fran 的个人资料THE SAD PLACE照片日志列表 工具 帮助

日志


11月23日

manu "rendez-vous"

M A N U
"Rendez-vous"
 
 
 
 
 
 
Depuis la mort du bassiste Micka en mai 2005, Dolly a cruellement manqué au rock français, ses fulgurances noisy pop ayant imprimé durablement les rétines de toute une génération bercée à Nirvana.
 
Plus léger (en apparences seulement) que Noir Désir, Dolly cachait une puissante noirceur derrière ses titres mélancoliques et ses "tubes" calibrés pour la jeunesse électrique. Pour les avoir vus live à deux reprises, je peux attester sans peine que le rock français a subit une lourde perte lorsque Manu a décidé de ne pas poursuivre l'aventure, dévastée par la perte de son extraordinaire bassiste.
 
Et puis le temps est passé, les cicatrices se sont refermées lentement et l'envie de rejouer a pris le dessus. Epaulée par Nikko, le foudroyant guitariste de la défunte formation, puis par Ben et Nirox, Manu nous est revenue cet automne, plus belle que jamais avec ses cheveux rouges mais surtout avec un premier album solo: "Rendez-vous".
 
Démarrant sur le déchirant "Allée des Tilleuls", qui rappelle parfois la verve d'un Jean-Louis Murat, "Rendez-vous" égrenne ensuite les pop rock songs à l'image d'un best of, tout n'étant que beauté ici. Comment ne pas devenir accro à une tuerie aussi addictive que "Tes Cicatrices" ou le très énervé "Sur Mes Lèvres"? Comment ne pas succomber à une ritournelle aussi chouette que "Oh My Friend", au désarmant "T'es bô, t'es Con", à ce titre chanté en japonais: "Suteki Ni" et à "Goodbye" dédié à Micka? Eh bien on ne peut pas.
 
Bien que traversé d'une mélancolie à fleur de peau, cet album est aussi une réussite totale du pop rock, un disque à classer à côté des meilleurs Garbage, Tears For Fears, A-ha et Indochine.
 
Manu, tu nous a tant manqué. Quel merveilleux retour que le tien!
 
 
 
 
 
 
11月10日

ac/dc, la biographie

AC/DC
la biographie
 
 
 
 


Tout commence le 6 janvier 1953 avec la naissance de Malcolm John Young  à Glasgow en Ecosse. Il est rejoint le 31 mars 1959 par Angus Mac Kinnon Young, quatre ans avant que leur famille ne s’installe à Sydney en Australie. Dix ans plus tard, AC/DC joue son premier concert au Checquers Club, jouant des reprises des Stones, des Beatles et de Chuck Berry. La même année, un motard échappe à la mort clinique et s’en tire avec un visage amoché, un nez, des dents, un bras et une jambe cassées. Bilan : trois jours de coma, sept mois d’hôpital et quatre semaines de chaise roulante.

 


Composé de Angus et Malcolm aux guitares, de Dave Evan au chant, Larry Van Knedt à la basse et de Colin Burgess aux baguettes, le grou
pe ne tarde pas à enregistre un single l’année suivante, le fameux « Can I Sit Next To You Girl/ Rockin' In The Palour ». Mais le véritable départ de l’histoire se joue en septembre quand un certain Ronald Belford Scott surnommé Bon, ancien motard et jusque là roadie et garde du corps du groupe, décide de  faire un coup d’état à l’encontre du pauvre Dave Evans qui ne fait pas l’unanimité, le remplaçant au culot. Grand, tatoué, braillard et costaud, Bon Scott est également originaire d’Ecosse comme les frangins mais il est surtout le déclencheur de tout, le grand frère idéal, celui qui va dépuceler le groupe pour le rendre dangereux en 1975.


Boosté par la drogue et l’alcool que Bon Scott leur fait prendre en permanence, le groupe enregistre « High Voltage » en 10 jours. Il sort en février et connais le succès, avant que le batteur Phil Rudd ne rejoigne le groupe, enregistrant avec eux « TNT » qui sortira en novembre avec un succès encore plus grand. Avant cela, le groupe sera apparu à la télé australienne (pour jouer « Baby Please Don’t Go ») le temps de faire tout ce qui ne doit pas être fait à la télé, le batteur portant un tee-shirt Camel, le lead guitariste jouant de façon obscène et, last but not least, le chanteur étant habillé en petite fille avec des couettes et fumant clope sur clope à une heure de grande écoute.

Dès 76 le groupe signe un contrat avec Atlantic Record puis entame une tournée anglaise puis européenne
, trouvant même le temps d'enregistrer son troisième album, « Dirty Deeds Done Dirt Cheap », qui sort mi décembre. « Enfermez vos filles ! » hurle le groupe en pleine explosion punk anglaise, visiblement guère impressionné par le bouleversement de la mode, son fonctionnement interne étant plus punk que celui des punks.

« 
Let There Be Rock » déboule début 77, suivit par une tournée australienne triomphale. Le groupe entreprend ensuite une nouvelle tournée mondiale. Le disque sort en octobre dans le monde entier et Cliff Williams devient le nouveau bassiste.

Jouant en ouverture des plus grands groupes de l’époque (volant la vedette à Kiss et Aerosmith, entre autres, poussant Led Zeppelin à ne pas les prendre lors d’un concert à Knebworth) AC/DC trouve encore le temps d’enregistrer « 
Powerage » qui sort en avril 78, suivit en octobre par un live d’anthologie, le bien nommé : « If You Want Blood... You've Got It ». Comme pour Kiss avec son « Alive », le succès massif arrive avec ce disque.

En 1979 AC/DC enregistre à Londres avec le producteur Robert John Mutt Lange (après avoir écarté l’exaspérant producteur de Jimmi Hendrix). « 
Highway To Hell » qui sort en juillet, est, avec sa production calibrée, un triomphe commercial, fêté le mois suivant par une première partie des Who au Wembley Stadium. De passage à Paris, le groupe sera immortalisé au travers du film « Let There Be Rock » réalisé par deux français, Eric Dyonisius et Eric Mistler. Tout va trop vite pour le groupe et surtout pour Bon, devenu accro à l’héroïne.

En pleine gloire, Bon, alcoolique depuis des années, meurt dans la nuit du 20 février 80 à Londres d'un coma éthylique à l’arrière d’une voiture, seul. Il avait 33 ans. Quelques jours plus tôt, il avait enregistré une version de « Ride On » en compagnie de son ami Bernie du groupe français Trust. Le monde du rock est consterné. AC/DC, aiguillé par un fan américain, ne mettra pas très longtemps à trouver un nouveau chanteur en la personne de l'ex Geordie Brian Johnson (qui impressionna Bon Scott quand ce dernier, chantant à l’époque avec Fraternity, le croisa un soir de concert commun, peu avant son accident de moto). AC/DC enregistre « 
Back In Black » en deux mois et le sort en juillet. L'album, hommage à Bon, sera un carton planétaire (22 millions d’exemplaires vendus aujourd’hui depuis sa sortie) et le groupe cessera définitivement les premières parties.

En août 81, le groupe est la tête d’affiche des Monsters Of Rock de Donington. « For Those About To Rock (We salute You) », sortit en novembre, remporte une fois de plus un succès monstrueux avec ses hymnes taillés pour les stades, visités dès l’année suivante avec cette fois une cloche d’une tonne et quelques canons… qui tirent pour de bon !

1983, le groupe enregistre aux Bahamas « 
Flick Of The Switch » puis Malcolm vire poliment Phil Rudd, drogué, alcoolique et sujet à des hallucinations, voyant le fantôme de Bon Scott C'est le tout jeune Simon Wright qui le remplace, ce dernier arrivant pour être témoin du premier bide de l’histoire du groupe, l’album se ramassant en beauté. Le moral s’en ressent jusque sur la tournée qui va suivre.

Il faut attendre le Rock In Rio en 1985 pour voir AC/DC retrouver de sa superbe. Hélas, la sortie du pitoyable album « 
Fly On The Wall », enregistré à Montreux, déçoit à nouveau et le groupe ne doit sa survie qu’à la forte demande de tickets pour ses concerts.

1986 voit la sortie de « 
Who Made Who », pseudo compile sur laquelle on trouve trois inédits, servant de BO au film « Maximum Overdrive » de Stephen King. A noter que Malcolm s’opposera toujours à la sortie d’un best of du groupe, grâce lui soit rendu.

En 88 sort l'album
Blow Up Your Video  après un an d’enregistrement dans le sud de la France. Boosté par le single « Heatseeker » l’album cartonne, ainsi que la tournée européenne, le groupe remplissant quatre fois le Wembley Arena. Malcolm doit à son tour quitter le groupe pour régler son problème d’alcoolisme. C’est son frère Stevie qui le remplace momentanément.

Il faudra attendre 1990 et le titre « Thunderstruck » pour que le groupe redevienne l’icône du rock lourd qu’il était dix ans plus tôt. « The Razor Age » deviendra un album mythique pour toute une génération de gamins découvrant le groupe grâce à lui.

Un nouveau drame frappe indirectement le groupe l’année suivante en janvier à Salt Lake City, trois ados trouvant la mort pendant un concert, écrasés par la foule. La tournée est arrêtée durant quelques jours.

C'est en octobre 92 que AC/DC « 
Live » sort dans les bacs, carton planétaire à nouveau.

AC/DC ne sort qu'un single en 93, le faiblard et convenu mais très juteux « Big Gun » qui sert de BO au film « Last Action
Hero ». Comble de la parodie, Arnold Schwarzeneger singe Angus dans le clip en se prenant pour le guitariste du groupe.

Retour inespéré de
Phil Rudd en 95 pour « Ballbreaker », qui déboule en septembre sous les vivas du monde, tandis que la tournée à venir est une nouvelle fois revue à la hausse. Produit par Rick Rubin, cet album titanesque flirte dangereusement avec la parodie.

La sortie du coffret « 
Bonfire » en novembre 97 permet  de rappeler au monde celui qui fut et restera l’immortel chanteur du groupe. Dix ans plus tard, ce sera le coffret dvd « Plug Me In », concocté, entre autres, par le fan ultime Arnaud Durieux, qui reviendra en image sur la préhistoire du groupe via des images jamais vues.

"Stiff Uper Lip" arrive en 2000 et poursuit dans l’excellence avec des relents de country-blues, le groupe s’essayant même à la critique sociale, le maire de New York en prenant pour son grade sur « Safe in New York City ».

 

Octobre 2008, après avoir tourné avec les Rolling Stones, être entré au Rock n’Roll Hall of Fame et refusé de mettre ses chansons sur la plateforme de téléchargement Itunes (sans que cela n’affecte ses ventes de son back catalogue) le groupe, via « Black Ice », (sortit chez Columbia/Sony BMG, une première) clôt 8 ans de silence et s’empare de la tête des charts mondiaux, le single « Rock’n’Roll Train » se chargeant de remettre les pendules à l’heure. (FSt)

11月9日

20000 CLICS

MERCI POUR TOUT.
 
fran
 
 
 
P.S. mes autres chroniques musicales se trouvent sur ces deux blogs:
 
 

sophie hunger, l'interview exclusive

SOPHIE

HUNGER

INTERVIEW

EXCLUSIVE

 

 

 

 

Alors que son deuxième album s’avère autant un succès artistique, critique que commercial, la songwritter de 25 ans, demandée de toute part, à trouvé le temps de répondre à quelques-une de nos questions, histoire de vérifier si sa musique est bien une résuctance  de sa nature divine d’ange folk.




 
 
Tu as été si brillante à Willisau, quand tu as accompagné les Young Gods & Barbouze de chez Fior! Etait-ce l’excitation de la sortie prochaine de ton nouvel album ou l’alchimie entre vous tous?

Ce fut définitivement la situation du moment qui a crée le moment que cela fut.
 
Crois-tu aux fantômes ?
Eh bien, c’est une question piège, ça dépend de ce que tu entends par ce mot ; et aussi ce que tu entends par « croire » au-delà du fait que je le reconnaisse ou que je souscrive à leur existence. Je crois qu’en usant de ce mot dans ma musique je consens à y croire ne serait-ce qu’un tout petit peu.

Comment gères-tu le soudain intérêt des medias à ton égard?
J’essaie de l’ignorer, mais j’y échoue. Ca me touche et je ne sais pas encore dans quel sens. Je crois qu’en ce moment ce n’est pas dans le bon. 


Est-ce Ok d’être compare à Bob Dylan?

C’est en premier lieu absolument absurde. 

Il y a un paquet de chansons fantastiques sur "Monday's Ghost", d’où viennent-elles?

Eh bien, je suis désolée mais je ne sais vraiment pas. Elles n’ont pas de passeport quand elles arrivent, ce qui font d’elles je crois des « sans papiers », et elles n’ont pas de nom, alors je dois leur en trouver un, bien qu’elles doivent déjà en avoir un, ce qui fait qu’à chaque fois je les trompe.

 


Ta voix crée un grand silence quand tu chantes, ce qui n’est pas commun à chaque artiste. Es-tu reconnaissante de cette attention ou est-ce dérangeant pour toi ?

A un certain niveau j’ai besoin de ça pour atteindre un certain niveau de concentration mais en même temps ça me terrifie. Les deux à la fois et ce n’est pas une contradiction. Ce sont juste les deux côtés d’une même feuille de papier.

 
Il y a ton nom complet dans le titre de l’une de tes chansons (“Sophie Hunger Blues”) ainsi que ton prénom dans le texte d’une autre. Ton égo est-il Ok avec ça ?

Dans "Drainpipes" c’est le même prénom que celui que je porte, mais je ne sais pas si cela à quelque chose à voir avec mon égo. Ce que je veux dire, c’est que si tu prends en photo un arbre tu peux dire « oh regarde c’est l’arbre ». Mais ce n’est pas l’arbre, car un arbre est grand et fait de bois et c’est un organisme biologique. Une photo c’est juste un bout de papier en couleurs qui se reflète dans tes yeux. Alors non ça ne touche pas mon égo.

Parle-nous de ce très beau film musical sur l’édition collector de « Monday's Ghost ».
C’est quelque chose qui a été filmé à Paris et Zurich par un réalisateur français qui se nomme Jeremiah. Il a passé quelques jours avec nous dans ces deux villes. A la fin il a sortit ce petit film de tout le matériel qu’il avait filmé. C’est très proche de nous, la plupart des prises n’ont pas été coupées et la musique est jouée en direct. Le film porte le titre d’une chanson que j’écrivais à cette période et qui se nomme "Citylights". 


Prévois-tu  d’être musicienne pour le reste de ta vie?

Je crois qu’on ne peut pas planifier le fait d’être musicien. Je ne sais vraiment pas si j’aurai toujours l’énergie et la volonté de m’exposer à travers la musique comme je le fais en ce moment, j’en doute. J’espère actuellement en ce qui me concerne que ça s’arrêtera un jour.  


Ton concert à Montreux l’année dernière a été un choc pour beaucoup de gens, et pour toi?
Ce fut une résonance. Je ne pensais pas que je pourrai supporter la pression. Je ne savais pas avant que ça termine que je le pourrai. Ce ne fut pas le meilleur concert de ma vie, mais j’ai été très contente de comprendre que je pouvais le supporter. Le problème est que cette connaissance ne dure pas, à la fin tu recommences de rien avant chaque concert.

"Sketches on Sea", comme premier disque, sonnait comme une promesse. Es-tu heureuse de tes premières chansons ?

Je ne pense pas à elles comme à des chansons que je classerai dans la catégorie « heureuse ». Elles sont juste arrivées à ce moment. Je ne les aime pas plus que je ne les déteste. Ça me surprend parfois qu’elles soient arrivées. Je ne comprends pas pourquoi ni comment j’ai fait cela.

Jeff Buckley était très critique à propos de "Grace". Es-tu critique avec "Monday's Ghost" ou est-ce trop tôt ? Ou trop tard ?

Je crois qu’il est question de ce moment où tu dois accepter le fait que tu as vraiment réalisé quelque chose. A mon avis, Buckley ne voulait pas être immobilisé par une “seule et unique version”, il ne croyait pas en cela. C’est pourquoi il détestait enregistrer. Je n’aime pas non plus enregistrer et je n’aime pas ressentir la tristesse et la perte d’avoir « une version » ; mais mon besoin de partager ces chansons avec le public est plus grand que ce sentiment. 

 
"House of Gods" sonne comme une prière… es-tu d’accord?
Merci, c’est une jolie façon de la décrire. Je n’y avais jamais pensé ainsi, mais oui, je pense que c’est une description possible. Oui.


Avec quel artiste, vivant ou mort, aimerais-tu collaborer ?
Les Monty Phythons ou Roger Federer.

 [FSt]

 

 

interview à paraître dans le numéro 26 de daily rock en décembre

 

En concert le 20 décembre 2008 au Fri-son de Fribourg avec les Young Gods et Barbouze de chez Fior.

 

 

 http://www.sophiehunger.com/ 

11月2日

the young gods & barbouze de chez fior live au victoria hall

 
 
The Young Gods &
Barbouze de chez Fior
live au Victoria Hall
 
 
 
 
 
 
 
 

VICTORIA HALL PART 2
 
En fin de compte, je décide d'aller m'asseoir au premier rang (un peu déserté durant la première partie), juste devant le micro de Franz Treichler. Peu à l'aise dans cette salle luxueuse et au milieu de tous ces gens, je vais me cacher un moment pour envoyer quelques messages sur mon portable. La salle étant complètement allumée, je n'ose pas rester face à la scène, les Gods et Barbouze accordant leurs instruments à deux-trois mètres de moi à peine. Pas envie non plus de croiser leurs regards je crois, ma timidité légendaire encore. pourtant je connais Sara, j'ai interviewé Bernard Trontin et bu un verre avec Al Comet à un concert de Nine Inch Nails.
 
Je repense à Sara Oswald, la violoncelliste, qui jouait quelques heures plus tôt au théâtre de Vidy à Lausanne et qui a juste eu le temps de sauter dans une voiture pour débarquer ici et jouer à nouveau. Ces artistes...   
 
La lumière s'éteint enfin, laissant les deux quatuors rejoindre leurs instruments. Les premières notes de hang de «Our House» résonnent et l'atmosphère de la salle se charge d'une douce magie bleutée, comme si cette chanson était la plus belle de tous les temps, la voix de Franz l'emportant jusque dans la stratosphère. On ferme les yeux, on ressent ces merveilleuses vibrations et nos âmes s'envolent instantanément. A l'image des quatre filles de Barbouze, tout n'est que beauté ici, sublimé encore par leur entrée sur la seconde partie du morceau.
 
 
Le répertoire du concert de ce soir ne s'éloigne pas beaucoup des précédentes performances des deux quatuors, que ce soit à Lausanne, Bulle ou à Willisau, néanmoins l'option acoustique semble avoir été encore un peu plus poussée cette fois, car il ne sera pas question pour Al de faire vrombir ses synthés et les options pneumatiques de la batterie de Bernard ont également été revues à la baisse. Je remarque aussi que les interventions du quatuor à cordes sont sensiblement différentes sur certains titres, plus riches serais-je tenté d'ajouter, tant il me semble ne pas reconnaître certains passages, notament des parties d'Annick
 
"Longue Route" dépote toujours autant, surtout avec les Barbouze déchaînées, à l'image de Annick Rody, qui va bien finir par se casser le pied à force de taper ainsi le sol! Et les hurlements à la lune de Franz n'arrangent rien à ce grand titre psychotique. Autre moment de bonheur total avec l'interprétation de "She Rains", à nouveau chanté en français, redevenant "Elle Pleut", ce pur moment de magie sur lequel on aimerait bien s'endormir à jamais.
 
"Gasoline Man" (et son harmonica!) est également de la partie, même si on regrette que Sophie Hunger ne soit pas là comme à Willisau (mais on me dit que le 20 décembre à Fri-son Fribourg, ça va le faire!). Toujours présent à l'appel, Charlotte", joué au mélodica par Bernard et toujours Al, imperturbable, qui fait son clown avec son drôle de truc rempli de sable.
 
 
Grand moment hypnotique avec "Ghost Rider", reprise de Suicide qui vient s'intercaler dans "Gardez Les Esprits". Le côté chamanique du groupe se révêle à nouveau au travers de cette incantation sans fin, convoquant les esprits comme à chaque fois. 
 
A nouveau avec "L'Amourir", les Barbouze se substituent aux Young Gods pour accompagner le seul Franz Treichler, ce dernier se rapprochant du quatuor pour chanter à ses côtés, tandis que Bernard, debout tout le long, quitte un instant la scène, ne laissant que Al et Vincent, assis sur leurs sièges, les mains croisées, pour assister à la performance détonnante. J'ai bien aimé les petits coups d'archet de Sara sur la fin, comme à chaque fois.
 
Sur "La Fille de la Mort", on aura aussi pu constater de la part de Barbouze une certaine propension à partir dans la folie la plus bruitiste. Ah mais c'est qu'elles aiment ça, les filles, faire du bruit! On peut même dire qu'elle y prennent un sacré plaisir à voir leurs sourires, dents serrées, surtout Sara et Annick, complètement parties dans l'expérimental. 

Et sinon, il y a eu ce final sur "Lointaine", Barbouze le jouant plus classique que précédemment, moins maléfique aussi, mais finalement très beau et plus harmonieux. Camille et Laurence semblaient vraiment habitées par la beauté de ce passage final.

 
Impossible de faire l'impasse sur l'hymne "Freedom" de Richie Havens, joué sans les Barbouze, ces dernières s'éclipsant à quelques reprises durant le concert pour laisser les Young Gods seuls sur scène, comme ce fut le cas avec le "If 6 was 9" de Hendrix, Erika Stucky venant y jouer du porte-voix (version Fisher Price ou Lansay... bref un jouet pour bébé!) en compagnie d'un Franz hilare (comme le reste du groupe au vu de la folie terminale de l'interprétation de la jazz girl) qui la laissera finalement chanter seule, ne pouvant pas l'accompagner dans son génial délire de peur de tout gacher.

Les deux quatuors reviendront une dernière fois sur scène pour saluer la foule en délire. Je m'aperçois alors que je suis le dernier assis au premier rang, ce qui est assez étrange, vu que la salle est remplie. Mais il y a eu d'autres choses étranges ces soir-là sur lesquelles je ne m'attarderai pas (me suis-je déplacé d'un siège durant le concert?).

Regardant l'heure, je me rends compte que mon train ne va pas m'attendre et décide donc de quitter la salle au plus vite. Sara voulait me présenter le reste de Barbouze mais ce sera pour une autre fois je le crains. Peut-être à Lucerne...

 
 
 

erika stucky trio live au victoria hall

Erika  Stucky  Trio
-Bubbles & Bangs-
live au Victoria Hall
 
 
 
 
 
 
Salle de concert dédiée à la musique classique bâtie par un consul anglais en l'honneur de sa Reine et offert à la ville de Genève, le Victoria Hall est un joyau d'architecture et d'acoustique. C'est également un endroit impressionnant par sa luxuriance et son cachet (la façade "Art Nouveau", ce genre).
 
Bref, moi je viens vois les Young Gods et Barbouze de chez Fior, je n'avais même pas tilté qu'il y avait cette dingue d'Erika Stucky (que j'adore je le précise!) en première partie et que la soirée était prétexte à fêter les 140 ans du Courier, quotidien indépendant et humaniste Suisse.
 
Histoire de ne pas me prendre la tête vu que je suis un peu short sur l'horaire, je débarque en taxi et arrive juste à l'heure pour le début des hostilités, prenant même le temps de me commander une petite bière. Je constate rapidement que la fosse est complète et que le public est redirigé vers les galleries. Pas glop ça, déjà que c'est une soirée assise... bref, par je ne sais quel maléfice, je me retrouve dans un angle impossible, carrément au dessus de la scène!
La vue est marrante, mais je dois me pencher en avant et mes jambes touchent le balcon trop près. Bon... on va voir combien de temps je tiens dans cette posture.
 
On a droit a un petit discour du Courrier, ainsi qu'à une séance photo amusante avec toute la salle lisant un exemplaire du quotidien sournoisement laissé là à cette intention. Puis les lumières s'éteignent.
 
Lucas Niggli, le batteur, accompagné de Jon Sass, le tuba, entrent sur scène seuls et démarrent les hostilités. Le duo jazzy rentre dans le vif du sujet assez rapidement, rattrappé au bout de quelques minutes par le chant reconnaissable entre tous d'Erika Stucky, errant derrière la scène un bon moment avant d'apparaître sur scène pour une ovation attendue.
 
la suite va être un florilège des quatre albums du trio, entre jazz survolté, performance vocale et moments intimistes. Clous du concert, les covers survoltées de "Helter Skelter" des Beatles, de "Gimme Shelter" des Rolling Stones (Erika debout sur un fauteuil de bureau imitant une trompette!), "I Heard It Through The Grapevine" de Marvin Gaye et, surtout, "Lose Yourself" de Eminem, chanté à l'aide d'un calepin (because texte trop long et trop rapide) par une Erika au sommet de son groove, le public répondant par des cris et des sifflets approbateurs à cette réinterprétation survoltée du thème du film "8 Mile".
 
Il ne faudrait pas oublier les interventions de la chanteuse entre les titres, d'une drôlerie folle, partant dans tous les sens, mélangeant le français, l'anglais et le suisse allemand dans un joyeux bordel qui aura fait plier de rire toute l'assitance, et ce, jusqu'à l'ultime rappel, tiré du désormais culte "Suicidal Yodels" qui lui a valut une reconnaissance certaine au delà des frontières. le trio quitte la scène sous un tonnerre d'applaudissements, limite standing ovation.
 
Excellente mise en bouche en attendant les Young Gods, mais il va vraiment falloir que je me trouve une autre place pour assister à ce concert, car en plus d'un mal de dos, je commence à souffrir dès que je tourne la tête.
 
 
 
11月1日

chris garneau, live au bourg

CHRIS GARNEAU
LIVE AU BOURG
 
 
 
 
 
C'était il y a une dizaine de jours
à la salle du Bourg de Lausanne que
le New Yorkais Chris Garneau venait
présenter ses chansons. Remarqué en
2006 avec "Music For Tourists", son
premier album, Garneau n'a pas trop
eu de mal à rejoindre  la liste des
songwriters intimistes et un peu en
dépression, les meilleurs, quoi. Je
dois quand même avouer, à mon grand
regret, que je ne pensais pas subir
ce concert, bien au contraire, mais
c'est exactement ce qui s'est passé
ce mercredi soir d'octobre.
 
Assis à une table dans cette espèce
de salon rafiné en compagnie de mon
meilleur ami, ce dernier ne sachant
rien de Chris Garneau,  nous voyons
débarquer sur  scène un jeune homme
très timide, un peu efféminé et peu
à l'aise avec la foule, tournant le
dos au public en s'asseillant à son
piano. D'entrée, une tristesse rare
envahit le Bourg. Il y a d'abord la
voix de Garneau, plaintive comme je
la connais, mais surtout déformée à
la suite d'une crève qui la rend ce
soir misérable.  On s'étonne même à
y trouver un air de James Blunt des
mauvais jours, enfin, si ce dernier
avait des bons jours!
 
Plaisantant un peu dans un français
très correct sur l'amende que lui a
valut un excès de vitesse en Suisse
 et pour lequel il  demande un petit 
soutient de notre part,  Garneau ne
parvient pas à se défaire  de cette
impression d'artiste un peu autiste
et un peu à côté de la plaque. Pour
couronner le tout, un ou deux types
derrière moi  ne peuvent s'empêcher
de rire quand la voix de Garneau va
trop haut, ce qui m'oblige, au bout
d'un moment, à intervenir  pour que
ça cesse. Là-dessus, mon ami trouve
opportun de m'avouer  que l'endroit
n'est pas à son goût et que je suis
tombé bien bas pour venir me perdre
dans une niche à bobos,  entouré de
gens qui boivent du vin en écoutant
un chanteur médiocre vaguement hype
on ne sait trop où.
 
J'ai bien réfléchi à ce que mon ami
m'a dit ce soir-là.  Pour écrire ma
chronique, je suis allé sur le site
myspace de Chris Garneau afin de me
retrouver avec quelques-unes de ses
chansons,seul. Je n'ai qu'à écouter
"Baby's Romance" pour  être emporté
par la magie de son interprète. Les
accords de "We Don't Try", et cette
voix, si fragile, me font tellement
penser à Elliott Smith dont Garneau
avait maladroitement reprise une de
ses chansons ce soir-là. Même chose
avec "Blue Suede Shoes", ici au top
de sa beauté.
 
Il faudra donc redonner  une chance
à Chris Garneau la prochaine fois.