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日志


10月26日

the cure "4:13 dream"

THE CURE
"4:13 DREAM"
 
 
 
 
 
 
Difficile de parler du nouveau Cure, vraiment pas simple, surtout pour moi qui les suit depuis si longtemps et qui considère toujours "Pornography" comme le plus grand disque de tous les temps. Mais je vais essayer quand même.
 
Je ne reviendrai pas sur les quatre singles sortis à un mois d'intervalle depuis le mois de mai, vous savez ce que j'en pense dans les grandes lignes, mes articles étaient je pense assez complets sur mes sentiments partagés, tout comme ils le furent avec ce EP de remixes pour le moins étranges.
 
Tout d'abord, faisons une croix sur le double album si longtemps promis, il n'existe plus et rien n'indique que ces chansons sortirons un jour. Ces quatre ans d'attente ne nous vaudront que 13 titres. Une pilule difficile à avaler quand on sait que le tout a été enregistré il y a plus de deux ans et que c'est finalement le travail de production et de mixage (ainsi que d'élagage vu le résultat final) qui aura duré le plus longtemps.
 
Commençant sur des nappes de synthés familières,"Underneath the Stars" fait office de titre de retrouvailles, les guitares lourdes étant accompagnée par une frappe de batterie tout aussi massive de la part de Jason Cooper. Le titre aurait gagné à demeurer instrumental mais la voix de Robert Smith, semblant surgir de l'au-delà, se met rapidement au diapason pour donner dans la magie pure. Un titre poussif diront certains et ils n'auront pas tort, mais la douce mélancolie (nostalgie) qui s'échappe est plus forte que la raison.
 
"The Reasons Why" permet à Simon Gallup d'imprimer une très belle ligne de basse, rattrapée par la voix de Smith, décidemment très inspiré dans ses intonations, plus juvéniles que jamais. Encore une fois, beaucoup de mélancolie pour contrebalancer avec l'option pop de l'album.
 
Avec "Sirensong", le groupe revient à un son léger, hélas ça ne décolle pas et la sauce ne prend pas durant ces deux petites minutes.
 
"The Real Snow White" retrouve une certaine hargne mais le contenu cripté du texte ne permet pas vraiment de s'immerger totalement dans ce titre finalement dispensable.
 
le groupe retrouve son classicisme pop avec "The Angry Ghost" tandis que Smith se libère enfin de ses entraves pour élever le tout, donnant une performance singulière qui rend la chanson très accrocheuse.
 
"Switch" continue sur cette dynamique, les instruments s'emballant en même temps que la voix. A noter que le texte est aussi rageur que désabusé, Smith parlant de la vie qui passe trop vite et du monde autour de lui qui semble se refermer jour après jour. Une excellente chanson qui ferait un extraordinaire single...
 
Pour ce qui est de "This. Here And Now. With You" il m'est difficile de donner un avis car ce titre est tellement saccadé qu'il échappe à toute analyse, même si les ajouts de cordes sont assez charmants. un drôle de morceau qui met de bonne humeur.
 
Et sinon, "Sleep When I'm Dead" est toujours aussi génial. Oups! J'avais promis de plus parler des quatre singles...
 
Avant dernier titre, "The Scream", avec ses accents orientaux et ses airs venimeux, est surtout l'occasion pour Smith de nous balancer un cri bien en adéquation avec la thématique de la chanson, sa voix résonnant de longues secondes comme si elle tombait dans le vide. Un titre qui n'aurait pas fait tache sur le précédent album de The Cure.
 
C'est à "It's Over" qu'il incombe tout naturellement de clore ce 13 ème album studio, un déluge d'instruments nous accompagnant jusqu'à la fin, un peu comme une jam infernale, une ultime tentative de se faire violence et de se prouver que le groupe est encore vivant malgré tous ses paradoxes et le fait que les fans seront une nouvelle fois partagés, entre la détestation facile et l'amour inconsidéré, comme à chaque fois depuis tant d'années. Une chose est cependant certaine, The Cure ne laisse toujours pas indifférent, ce qui est plutôt bon signe.
 
  
 

slipknot "all hope is gone"

SLIPKNOT
"all hope is gone"
 
 
 
 
mortel...

 

 
 
 

oasis "dig out your soul"

O A S I S
"DIG OUT YOUR SOUL"
 
 
 
 
Si j'écrivais dans le NME ou je ne
sais quel magazine anglais,  il me
serait facile de sortir une de ces
piques gratuites du genre: En 2008
deux groupes  perdus de vue depuis
une décennie ont fait un come-back
innespéré dans  le paysage dévasté
de la brit pop, The Verve et, bien
sûr, Oasis!
 
Il faut saluer Richard Aschroft et
son groupe bien évidemment, mais à
quoi bon poursuivre cette mauvaise
blague avec Oasis? Oui, les albums
qui ont suivit n'atteignent jamais
les deux ou trois premiers, mais à
aucun moment  ils ne sonnent comme
de simples resucées des débuts qui
n'auraient de Oasis que le nom. Ce
sont d'excellents disques, remplis
de classiques, mais dont le défaut
serait peut-être de manquer de ces
grands moments  qui nous faisaient
dire que les frères Gallagher & co
étaient certes des connards pleins
d'arrogance mais aussi des putains
de génies.
 
Eh bien vous savez quoi?! Je crois
qu'on est repartis pour un tour de
manège! Je m'explique. J'ai été un
grand fan de ce groupe mais, comme
la plupart des gens, j'ai vraiment
du mal à citer des titres de leurs
dernières productions. Pourtant, à
chaque fois que je les écoute, les
bons moments sont nombreux et tout
mes griefs disparaissent. Juste un
truc vient me gacher mon plaisir à
chaque fois, le sentiment qu'il ne
faudrait pas grand chose, vraiment
rien, pour que ça soit comme avant
la perte de vitesse. Et c'est bien
là où je veut en venir...
 
 
Enregistré à Abbey Road, le nouvel
album est un petit miracle de rock
anglais totalement innatendu qui a
déjà provoqué son petit effet dans
la presse spécialisée et, c'est le
plus important, chez les fans. Oui
les chansons sont là, mais surtout
l'âme est de retour avec une belle
maturité que l'on croyait, jusqu'à
ce jour, plus un handicap qu'autre
chose.
 
Dès l'intro de "Bag It Up", on est
prit d'une attention, plus marquée
que d'habitude, et on redécouvre à
chaque seconde ce qui a manqué ces
dernières années: la hargne de ces
gars, cette volonté de jouer et de
faire passer un message clair, que
tout le mondre acceptera, à savoir
que Oasis est un putain de groupe.
"The Turning" monte le niveau d'un
cran, tandis que  "Waiting For The
Rapture" chanté par Noel ouvre une
voie royale à ce foudroyant single
qu'est "Shock Of the Lightning". A
ce moment là l'affaire est dans le
sac. Oasis est de retour.
 
Et pourtant la démonstration ne va
pas s'arrêter en si bon chemin, ce
serait trop simple. Liam se charge
de nous faire chialer avec le très
beau "I'm Outta There", qu'il nous
chante avec ses trippes. Mais s'il
fallait vraiment une preuve que ce
groupe est en état de grace totale
ce serait à coup sûr avec "Falling
Down", morceau planant et hanté en
apesanteur, magnifié par l'ainé de
la famille, plus habité que jamais
et toujours surprenant lors de ses
interventions sur les albums. Sans
doute sa performance la plus belle
depuis "Don't Look Back In Anger".
 
Je pourrai vous parler du son bien
vintage ou du son psychédélique de
certains titres, mais je crois que
vous avez pigé l'essentiel ce skud
se doit d'être écouté avec la plus
grande attention et la plus grande
bienveillance, car il pourait bien
devenir un classique.
 
 
  
  
 
 
 
 
 
 
10月23日

dEUS live aux docks

 
d E U S
live aux docks
 
 
 
Retrouver dEUS c'est un peu comme retrouver de vieux amis, sauf qu'en ce qui me concerne, on s'étaient quittés fâchés. Ca remontait à 2005 et le groupe revenait avec un nouvel album, le premier depuis 1999. Hélas, la formation de l'époque, qui jouait aux arènes d'Avenches, n'était pas en place et livra une pitoyable performance. dEUS se sépara à nouveau par la suite et certains membres quittèrent le navire pour de bon. De ce qui subsistait encore de dEUS, il ne resta bientôt plus que Tom Barman, le chanteur et Klass Janzoons le clavier et violon.
Et puis "Pocket Revolution" sortit enfin. Déservit par des singles calamiteux, cet excellent album ne fit guère de vagues dans les charts mais rassura sur la santé musicale du "nouveau" dEUS.
Trois ans plus tard, cinq rockers reviennent avec une bombe nommée "Vantage Point" et un single grandiose: "The Architect". Ils s'arrêtaient à Lausanne il y a quelques semaines pour défendre leur répertoire, pas question de les rater donc.
 
Ayant par contre raté la première partie (ce qui ne m'arrive pas souvent) j'arrive dans une salle bien remplie et prête à accueillir les parrains du rock belge. dEUS arrive sur scène et commence son concert avec "When She Comes Down" avant d'enchaîner sur "Instant Street", titre connu pour sa montée en puissance finale réveillant un public qui se montrera assez calme durant la soirée.
Je constate que Mauro Pawlowski (figure majeure de la scène belge et guitariste du groupe depuis sa refonte) a rasé sa barbe, ce qui le rajeunit considérablement.
Le nouvel album est bien représenté par des titres tels que "The Vanishing Of Maria Schneider", l'époustouflant "The Architect", "Favorite Game" ou encore "Is A Robot" et "Slow", effectivement tous très bien calibrés pour êtres joués live, ce qui semblait être la volonté du groupe.
Mais le morceau que j'attendais plus que tout, et qui me fut offert assez rapidement, c'est le monumental "Bad Timing, autre morceau épique (tiré de Pocket Revolution) qui ne cesse de monter avant d'exploser sur le dernier refrain.
 
Pas franchement transcendant ce soir (mais heureusement sans comparaison avec la dernière fois), dEUS a assuré un bon concert avec quelques chouettes moments et un final en apothéose sur les accords frénétiques de "Suds & Soda". Tout est pardonné, donc.
  
 
10月6日

dick rivers "l'homme sans âge"

Dick Rivers
"L'Homme Sans Âge"
 
 
 
 
 
 
Si on m'avait dit que j'écrirai un jour une chronique à la gloire de Dick Rivers sur ce blog, j'aurai certainement bien ri. Nous voilà donc en 2008, année d'albums français exceptionnels. On citera donc Alain Bashung, Damien Saez, Christophe (la chronique arrive...) et, last but not least, Dick Rivers!
 
Je ne vais pas revenir sur le personnage, sur le club des trois (Mitchell, Hallyday et Rivers, les survivants) ou encore sa carrière en dents de scie. Ce qu'il faut savoir, c'est que derrière le chanteur de rock & roll, l'artiste de variétés, se cache un enfant qui a rêvé toute sa vie de l'Amérique, au travers de son cinéma, de sa culture et de sa musique. Pas étonnant qu'il y a une dizaine d'années, l'homme se soit embarqué pour Nashville afin d'enregistrer avec les musiciens du coin. On le sait, Dick veut désormais aller à l'essentiel, avant de mourir, avant d'être oublié.
 
Bonne nouvelle, avec son nouvel album, il vient de rentrer dans l'immortalité.
 
Composées par Joseph d'Anvers (si vous lisez les Inrockuptibles vous connaissez sans doute ce chanteur)et interprétés par un chanteur qui n'a jamais été aussi habité, sa voix atteignant une gravité et une beauté inédites, les douze titres de "L'Homme Sans Âge" sont une magnifique somme, en forme de visite guidée, de tout ce que représente Dick Rivers en 2008.
 
Cette découverte à de quoi fasciner. C'est un peu comme si Gary Cooper ou Johnny Cash se présentaient à vous un soir en s'invitant chez vous.
 
Entre histoires d'amour bouleversantes, évocations de l'Amérique sauvage et puissantes réflexions sur la vie et la mort, ces chansons taillées dans la pierre laissent un souvenir impérissable et une furieuse envie de se les approprier à jamais.
 
Comme tout grand disque qui se respecte, il se doit de contenir au moins un ou deux grands titres. Mais ici, il faut véritablement parler de classiques en puissance pour être dans le vrai. De "Par de là Les Plaines" à "Les Braves" en passant par "La Première Heure", le monumental "Mon Homme" ou encore l'épique "Les Bras Des Femmes" et "La Voie des Anges", "Lola" et... non, c'est pas possible, tout est à un tel niveau sur ce disque que ça en donne le vertige.
 
Avec l'aide de Joseph d'Anvers (qui a décidemment tout compris du bonhomme)Dick Rivers vient de réaliser la plus belle sortie pour un chanteur, celle du dernier chef d'oeuvre.
 
On attend le suivant quand même.
 
 
 
 
10月5日

the charlatans "you cross my path"

THE CHARLATANS
"YOU CROSS MY PATH"
 
 
 
Eternels seconds couteaux de la brit pop, Tim Burges et son groupe ont toujours été considérés comme un groupe sympa et un peu mélancolique, sans génie mais capable de fulgurances dignes d'un groupe de premier plan.
 
Originaires de Manchester, les Charlatans ont souffert de cette image pesante de dernier de la classe, sans cesse comparés aux icones Stone Roses, Happy Mondays et autres formations à succès du moment. Surfant sur la vague "Madchester" du début des années 90, ils en seront les seuls survivants, connaissant de petits succès avec quelques singles rafraichissants bien dans leur époque. Puis le groupe deviendra une valeure sûre de la brit pop, se faisant à nouveau dépasser par de plus grosses machines telles que Oasis, Blur et Stereophonics.
 
Mais le groupe poursuit son chemin, malgré le deuil de l'un des leurs, signant quelques grands disques dont le plus grandiose sera sans aucun doute "Us And Us Only".
 
On croyait The Charlatans enfin arrivés à maturité mais c'était sans compter le poids des années. Sortant des albums à un rythme affolant d'un tous les deux ans, la qualité de l'ensemble a commencé à s'en ressentir et c'est ainsi qu'on en arrive à "You Cross My Path", qui dois être leur onzième album si je ne me trompe pas dans mon calcul.
 
Triste album que cette fausse usine à tubes (quatre singles déjà sortis!) et constat amère pour ce groupe de vieux jeunes qui visiblement ne se rend pas compte de sa pauvre forme, continuant à tourner sans relâche pour un public qui semble voir en lui le dernier représentant d'une époque bénie.
 
J'écoute des titres comme "Oh! Vanity", "Mis-takes", "The Misbegotten" ou encore le titre éponyme et je n'entends que de la redite, voir pire, de tristes copies de New Order et d'autres groupes anglais.
 
A l'instar de James ou encore de The Verve, ces derniers récemment revenus, les Charlatans traversent une crise, le passage à la quarantaine peut-être... en tout cas une sacré panne d'inspiration. Espérons que cet album navrant ne soit pas la dernière pièce de sa remarquable discographie.
 
 
 

goldfrapp "seventh tree"

Goldfrapp
"Seventh Tree"
 
 
 
 
 
 
Le retour de Alison Godfrapp et de Will Gregory est devenu avec les années une véritable source d'émerveillement et de spéculations, tant le duo s'est ingénié depuis ses débuts à brouiller les pistes en se réinventant à chaque fois.
 
"Seventh Tree", quatrième opus sortit ce printemps, n'échappe donc pas à cette rêgle immuable, partant dans des directions totalement opposées à celles des précédentes oeuvres. Etiqueté trip-hop, puis electro avant de s'afficher sous de faux oripeaux glitter pour mieux tromper son monde, le duo revient aujourd'hui avec des intentions folk psychédéliques qui vont bien avec l'automne, moment de cette chronique tardive.
 
Maîtrisant sa pop sur le bout des doigts, Goldfrapp est arrivé à un point de saturation avec son précédent opus, le très fier "Supernature", il était donc temps de revenir à des choses plus simples, plus élémentaires. Retrouvant l'intimité des débuts, ainsi qu'une certaine forme de doux romantisme, le duo renoue en quelque sorte avec l'innaugural et onirique "Felt Mountain" de 2000.
 
Enregistré au milieu de la campagne anglaise (et admirablement produit par Flood), se dégustant seul ou en amoureux au petit matin, "Seventh Tree" est de ces disques intemporels comme on en fait plus, ce que je croyais avant de l'avoir écouté.
 
Un magnifique diamant que vous vous devez d'écouter cet automne si ce n'est déjà fait. 
 
 
 
 
 
 
 
 

favez live riponne

FAVEZ
LIVE
RIPONNE
 
 
 
 
Week-end d'inauguration du M2
oblige,  la ville de Lausanne
aura vibré au rythme d'un bon
nombre de concerts donnés ici
et là par l'intermédiaire des
efforts de Label Suisse et de
la Radio Suisse Romande.
 
 A mi-chemin entre son statut
 de gloire nationale et celui
 d'éternel outsider, Favez se
 produisait à quelques mètres
 de l'ancien Romandie, sur la
place de la Riponne.
 
 Démarrant le concert sur les
 notes fièvreuses de la perle
 noire de leur dernier album,
 "She Wakes Up Every Night"
 Favez met immédiatement dans
 sa poche la foule rassemblée
 devant la grande scène. Nous
 devons bien être 3000 âmes à
la tombée de la nuit.
 
 Egrennant les grands moments
 de "Bigger Mountains, Higher
 Flags", les six musiciens ne
 ménagent pas leurs efforts à
 déployer toutes les facettes
 de leur rock taillé pour les
 stades. Chris Wicky, très en
 voix ce soir en profite pour
 parler entre chaque morceau,
 remerçiant à tout va, citant
 Stress (qui joue juste après
 sur la grande scène), allant
 même jusqu'à  nous faire une
  tirade sur le créateur de la 
 Croix Rouge et à trouver une
 fille pour le responsable de
 leur merchandising. En forme
le Wicky ce soir-là.
 
 Les titres fusent sur scène:
"Naked And Gasolined",
"And We Dance",
"The Torch Song",
"Looking For Action",
"White Limousine", etc.
 
"The Goodbye Song" marque la
fin du concert le croisement
traditionnel des guitares en
étant sa conclusion avant le
dernier rappel, salué par un
public conquis.
  
 
Tandis que la scène s'allume
et que les gens partent dans
tous les sens, je me dis que
je ne verrai  plus le groupe
 tourner avec ce disque que j'
ai tant écouté.  La fin d'un
cycle.