 24 novembre et à l'Ebullition de Bulle le 9 décembre (et plus le 2 comme annoncé!) avec Soften et vous venez de jouer à Genève pour la sortie de l'album, alors?
J'ai été étonné, je pensais qu'on existait plus (rires), mais 350 personnes se sont déplacées, c'était cool. Avec "Orphaned", on s'est bien baladé en Suisse Allemande et en Allemagne. Alors on va continuer. (FS)
www.brazen.ch
NOTE. cette interview a été partiellement publiée dans le numéro de décembre de daily rock, la version éditée ici est une retranscription complète et exclusive pour les seuls lecteurs de urban music. SALUT A TOUTES ET TOUS ET, AVANT QUE J'OUBLIE CE DETAIL, BONNE ANNEE 2007!
NOUS SOMMES REPARTIS POUR UN TOUR, J'ESPERE QUE D'AUTRES VIENDRONT NOUS REJOINDRE CETTE ANNEE, ET JE REMERCIE CEUX ET CELLES QUI ONT PERMIT A URBAN MUSIC D'APPROCHER LES 6000 CONNECTIONS EN 2006, CE QUI EST QUAND MEME PAS MAL POUR UN BLOG MSN QUI N'AFFICHE AUCUNE PHOTO DE FAMILLE OU DE VACANCES, AUCUNE BLAGUE DEBILE ET PAS LA MOINDRE TRACE D'EGOCENTRISME EXACERBE (LOL) !!!
TREVES DE PLAISANTERIE, 2007 EST LA ET JE SOUHAITE CONTINUER A VOUS PARLER DE MUSIQUE AU FIL DES MOIS. LA RUBRIQUE VIDEO CLIPS A ETE REMISE A JOUR, LES CHRONIQUES D'ALBUMS ARRIVENT, AINSI QUE LES ARTICLES DE FOND, BREF, CE QUE VOUS CONNAISSEZ DEJA DE URBAN MUSIC.
VOS COMMENTAIRES SONT TOUJOURS LES BIENVENUS, SAUF SI C'EST POUR ME DIRE QUE MON BLOG EST JOLI (!) ET QUE VOUS VOUDRIEZ MIEUX ME CONNAITRE, CAR JE NE SUIS PAS LA POUR CE GENRE DE BETISES.
A BIENTOT, DONC, CHERS URBANERS.
FRAN
P.S.
MON HOMOLOGUE ET DOUBLE SPIRITUEL TIENT UN BLOG SUR MYSPACE, L'ADRESSE EST LA SUIVANTE:
http://www.myspace.com/thenewurbanmusic 1月9日 ARTHUR RIMBAUD
Obscure et froncé comme un oeillet violet
Il respire, humblement tapi parmi la mousse.
Humide encore d'amour qui suit la pente douce
Des fesses blanches jusqu'au bord de son ourlet.
Des filaments pareils à des larmes de lait
Ont pleuré, sous l'autan cruel qui les repousse,
à travers de petits cailloux de marne rousse,
Pour s'en aller où la pente les appelait.
Ma bouche s'accouple souvent à sa ventouse
Mon âme, du coïte matériel jalouse.
En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.
C'est l'olive pâmée et le flûte câline
C'est le tube où descend la céleste praline
Chanaan féminin dans les moiteurs éclos.
Arthur Rimbaud et Paul Verlaine 1月7日 KaS Product
Spatsz (synthés, programation), né à Nancy (France), a quitté son job alimentaire d'infirmier psychiatrique en 1978 pour se consacrer pleinement à la musique et en particulier aux synthétiseurs et aux boites à rythmes.
Mona Soyoc (guitare, piano, voix) est née à Stamford, Connecticut (USA), et est d’origine argentine. Elle a chanté deux ans dans un groupe de jazz avant de rencontrer Spatsz, trouvant en sa personne l'alter-ego rêvé. Une rencontre en bien des points similaires à celle de Hotel et VV des Kills plus de vingt ans plus tard.
En janvier 80, Spatsz et Mona Soyoc fondent KaS Product, groupe electro punk cabaret (tandis que les Dresden Dolls sont encore à la maternelle) et commencent à travailler sur leurs propres compositions. Peu de temps après, ils enregistrent leur premier EP: "Mind Seven", réalisé chez un ami sur un magnétophone deux pistes. Ce disque paraît en avril 80 sur un label local.
Durant l’été 80, le duo enregistre un nouveau EP, "Take Me Tonight", dans les mêmes conditions que le précédent.
En mars 81, Marquis de Sade invite KaS Product a faire la première partie de sa tournée française.
De mai à juillet 81, Spatsz et Mona mettent au point onze nouveaux titres qui figureront dans leur premier album TRY OUT, enregistré en onze jours en août au Sunrise Studio en Suisse. Produit par le groupe et Gérard Nguyen, l’album est paru en France chez RCA en février 1982, ainsi qu’en Angleterre, Allemagne et Japon. Il a connu un beau succès d'estime et a surtout permit au groupe de devenir l'une des références de la new (cold) wave européenne.
La sortie de l’album sera suivie d’une tournée en Suisse et en France. Cette tournée française, démarrée au Palace (avec Orchestre Rouge et Les Nus) et retransmise en direct par Bernard Lenoir, se terminera quatre semaines plus tard à l’Olympia (avec Alan Vega, frontman du groupe noisy visionnaire Suicide).
Le deuxième album, "By Pass", a été enregistré en février 1983 à New York, au Sorcerer Sound Studio (Swans, Sonic Youth, Laurie Anderson, etc…) sur les recommandations de Martin Bisi. Il paraît sur RCA en France, en Angleterre et en Allemagne.
Suivra une tournée française terminée au Bataclan, qui passera aussi par l’Italie et la Suisse. Le duo a aussi joué en Angleterre, aux Pays-Bas et donné un concert mémorable à la Danceteria de New York.
En 1984, Gérard Nguyen crée Les Disques du Soleil et de l’Acier et KaS Product enregistre un troisième album, "Ego Eye", pour AZ. cet album, plus policé que les deux premiers, restera dans l'ombre de ses grands frères, demeurant généralement méprisé par les fans irréductibles du duo.
A signaler, l'album "Black & Noir", compile de raretés et collectors publié par Fan Club et distribué par le label New Rose en 1990.
20 et quelques années plus tard, KaS Product, au même titre que Asylum Party, demeure un des groupes essentiels de la scène dark rock française. On retrouve d'ailleurs le duo en couverture du second livre "Carnets Noirs", consacré aux musiques dark et ses deux albums fondateurs viennent ont été réedités avec les ajouts de l'album "Black & Noir". |  | |  |
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