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日志


12月24日

indochine live à l'arena de genève (part two)

INDOCHINE LIVE A L'ARENA
 
 
 

Ca y est, la musique des Subways résonne dans l'Arena, plus que quelques minutes avant l'intro "Oxygene" qui rend le public hystérique. Les lumières s'éteignent et d'autres se mettent à crépiter derrière le rideau. On voit un bout de la forêt derrière, un arbre sortit tout droit de Sleepy Hollow.

Enfin, le rideau tombe et le groupe apparaît sur les accords de "Dunkerke". Un voile nous sépare encore d'eux, tandis que des projections viennent nous éblouir. La folie nous empare sur "Ceremonia", l'un des trucs les plus darks du dernier double album. Virginie hurle dans nos oreilles son bonheur, elle est au paradise. "Alice & June" vient enfoncer le clou de splendide manière, tandis que Nicola Sirkis court sur le ponton de la scène qui lui permet de se retrouver au milieu de la salle pour le plus grand bonheur des fans. Les tubes s'enchaînent, "Marilyn", "Adora", "Punker", "Ladyboy", puis la chanson la plus honnête jamais écrite sur l'anorexie: "June". "Electrastar" vient nous rappeler la folie de la précédente tournée, suivit de "3 Nuits Par Semaine" qui enflame l'Arena, Sirkis étant survolté dans son rôle de frontman, chantant comme jamais. Sur "Miss Paramount", la foule lève les mains au ciel pour faire les "oooouuuhhhhh!!!" Un peu pété par le joint que je viens de fumer avec Céline et Candice, j'en renverse le verre que Virginie me tend au même moment, m'éclaboussant en même temps qu'une pauvre dame derrière-moi qui n'avait rien demandé. So sorry. Arrive "Crash Me" et son film en noir et blanc qui fait beaucoup penser à du Depeche Mode filmé par Anton Corbijn, Nicola roulant dans une jeep et s'arrêtant dans un bar avant de se retrouver à marcher au bord de la mer, probablement en Bretagne. "Punishment Park" nous permet de retrouver ce mythique air d'armonica joué par Sirkis, et à nouveau, le public se déchaîne jusque dans les gradins. Grand moment également sur la nouvelle version de "Morphine", Nicola jouant des percussions sur ce morceau, balançant ses grosses baguettes en l'air à la fin sans les rattraper, préférant s'enfuir les mains sur la tête. Trop drôle. Entre les chansons, Nicola, pourtant un grand timide devant l'Eternel, parle plus que d'habitude, nous demandant si ça n'a pas été trop galère de revenir un mois plus tard après la déprogrammation du premier concert. La foule répond de manière assez franche: c'était la merde! Le moment du set acoustique est arrivé. Seul au milieu de la sène, Nicola, assis sur un tabouret de bar, nous joue à la guitare "Un singe En Hiver", la belle chanson sur Indo écrite par Jean-Louis Murat. C'est superbe, il chante trop juste, trop bien aussi. Puis Boris et Oli le rejoignent pour quelques perles déchirantes, dont une version hallucinante de "Salombo", avant d'entoner "Revolution". C'est le bonheur total, mieux qu'un orgasme. retour à l'électricité pour une longue intro qui rend tout le monde nerveaux, en effet, il s'agit bien de "L'aventurier". La suite se passe de tout commentaire. A chaque fois c'est la fin du monde avec cette chanson. "Pink Water" vient calmer les esprits, puis "Talula" signifie la fin du concert, Nicola invitant une trentaine de jeunes du public à monter sur scène, les accueillant d'un chaleureux calin avant de leur indiquer de la main la scène pour s'y regrouper. Un grand moment de temps suspendu pour le public témoin de ce moment magique. Surtout la confirmation que Sirkis est un putain de mythe vivant et qu'aucun artiste contemporain n'égalera jamais le lien indésoudable qui l'unit avec son public. C'est la fin, prenant sa propre fille dans ses bras, Nicola salue une dernière fois la foule de l'Arena. Il nous souhaite un joyeux Noël et une bonne année sans savoir si Indochine reviendra un jour en Suisse, avant de disparaître pour retrouver sa femme backstage. Puis c'est au tour de Boris, Oli et Marc de venir nous dire au revoir. Eux aussi vont nous manquer.

Les lumières se rallument, on est morts, mais heureux. On récupère nos sacs et on retourne à l'aéroport pour fumer un dernier joint avant de prendre notre train. En chemin, on croise des fans de Neuchatel avec qui je discute une minute. Et on embarque. De retour à Lausanne, je quitte mes copines qui vont à l'anniversaire des Docks et remonte à pied jusque chez moi. la nuit va être courte avant de reprendre le travail, mais je m'en tape, j'ai vu Indochine, le reste n'a vraiment aucune espèce d'importance.

12月23日

indochine live à l'arena de genève (part one)

INDOCHINE LIVE A L'ARENA
 
Quelle galère pour arriver à ce concert, déjà déprogrammé en novembre, mais bordel, j'y suis arrivé! Que je vous explique. Travaillant toute la journée dans mon magasin de disques, et après avoir déjà fait une première fois une croix sur ce concert d'Indochine (sigh...), ma super chef m'avait finalement trouvé un remplaçant pour les nocturnes (je ne sais pas si vous avez ça en France dans les magasins, enfin...), avant de m'apprendre qu'il ne pouvait pas venir... Argh!!! L'horreur absolue, quoi. Bon, tout s'est arrangé comme par miracle en milieu de journée et je me suis tiré de là à 18 heures pour courir à mon train. Une fois arrivé à la gare, monté dans le train, j'apprend par les passagers que notre moyen de locomation est bloqué depuis plus d'une demi-heure. Pas glop. Enfin, une voix venue d'ailleurs nous informe que la ligne entre Vevey et Lausanne est interrompue pour une durée indéterminée et que tout le monde doit descendre du train. OK, j'ai besoin d'une putain de clope. je croise des fans d'Indo dans la foule et ils ont la haine, ce que je comprends, mais qu'est-ce que tu veux faire quand les lignes sont coupées... Une heure plus tard, après avoir gelé dehors comme des cons devant la gare (la télé est venue nous filmer!), on embarque dans des bus de secours. Des gens se font méchament bousculer. Je prends le deuxième bus après après avoir avertit mes copines qui m'attendaient sur le quai à Lausanne de ne pas m'attendre et le bus (après une interminable sortie du centre) finit par rouler à tombeau ouvert sur les petites routes du bord du lac. Je reste debout tout le trajet à écouter des alcolos raconter des conneries avant de réaliser qu'ils vont eux-aussi à Indochine. Finalement, c'était pas si mal quand ils vendaient moins de disques, au moin c'était aux bonnes personnes. Putains de dégénérés qui me gachent mon plaisir! Par je ne sais quel miracle, nous arrivons une demi-heure plus tard à Lausanne et je m'engoufre pour le premier train pour Genève. Chance, c'est un direct! Ouais. manque de bol, mes voisins sont des abrutis de gentils Quebecquois et il y en a une qui joue avec les sonneries infâmes de son natel, les passant toutes en boucles durant cinq minutes, oubliant les gens crevés par leur job ou ceux qui tentent de lire leur livre. Gentiment, je lui fait remarquer que ça commence vraiment à devenir très chiant et elle arrête de faire sa conne immédiatement. Merci. A tout les coups, ces blaireaux vont au même concert que moi, ce dont j'aurai la confirmation un peu plus tard. Je calcule rapidement mon retard pour me rendre compte que je vais finalement arriver à l'heure, peut-être même avant. Il est temps d'aller me changer un peu plus loin. je range mon manteau noir dans mon sac à dos, sort l'appareil photo jetable pour le mettre dans la poche de ma chemise, remarquant au passage les lichis et les mandarines embarquées le matin. Tiens, j'ai oublié de manger aujourd'hui.... ah non, un sandwich cet après-midi. Genève! Allez, sortir du bon côté, prendre l'escalator et sortir de là, direction l'Arena. Enfin à l'air libre, je repère la cantine pour les sacs, en profite pour planquer mon appareil dans mon caleçon et me dirige vers l'entrée. Ca passe comme mon dictaphone jadis. Ne me reste plus qu'à retrouver mes copines là-dedans en espérant qu'elles seront bien comme elles m'ont dit au même endroit que pour le concert de Muse. Hélas, ce n'est pas le cas. Fuck. Bon, super, reste plus qu'à les chercher un peu, mais tous ces gens, ça semble impossible. Et puis il se passe un truc. des jeunes gars me prennent pour un type de la sécurité à cause de mon tee-shirt city-disc (allez comprendre pourquoi...). Je le remarque et leur demande s'ils parlent de moi, de mon tatoo dans le cou, enfin, j'essaie de savoir. On finit par réaliser qu'on a vécu les mêmes problèmes pour arriver au concert et l'un d'eux me prête un portable pour que je puisse appeler Céline. Elle répond enfin et avertit les autres, le cri de ma petite soeur Virginie venant me signifier sa joie de me savoir là. Deux minutes plus tard, elle me saute dans les bras et je la fait tourner sur elle avant de la redéposer au sol, aussi content qu'elle. Me prenant par la main, elle m'enmène en courant dans la salle pour retrouver les autres, soit Céline et Candice et deux autres gars de compagnie. Bisous bisous, c'est la fête, on est à Indochine sur le Alice & June tour, plus que quleques minutes et ça va être de la folie. Mais ça, je le garde pour plus tard, car j'ai duretourner travailler quelques heures après ce concert et je suis mort de chez mort. Alors à plus pour la suite et fin de cette splendide mais difficile journée indochinoise.
12月17日

courtney love

COURTNEY LOVE
 
Les dernières annés n'ont pas été géniales pour Courtney Love. Un premier album solo passé presque innaperçu, autant par la presse spécialisée que les médias; des cures de désintox à répétition, des coups et des injures ici et là, sans compte la perte provisoire de la garde de sa fille. D'autres ne s'en seraient pas remises. Mais c'était sans compter sur la force intérieure de la blonde, ainsi que sur le soutien indéfectible de Linda Perry, auteur et productrice de son nouvel album et qui lui a botté le cul pour la remettre en selle et écrire des putains de nouvelles chansons. 90 jours à écrire des chansons en désintox et un titre d'album provisoire qui en dit long: "How Dirty Girls Get Clean", le tout prévu pour la fin de l'hiver... On retrouve à nouveau Billy Corgan, cette fois non pas à la production mais à la guitare et à la composition de quelques titres, preuve que le projet est une entreprise solide et que les aspirations country de Courtney ont été durcies pour revenir au rock qui la caractérise si bien. Les premières écoutes comparent la chose à du Bob Dylan, rien que ça, ce qui promet des chansons d'un certain niveau, entre drame et douleur, le tout mixé au parcour d'une femme qui n'a jamais été aussi proche de s'en sortir et qui pourrait bien encore tout faire pêter, une dernière fois, avant de tirer sa révérence.

saïko records

SAIKO RECORDS
 
Depuis 2003, la fine équipe de Saïko Records poursuit son développement, s'imposant à chaque nouvelle signature comme une valeure montante de la scène musicale romande et helvétique, sortant même de ses frontières pour donner du bon son au reste de l'Europe et bientôt au monde comme il sera précisé plus tard. Brandissant avec ferveur la bannière de l'ouverture d'esprit, le label fribourgeois bouscule allègrement les barrières des styles en réunissant sous son aile les plus grands espoirs de divers horizons musicaux, donnant à son catalogue des allures de boite (à musique) de pandore. Les groupes Saïko (Brazen, Soften, Beautiful Leopard, To The Vanishing Point, etc.) partagent néanmoins de nombreux points communs. Des albums de qualité, des prestations scéniques intenses et la volonté identique de contribuer au rayonnement de la scène indépendante. Du metal progressif au post-rock en passant par la pop la plus éthérée, Saïko Records ne recule devant rien pour surprendre et éveiller l'intérêt dans des genres aussi divers que variés. Dossier réalisé en collaboration avec l'une de ses phalanges et éminense grise, Mario Weiss. Fribourg, ville ayant la chance d'avoir un club comme Fri-son (véritable emblème de la musique alternative en Romandie et lieu de rencontre d'une multitude d'artistes) a favorisé ce climat de développement de la scène régionale, qui avait besoin d'une structure pour exister au-delà de ses limites. Cette structure, ce fut celle de Saïko Records, créé autour d'un premier projet, la sortie en novembre 2003 de l'album éponyme du groupe Tasteless. Une manière de répondre soi-même à une demande en fin de compte. Dans un souci d'exactitude, voici l'ensemble des signatures du label dans l'ordre depuis ses débuts à aujourd'hui: Tasteless "Tasteless", Underschool Element "Rien de plus", Rumplestitchkin (B)"Small-Time Hero", Eminence (BR)"Humanology", Beautiful Leopard "How Long Will It Take?", Manimal (F) "Eros & Thanatos", Psykup (F) "L'Ombre et la Proie", Grace "Report of the Inquiry into the Circumstances Surrounding the  Death of Melpomene" (ça c'est du titre!), Black Cargoes "Alas", Tasteless "The Sea", Shaper "World of Pain", Jérôme Attal (F) "Comme Elle se Donne", Featuring Jim "Between Sadness & Happiness", Soften "Just Like Lonesome Jim", Underschool Element "Energhumains" (DVD), Brazen "Aura, Dora", Berserk For Tea Time "Ink... And Paper"   Comme tout label débutant, Saiko a connu des moments délicats durant sa courte aventure, tels des discordes entre Neil du groupe Shaper et le label ou encore une série de concerts organisés par ses soins et annulés au dernier moment sans motif valable. Mais des moments forts sont advenus également pour balayer tous les doutes et autres désilusions. On citera le fait de figurer dans la liste des 50 qui font Fribourg dans l'Hebdo à côté de Franz Treichler des Young Gods, de nombreuses chroniques et passages radio de ses artistes, le Saïko Festival en avril 2005, ainsi que la signature de trois licences avec le label de Hambourg Strange Ways (Beautiful Leopard, Tasteless et Featuring Jim), permettant à ses artistes d'êtres visibles en Allemagne. Petite aparté pour parler du catalogue de Strange Ways qui se compose de groupes tels que Minor Majority, Ken (projet du chanteur de Blackmail), Julia Hummer, Sport, Delaware, Wolfsheim et ces derniers sont distribués par Indigo (Thom Yorke, Cat Power, Console, etc.) en Allemagne et en Autriche. Pour la France, Saiko travaille avec Jerkov Musiques pour quelques uns de ses artistes et a tout récemment décroché un contrat de distribution pour les USA et le Canada. Comment c'est encore tout frais, le label fribourgeois n'a pas souhaité s'étendre sur le sujet pour l'insant; la suite au prochain épisode comme on dit. Mario Weiss: "Par raport aux désilusions, comme trois d'entre nous sommes disquaires depuis plus de 7 ans, nous avons dès le départ été assez conscients de la réalité du marché. La presse en général nous confirme à chaque sortie que nous faisons bonne route, même pour les disques les plus pointus, comme par exemple celui de Grace. Ce qui a rythmé notre travail, c'est de voir l'engouement des gens pour notre catalogue et la prise de conscience que la Suisse regorge d'artistes talentueux. De plus, nous recevons beaucoup de demandes de groupes étrangers, alors je pense que notre nom circule un peu de bouche à oreille dans les milieux autorisés." L'avenir quand à lui s'annonce radieux, nouveaux groupes, nouveaux projets. Petit aperçu de la suite de l'aventure... En janvier 2007 est sortit l'album "Ink... And Paper" du groupe Bullois Berserk For Tea Time. Leur musique se situe quelque part entre Isis, Dillinger Escape Plan et Envy. Une sortie donc un peu plus corsée que les précédentes (Brazen, Soften). En mars, Saïko projete de sortir le 2ème album des genevois de Chapter. Du  Folk/Songwriting élégant à la Sophia. Le 5 avril, la sortie du deuxième album d'Underschool Element. Les passages "néo metal" étant complètement radiés, leur musique devrait conquérir un nouveau public et permettre à Saïko Records de se faire entendre encore plus loin, quitte à rendre les fans de Céline Dion complètement sourds, s'ils ne l'étaient pas dèjà. C'est en tout cas tout le mal qu'on leur souhaite (à Saïko, hein, pas aux fans de Céline Dion)! (FS) www.saikorecords.com ce dossier sera disponible dans le numéro de février de daily rock

indochine "pink water"

indochine "pink water"
 
Juste un petit mot pour vous signaler la sortie sur les ondes (et bientôt dans les bacs) du déjà quatrième single tiré d'Alice & June, le magnifique "Pink Water. Ce clip, filmé dans un noir et blanc terminal par Peggy M., montre des enfants habillés en adultes dans une sorte de soirée victorienne pince sans rire, le tout entrecoupé des apparitions en gros plans d'un Nicola Sirkis plus minéral que jamais, désormais intouchable car depuis longtemps ailleurs, déjà parti pour une destination inconnue. ce clip, franchement classe, est évidemment visionnable dans la colonne de droite. alors ne vous faites pas prier...
12月9日

cinema strange live au romandie en 2007

CINEMA STRANGE
LIVE A LAUSANNE
 
 
 

Une nouvelle d'importance est tombée récemment pour tous les amoureux de musiques sombres de Lausanne et environs. SpiderB. de sanctuary.ch vient d'annoncer que vous pourrez voir au club Le Romandie à Lausanne, le 10 février 2007, le groupe culte US batcave/cabaret CINEMA STRANGE !!!! Le concert sera suivi d'une party avec Madame Djette P_Ivy et SpiderB. qui ne se contenteront pas pour l'occasion d'un unique style de musique uniquement dans les tons du concert, mais bien de toute sortes de genres, de façon à représenter un peu toutes les tendances musicales sombres et autres, histoire de ne pas avoir une party trop fermée, spécialement pour cette première à Lausanne. "P_Ivy quand à elle ne passe pas d'Electro Dark ou d'Hellektro, ce qui fait qu'il y en aura vraiment pour tout le monde. Tout se fera au feeling, si personne ne danse sur des sonorités plus électroniques et bien on fera différemment et j'en passerai pas... Moi ça m'est égal, j'aime bien tout ce qui est "dark" des 80's à 2007 !!! hahahahaha. Ce concert est le premier en collaboration avec le club rock de Lausanne Le Romandie. L'organisation de ce concert est aussi une tentative de redonner sa place à la véritable musique dark sur Lausanne qui, il faut bien le dire, se meurt gentiment". dixit SpiderB Quelques nouvelles infos importantes Vous pouvez obtenir dès maintenant vos billets en prélocation directement chez Disc A Brac ou Obsession à Lausanne ou via le Réseau Fnac et enfin, directement online en imprimant votre billet par le site http://www.petzi.ch N'hésitez-pas car la salle est pas mega grande, ça serait dommage qu'on soit sold out et que certains Romands ne puisse pas venir (oui, oui, déjà du public Suisse Allemand annoncé pour venir à cette unique date en suisse) Et enfin, pas vraiment une news mais une brève présentation pour ceux qui n'auraient aucune idée de qui sont Cinema Strange et à quoi s'attendre pour cette soirée... Ce texte sera publié dans les journaux locaux.

Héritiers improbables du post-punk et d’un « cabaret rock » de dandy, CINEMA STRANGE sont actifs depuis plus d’une décennie, mélangeant allègrement batcave millésimée (on pense un peu aux Christian Death des débuts) et atmosphères scéniques qui ne sont pas sans rappeller l’esthétique de Tim Burton. Un peu comme si les Virgin Prunes s’alliaient à Das Ich pour interpréter une nouvelle d’Edgar Poe. Classieuse et sombre, une soirée un peu « victorienne » une collaboration avec Le Romandie et The Sanctuary L’after chaud Party elle aussi sera orientée « gothique flamboyant » !

 

Note de fran (0ctobre 2009) Je n'y suis jamais allé, à cause d'une peine de coeur...

12月6日

muse, live à l'arena de genève

Muse Live
Arena de Genève
 
 
Longue journée au magasin de disques, mais comme j'ai vendu du Muse, c'est cool. Après deux jours de pratique, je commence à me familiariser avec la caisse enregistreuse et ses subtilités, mais, bon sang, comme les gens ont mauvais goût en matière de musique! En partant avec mes collègues, j'oublie la pile de daily-rock que je voulais poser à Genève. Tant pis, ce sera pour une autre fois. Le trajet jusqu'à Genève me semble interminable et je sais déjà que je serai à la boure avec l'horraire. Ne me reste plus qu'à espérer que mes amis seront là au point de rendez-vous avant le concert. Miracle, à peine avoir franchit les portes de l'Arena, Céline et la bande me tombent dessus et les premières notes du concert résonnent depuis la salle. Et la première partie? Personne ne sait, pas grave, allez, on se dépêche de rentrer dans la salle, longeant sur la gauche pour nous retrouver devant à quelques mètres de la scène. La salle n'est pas complètement remplie... étonnant. On s'en fout, Muse est sur scène! "Map Of The Problematique" résonne dans l'Arena, tandis que des lumières multicolores (verte, violette et jaune) illuminent la scène et le public, subjugué par la beauté de cette entrée en matière. "Starlight" arrive assez tôt dans le set, hélas pas de lightshow comme aux MTV Europe Awards, le procédé étant interdit en Suisse. Tant pis, il nous reste le fond de la scène avec ses étoiles. Matthew Bellamy, tout de noir vêtu, un foulard attaché à sa ceinture, dégage une aura assez stupéfiante, une vraie rock star comme il le prouvera tout le long du concert par son jeu et ses poses. Le bassiste Chris Wolstenholme, toujours classe avec ses cheveux en arrière, ne fait pas qu'effleurer les cordes de son instrument, jouant vraiment lourd, il pousse aussi la voix sur les coeurs et donnera une couleur effrayante à "Supermassive Black Hole" quelques minutes plus tard. Quand à Dominic Howard, le batteur, après être sortit d'une sorte de dé à coudre géant et illuminé comme le vaisseau de Rencontre Du Troisième Type, il prouvera une nouvelle fois toute la puissance de son jeu élégant, riant à de nombreuses reprises en fin de morceaux, comme pourra le constater le public sur les écrans géants. Défendant avec ardeur "Black Holes & Revelations", Muse n'en oublie pas pour autant son glorieux passé et nous assène dans un délire de larsen (Bellamy déchaîné!) des versions héroïques de "Time Is Running Out", "Stockholm Syndrome", "Hysteria", "Bliss", ainsi qu'une version rageuse de "Plug In Baby" reprise par une foule en délire. C'est de la folie furieuse, Apocalypse Now en vrai, Muse délivrant un set nerveux et noisy en diable, à peine calmé par quelques ballades mélodieuses (Matthew faisant son "Pianiste"), histoire de nous permettre de reprendre notre souffle et de nous allumer une petite cigarette. On aura à nouveau droit à des ballons (cette fois géants et remplis de plumes roses), je ne sais plus sur quelle chanson. Le moment récréatif du concert, le jeu consistant à les faire exploser pour répendre les plumes, Matthew en perçant un d'un coup de guitare tout en continuant à jouer, donnant une photo géniale à celui ou celle qui aura eu la présence d'esprit d'immortaliser ce moment unique de classe folle. Petit bonheur de la soirée, l'interprétation de "Sunburn", tout premier morceau du premier album de Muse, le génial "Showbiz". la fin du concert est annoncée par un "Knight Of Cydonia" d'anthologie, puis une colonne de fumigènes s'élève jusqu'au plafond de la salle, la foule hurle son bonheur, tandis que le dé à coudre géant se referme au milieu de ce véritable décor de science-fiction. Putain, quel concert! On est heureux. Je retrouve Céline, Candice, Laurent et Séverine pour les premières impressions. On évoque la saturation du son à un moment, mais surtout on en revient toujours à cette constatation incrédule, soit: comment trois personnes peuvent-elles faire autant de vacarme et être aussi virtuoses dans ce qu'elles font? La réponse est simple, il suffit de s'appeler Muse. Epilogue Après avoir fumé un dernier joint (en plein milieu de l'Aéroport de Genève, si si c'est possible!), nous avons pris le train pour rentrer faire la fête à Lausanne et comme j'étais avec deux couples qui écoutaient le même Ipod, on m'en a prêté un rien que pour moi et j'ai donc pu écouter Muse durant tout le trajet, tandis que les gens s'entassaient autour de moi, le train étant saturé par les retours du concerts. Un grand moment.
12月1日

joanna newsom, muse des temps modernes

JOANNA NEWSOM
 
Entre autres découvertes cet automne, j'ai eu la surprise de tomber sur l'album "Ys" de Joanna Newsom qui est un ravissement, tant pour les yeux que pour les oreilles. Dotée de talents d'harpiste accomplie (elle à dû attendre quelques années durant son enfance avant de pouvoir enfin étudier cet instrument) , la jeune Joanna Newsom est une Californienne s'illustrant dans un folk mélodique et délicat aux consonnances médiévales. Au niveau de sa voix délicate, on se surprendra à la confondre avec celle de Coco Rosie, puis avec celle de Björk, voir de Bloem de Ligny pour ceux et celles qui se rappellent de cette dernière. Le charme et l'allure de Joanna Newsom ont déjà fait succomber divers artistes tels que Will Oldham qui n'a pas tardé à l'inviter à participer à l'une de ses tournées, avant qu'elle ne réalise les premières parties de Cat Power, puis Devendra Banhart. Décliné en cinq pièces de musiques (allant de sept à seize minutes), "Ys" est un album merveilleux qui, malgré sa spécificité, peut s'adresser à un public large, bien que non adepte de sonorités médiévales. Un très beau disque à écouter tranquillement chez soi en regardant les étoiles.

jeremy enigk

JEREMY ENIGK
 
Aujourd'hui songwriter de talent, Jeremy Enigk etait, dans les années quatre-vingt-dix, le leader d’un groupe de Seattle nommé Sunny Day Real Estate. Ce groupe connaitra un destin rocambolesque, Enigk quittant le navire après deux albums pour des questions religieuses, tandis que la section rythmique rejoindra Dave Grohl au sein des Foo Fighters. Puis Enigk reviendra dans le groupe pour deux autres albums, le dernier ne connaissant qu’une distribution limitée dûe à l’explosion en plein vol du label sur lequel avait signé Sunny Day Real Estate. Bref, le lot de pas mal de groupes d erock, mais quand même... Finalement, en 1996, Jeremy Enigk décide de sortir son premier album solo. Un album surprenant quand on connait les aspirations progressives, voir emo-core de Sunny Day Real Estate. En lieu et place des guitares accérées et des envollées rock, Jeremy Enigk décide de nous balancer sa tristesse sur fond d’orchestre et de guitares acoustiques, délivrant ainsi un album de pop baroque dépressive de toute beauté. Depuis, entre deux reformations de Sunny Day Real Estate, Jeremy Enigk continue son petit bonhomme de chemin en solo, sortant en 2006 l'excellent "Worl Waits", qui, enrobé d'orchestrations classiques, d'une batterie fabuleuse et de guitares aériennes, constitue une sorte d'Everest musical pour l'artiste. Baignant dans une ambiance magique, cet album prend tout de suite aux tripes avec l'intro de "A New Beginning", avant que la voix envoûtante d'Enigk (croisement entre celle de Tom MacRae et celle, plus suprenant, je le concède, du chanteur des Lovebugs) ne nous emporte sur "Been Here Before", épaulée par un orgue majestueux. Le reste de l'album ne déçoit pas, on dirait une collection de classiques, à l'image du titre éponyme et du titre final, le séminal "Burn", un crève-coeur déchirant qui saura dévaster les plus endurcis d'entre-vous. Bref, si vous aimez les songwriters, que Joseph Arthur ou Matt Sharp ne vous sont pas complètement inconnus, que Jeff Buckley et Elliott Smith vous manquent quand même un peu, procurez-vous ce disque à n'importe que prix, votre hiver n'en sera que plus bouleversant de beauté.

tom mcrae, son premier album

Tom McRae
 
 
 

Des années qu'on me parlait ici et là d'un chanteur nommé Tom McRae et que je ne voyais jamais de qui il s'agissait, et puis un jour... boum!!! Ecoute au casque de son premier album éponyme et, d'entrée, le morceau "You Cut Her Hair" qui me transperce de part en part. Cette voix... d'une tristesse insondable, d'une pureté rare. La guitare sèche se fait discrète, un peu de bidouillages pour les ambiances et les harmonies... et puis ce violoncelle... incroyable... Un petit coup dans la pochette pour voir que le tout a été mixé par un certain Jamie Cullum.. tiens, tiens.

Révélation tardive de l'année 2000 (mais où étais-je à cette époque?!), Tom McRae s'affirme d'entrée comme un des songwriters les plus doués de sa génération, à rapprocher d'autres géants tels Joseph Arthur, Elliott Smith, Nick Drake ou Jeff Buckley. Tenant en réserve dans la caisse de sa guitare un tombereau de douleurs qui ne demandent qu'à s'échapper par le manche, pressées d'en découdre avec l'extérieur en un fragile exutoire, Tom MacRae signe avec ce premier album une entrée en musique des plus remarquables. La mort rôde constamment dans ces textes qu'un violoncelle affligé vient régulièrement trancher comme une faux. Que de vie pourtant dans cette voix magnifique qui s'étire en longues plaintes désolées ("End Of The World News", "Hidden Camera Show", "The Boy With The Bubblegum") ou se love amoureusement autour d'un arpège pathétique ("You Cut Her Hair"). Un must absolu qui ne me donne qu'une envie, me procurer au plus vite le reste de sa discographie.