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11月29日 editors live au fri-son fribourgEditors
live au fri-son
![]() "I can't
believe you
if I can't
hear you!" emilie autumn, poupée gothEmilie Autumn
poupée goth
![]() Née en 1979 à Malibu, Emilie Autumn apprend le violon, classique et électrique (créant plus tard son style, le violindustrial), ainsi que le piano, et deviens chanteuse professionnelle à l'âge de 18 ans avec un premier album de violon classique, "On a Day...". Après quelques EP's et un autre album ("Chambermaid", "By The Sword" et "Enchants"), elle connait un certain succès en 2006 avec la sortie de son album "Opheliac". Très prolifique, elle continue sur sa lancée en sortant un livre de poésie intitulé "Your Sugar Sits Untouched", le EP "Liar/ Dead is the New Alive" puis "Laced - Unlaced 2007 : A Bit O' This & That". Ses fans fétichistes apprécient. Fortement attirée par les millieux alternatifs et plus spécificiquement gothiques, Emilie s'est transformée en poupée victorienne cultivant un look extrêmement reconnaissable, constitué de lingerie, le plus souvent rose et blanche, ainsi que d'un fétichisme autour de l'imagerie du coeur, omniprésent sur ses habits ou son maquillage. Terriblement sexy, Emilie pose le plus souvent dans des tenues confectionnées par ses soins (d'où la création de The Willoch tech House, sa propre boite de fringues) qui mettent en valeur sa plastique irréprochable, mais sans jamais tomber dans la vulgarité ou le fantasme sexuel. Elle apparait souvent en compagnie d'un ours en peluche nommé Suffer. Indépendante grâce à son propre label, Traitor Record, elle fait partie de la génération MySpace et se satisfait d'une réputation d'artiste alternative, ses performances musicales lui assurant une certaine notoriété, même si on l'a souvent comparée à une version pauvre des fabuleux Dresden Dolls, groupe qu'elle affectionne il va sans dire, ces derniers étant l'une de ses principales influences, ses fans, The Bloody Muffins, faisant partie de The Bloomer Brigade à l'instar de The Brigade des Dresden Dolls. Emilie n'est pas seule sur scène, elle s'accompagne de son groupe The Bloody Crumpet (Lady Joo Hee ,The Lady Aprella , The Naughty Veronica, Little Lucina, Lady Vecona ), aussi fascinant qu'elle tant au niveau musical qu'esthétique. Artiste complète, Emilie Autumn termine d'illustrer son "Gothic children's book for adults only: The Alphabet Book of X-Boyfriends." qui devrait sortir dans le courant de l'hiver 2007/2008. dave gahan, ambitions synthétiquesDave Gahan
ambitions synthétiques
![]() Après un premier album solo très innégal mais vital à la survie de Depeche Mode, Dave Gahan composa quelques titres pour le nouvel album de son groupe, "Playing The Angel". Un succès planétaire plus tard, Depeche Mode en pause, Dave décida de poursuivre l'expérience solo, guidé par un titre abandonné en fin de session de peur d'indisposer ses camarades de jeu. Ce titre, "Saw Something", est celui qui ouvre , superbement,"Hourglass", son second album.
Epaulé par Christian Eigner et Andrew Phillpott, les musiciens additionnels de DM en live, Gahan se hisse à des hauteurs dont, honnêtement, on ne le croyait pas capable, livrant un disque noir et resplendissant à la fois, rempli de classques instantanés tels que l'addictif "A Little Lie", le beau à pleurer "Saw Something" ou encore le princier premier single "Kingdom" qui, rien que lui, asseoit Dave Gahan en tant que songwriter du niveau de Martin Gore, compositeur historique de Depeche Mode.
Album tourmenté et qui doute (les textes tournant autour de l'âge, du temps qui passe et de l'improbabilité de l'amour), "Hourglass" se déguste comme un parfait petit frère de la discographie de DM et non pas comme un album solo de plus en attendant la suite de l'aventure des trois héros de la dark pop. A savourer à sa juste valeur, donc. vast, 4 ans avant radioheadVAST
4 ans avant...
...Radiohead
![]() Aucun média ne semble se souvenir (ou l'avoir su) qu'avant l'opération de téléchargement exclusif d'un album sur internet par Radiohead, un autre groupe avant-gardiste, et loin de compter pour du beurre, avait allumé les hostilités...
...en 2003!
Ce groupe, c'est celui de Jon Crosby, plus connu, à l'instar de Trent Reznor avec Nine Inch Nails, sous le nom de Vast.
Groupe inclassable mélangeant le rock industriel à la world music (la B.O. de The Beach, remember?), Vast est vite devenu une référence internationale dans le monde du rock et un objet de vénération pour de nombreux musiciens de renom.
Au printemps 2003, Vast sortait exclusivement sur internet deux albums de 10 titres pour la somme de $2.99 l'album. Leurs noms: "Turquoise" et "Crimson". Les raisons étaient les mêmes à l'époque qu'aujourd'hui, ne plus avoir à traiter avec une maison de disques.
Durant deux ans, "Turquoise" et "Crimson" vont dominer le hit-parade du téléchargement mondial, faisant la nique à plus d'une vingtaine d'artistes calibrés par MTV.
Ces chansons, agrémentés de deux titres inédits, sont aujourd'hui disponibles en format double cd pour le prix d'un seul et s'avèrent bien plus fascinantes que le pauvre nouvel album du groupe d'Oxford.
A vous de juger, même si l'histoire semble avoir déjà choisi son nouveau messie. the hostT H E H O S T
![]() ce mercredi 28 novembre, la salle de rock du Romandie se transforme en cinéma pour la projection d'un film coréen aussi improbable que mémorable. Votre serviteur y était. Compte rendu à chaud.
Le cinéma coréen est décidemment formidable et Bong Joon-Ho en est certainement le plus admirable représentant. Après son bien déjanté thriller Memories Of Murder, le voilà qui s'attaque au film de monstre pour le sublimer comme personne. Le résultat, un chef d'oeuvre absolu et une véritable leçon de cinéma.
Le scénario de The Host est pourtant d'une banalité confondante. Un fleuve coréen est pollué par des produits toxiques de l'armée américaine (la scène des flacons toxiques déversés dans un simple évier de laboratoire est un modèle de froide criminalité ordonné) et quelques années plus tard, un monstre gigantesque (jamais vu une telle horreur aussi réaliste au cinéma!) en sort pour y chercher sa nourriture, les maljeureux riverains se trouvant là. La scène est un sommet d'horreure réaliste. Agglutinés autour d'un snack quelques instants plus tôt, une centaine de personnes se met à fuir face à l'arrivée de la créature, incroyable bestiole aquatique courant en silence telle une autruche, gobant ses vivtimes tout en piétinant les autres sur son passage. Jusque là, me direz-vous, rien de très original, mais il faut voir comment c'est filmé, avec quel le humanité et quel maestria tout semble réel et effroyable. Ce qui se passe devant nos yeux ressemble à la réalité.
Mais là où ça devient génial, c'est que le film de monstre se transforme rapidement en drame familial. En effet, le snack est tenu par un vieil homme (magistral Park Hie-Bong), son fils un peu retardé et la fille de ce dernier.
S'y rajoutent une fille tireuse à l'arc olympique et un second fils, informaticien au chômage. Le drame veut que la benjamine se fasse emporter dans les eaux par la créature. S'ensuit un lent et crédible travail de deuil, puis une quarantaine militaire avant qu'un appel en pleine nuit n'avertisse son père que sa fille survit dans les égoûts, dans le garde-manger de la créature. La suite est une aventure pleine de rebondissements digne des pieds niquelés, le tout entrecoupé des apparitions dantesques de la créature et de la révélation de sa véritable et effroyable nature. La petite famille se révèle au cours de sa quête des plus attachantes et les larmes ne sont jamais très loin. On se sent incroyablement proches de cette petite équipe de héros ordinaires et le final (digne de mai 68 avec force coktails molotov) est une tragédie sans nom qui marque durablement la rétine du spectateur. Sans putasserie aucune, le film réussit également a être un brulôt politique sans pareil, les Etats-Unis en prennant pour leur grade, tout comme la Corée du Sud, ici réduite à un pays contrôlé et docile aux ordres du pouvoir américain.
En résumé, nous sommes en présence de l'un des films les plus fabuleux de la décennie, d'une beauté émotionnelle incomparable, un véritable drame social ou l'humour et l'amour de cette petite famille de bras cassés arrive, presque, à franchir tout les obstacles. Pour paraphraser Rurik Sallé de Mad Movies, à qui cette chronique est dédiée, je citerai, en plus des quelques phrases empruntées, la fin de sa propre chronique: "Un chef d'oeuvre extraordinaire, une leçon de cinéma à la Terre entière". Je ne l'aurai pas mieux dit.
11月22日 the cure "cold"t h e c u r e
" c o l d "
![]() scarred your back was turned curled like an embryo take another face you will be kissed again i was cold as i mouthed the words and crawled across the mirror i wait await the next breath your name like ice into my heart a shallow grave a monument to the ruined age ice in my eyes and eyes like ice don't move screaming at the moon another past time your name like ice into my heart everything as cold as life can no-one save you? everything as cold as silence and you will never say a word your name like ice into my heart 11月11日 favez, live au metropopF A V E Z
live au metropop
Après le set électrisant des français de Eiffel, le retour de notre groupé lausannois préféré prenait des allures d'évênement, le nouvel album, "Bigger Mountains Higher Flags" étant un putain de chef d'oeuvre comme personne ne l'espérait.
Autant dire que cette nouvelle formation à six promettait beaucoup pour le show à venir.
Arrivant en territoire conquis, le sextet subit d'entrée des problèmes techniques qui vont casser son élan durant près d'un quart d'heure. Débutant avec un "White Limousine" bien rageur, le groupe ne trouve vraiment ses marques qu'avec le fédérateur "The Highways Are Deserted" et surtout le déjà ultra pupulaire "She Wakes Up Every Night", diamant noir du nouvel album. L'orgue de Maude et le clavier de Jeff résonnent à l'unisson pour envoyer ce titre dans la stratosphère. Le public en redemande.
Jouant, très fort, quelques anciens titres entre les nouveaux, Favez semble heureux d'être sur scène pour défendre ses couleurs et ça se voit, même si parfois un certain chaos sonore semble se substituer aux arrangements originaux. Rare qu'un groupe de rock sonne mieux sur album qu'en live, mais c'est un peu le problème de Favez, surtout avec ses nouveaux morceaux. Qu'importe, "Naked & Gasolined" et "And We Dance" sont un véritable bain de jouvence pour le groupe et son public qui se remue dans tous les sens.
Entre deux speechs balançant entre timidité et arrogance, (et tentatives de rallier le public à la cause des Happy Mondays qui jouent après, mais en vain) Chris Wicky demeure ce grand gamin qui se prend pour Spingsteen sur scène et c'est bien pour ça qu'on l'aime lui et ses copains de jeu, Guy, Yvan, Fabrice, Jeff et Maude. "Looking For Action" nous rappelle une fureur pas si lointaine et le groupe continue de balancer des étincelles sur scène, avant un final grandiose et le fameux croisement des manches de guitares au dessus de la batterie. A quand la pyramide humaine?
Les lumières se rallument et je reste dubitatif, en effet, c'est la première fois qu'un concert de Favez n'est pas supérieur au précédent dans mon esprit. Je me rends vite compte que c'est parce que j'aime beaucoup leur nouvel album et que j'en entendais peut-être trop. Du coup, l'envie de les revoir rapidement n'en est que plus forte. A la prochaine, donc. eiffel, live au metropopE I F F E L
live au Metropop
![]() Lausanne, salle Métropole, et son festival annuel à l'affiche aussi affolante que celle d'un bal de province... Franchement, depuis ses débuts, le Metropop ne propose que des affiches tièdasses et il est rare qu'une édition s'avère mémorable. A l'image de celle de cette année qui ne propose rien de bien génial, à l'exception de Favez et Eiffel, deux super groupes de rock comme je les aime.
Je rejoins donc mon ami Raphael (merci pour le ticket, c'est cool) devant l'entrée et nous rentrons dans l'ancien cinéma, laissant le froid glacial derrière nous, ainsi que la belle Agata qui s'en retourne chez elle après un chocolat chaud en ma compagnie. C'est loin d'être plein en dessous, ce qui ne m'étonne guère.
Groupe frondeur et plein de fougue découvert à la fin des années 90, Eiffel devenu grand débarque sur scène avec trois chansons sans la moindre pause. Faisant la part belle aux morceau de "Tandoori", leur dernier album, le quatuor alterne instants de folies et rythmes plus lents. La voix si particulière de Romain Humeau frappe nos tympans et nos coeurs, particulièrement sur la reprise de Brel, "Le Plat Pays Qui est Le Mien". Dommag qu'une coupure de micros nous prive de toute la qualité de leur vision du "Girls Just Want To Have Fun" de Cyndi Lauper. Le public réagit vivement aux titres les plus rock , tels "Bigger Than The Biggest" ou "Inverse-Moi" et le concert se termine par une version hallucinée de "Hype", l'un de leurs titres les plus tarés. Un super bon concert qui restera dans nos coeurs. babyshambles, heroes of albionbabyshambles
heroes of albion
![]() Et tout d'un coup, la merde des tabloïds disparaît. Tout d'un coup, il n'est plus question de Pete le junkie, de Pete l'ex futur ex de Kate, non, il est question de Pete le musicien, de Pete le rocker, de Pete notre frangin.
Et là, tous ces gens qu'on détestent, ces batards, hommes et femmes confondus, qui jugent Pete en lisant les torchons gratuits dans le train chaque matin, tous ces gens se taisent et disparaissent dans le silence, parce que le deuxième album des Babyshambles, "Shotter's Nation" est sortit, et que les probalités pour qu'ils l'achètent (ou le téléchargent comme des vautours qu'ils sont) et l'écoutent son t plus qu'improbables.
On appréciera donc à sa juste valeur de retrouver ce petit groupe sublime et humble que sont les Babyshambles, et ce sans s'emcombrer de savoir s'ils vont vendre beaucoup de disques, la France et l'Angleterre se chargeant de transformer cet heureux retout en un joli succès d'estime, de quoi laisser au groupe les coudées franches pour avancer sereinement dans la promo de son second bébé.
Ces derniers jours, le groupe s'est produit ici et là à la télévision, déposant son premier single, l'éblouissant et déjà classique "Delivery" aux pieds de millions de télespectateurs étonnés de tant d'émotion, de simplicité et d'efficacité rock. De Canal + à MTV en passant par le studios de la BBC, on a pu apprécier la magnifique cohérence des Babyshambles et l'importance de leur existence dans un monde formaté par les Fall Out Boys, Linkin Park et autres Avril Lavigne, artistes sans âme vendus comme porte-paroles de leur génération. Tu parles d'un cauchemar...
Avec "Shotter's Nation", la bande à Pete offre une musique de partage, une musique de fête entre potes autour d'une bonne bière et quelques cigarettes tapées dans le paquet de son meilleur ami, rien de plus mais c'est déjà énorme.
L'album exalte le rock n'roll dès l'intro de "Carry On Up The Morning" puis se poursuit avec une succession de titres bien balancés avant de prendre tout son monde par surprise un peu plus loin, le disque se poursuivant sur les chemins brumeux du jazz et du blues,mais chut... vous verrez bien.... A noter qu'une édition spéciale propose un DVD avec une longue interview du groupe, un clip et un concert live au Boogaloo de Londres.
Pete étant Pete, on ne sait pas si le groupe survivra à la tournée qu'il vient d'entamer, mais on attendra avec impatience qu'il passe par ici afin de juger sur pièce d ce petit phénomène rock si précieux à nos coeurs. 11月10日 indochine, alice & june tour dvdINDOCHINE
ALICE & JUNE
TOUR DVD
Point final d'un concept défendu durant
près de 2 ans par le groupe de Nicola Sirkis,
ce triple dvd s'inscrit comme l'ultime
témoignage d'une tournée comme on
en fait plus à notre époque.
On passera rapidement sur la partie
bonus, inintéressante au possible.
Les images caméscope de Mr. Shoes, le
batteur du groupe, sont marrantes,
mais un visionnage suffit. Même chose
avec celles des fans, dignes de YouTube.
Plus intéressants, les visuels d'écrans en live,
agrémentés de prises audio du groupe,
permettent de découvrir des titres qui ne
figurent pas sur le double dvd live, dont
le magnifique "Starlight".
Filmé à Lille durant deux soirs du mois
de mars, le concert est une nouvelle
claque qui laisse une impression de
climax absolu, le sommet d'une
carrière après le come-back de
malade sur l'album "Paradize".
Dès l'intro, on tremble d'émotion,
puis les titres se succèdent comme
dans un rêve. "Ceremonia", "Alice
& June", "Punker" et bien d'autres
créent des frissons de bonheur. Puis
arrive cette incroyable chanson:
"June", véritable chef d'oeuvre de
leur dernier album, un titre froid
et désespéré comme peut l'être le
problème de l'anorexie. Critiqué
par beaucoup, ce titre est bien le
plus honnête jamais écrit sur cette
terrible affliction.
Le set acoustique au début du second
dvd fait remonter de bons souvenirs.
Puis "Vibrator" convoque le fantôme de
Serge Gainsbourg et de son "Mickey
Maousse", suivit d'un "Punishment Park"
d'anthologie. Arrive enfin une énième
réinterprétation de "L'Aventurier" point
d'orgue d'une carrière jalonnée de
sommets et d'abîmes.
le final sur "Talulla" est un vrai
déchirement, Nicola invitant ses fans
rejoindre la scène durant lachanson,
les prennant dans ses bras avant de
les diriger en direction du groupe, Boris,
Oli et les autres ayant droit à moultes
baisers le temps que le titre ne prenne fin.
On est en plein rêve éveillé, mais le rêve
prend fin et il ne nous reste que nos yeux
pour pleurer. |
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