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12月28日 radiohead, électrons libresradiohead
électrons libres
![]() On peux toujours polémiquer sur la décision du groupe d'Oxford de vendre son dernier album en premier sur internet à prix libre, puis de le proposer en souscription en version ultra collector je me la pète, avant d'annoncer une sortie ces derniers jours dans les magasins, mais force est de reconnaître que le choix est désormais plus complet et plus juste pour tous. La fin des maisons de disques semble désormais proche...
Et l'album en fin de compte?
Eh bien, après quelques écoutes, il faut bien avouer que "In Rainbows" est un très bon disque de Radiohead. Dans la droite lignée des dernières expérimentations du groupe, soit impossible à définir sans citer des termes aussi disonnants que electro jazz minimaliste et pop rock progressive, bref tout ce qui fait l'univers du groupe depuis une décennie déjà.
Mentions spéciales aux deux titres les plus remarquables de l'album, "All I Need" et sa montée en puissance finale absolument géniale, et "Reckoner" pour la voix haute perchée de Thom Yorke, ennivrante de beauté.
Allez, revenez faire des concerts par ici, vous nous manquez, sales rebelles que vous êtes! 12月27日 deathstars, le mal à l'état purDEATHSTARS
le mal à l'état pur
Oeuvrant dans un métal industriel aussi glamour qu'implacable dans son exécution, les Suèdois de Deathstars (crées en 2000 par le chanteur Whiplasher Bernadotte et le guitariste Nightmare Industries), sont en passe de devenir les nouveaux héros de la jeunesse sonique, via un très attendu troisième album à paraître au printemps 2008.
À l'origine, Deathstars s'appelait Swordmaster, combo heavy metal issu de la fusion de deux autres groupes: Dissection et Ophthalamia. C'est ainsi que les deux autres membres du groupe, Beast X Electric (remplacé par Skinny sur le second album)et Bone W Machine, arrivèrent dans l'aventure.
Brassant le métal industriel et l'electro Apparus en tenues latex et vinyl du temps de "Synthetic Generation", les étoiles de la mort se sont essayés à plusieurs variations avant d'arborer des tenues gothiques et militaires pour "Termination Bliss". Le costume noir sied d'ailleurs assez bien à ces messieurs (en fait, tout leur va, même les combinaisons anti-radiations!). Mention spéciale à Whiplasher Bernadotte qui semble parfois être le bâtard de Nikki Sixx et de Adam Ant avec ses casaques de caporal ou ses complets classe. Niveau singles, si "Synthetic Generation" sur le premier album, était bien dark comme il faut pour introduire le groupe, les choses sérieuses ont vraiment commencé avec les sorties de "Cyanide", "Virtue To Vice" (et son clip au scénario absolument incompréhensible!,) et surtout la bombe "Blitzkrieg Boom", véritable moment de gloire épique, un titre addictif au possible de par sa construction offensive agrémentée d'effets sur les voix. Le groupe y apparaît à son zenith, tout comme son charismatique chanteur, aussi beau que le diable en personne, ses sourires flanquant une trouille noire mélangée à un désir intense de le rencontrer. Dans le genre, on avait pas connu un tel sentiment depuis un certain Brian Warner...
MTV ayant déjà son antéchrist, on imagine bien que Deathstars ne sera jamais reconnu à sa juste valeur, mais sait-on jamais... après tout, il se passe souvent des choses insensées à la sortie d'un troisième album! amorphis, à mourirAMORPHIS
à mourir...
![]() Dixième album au compteur pour les Finlandais de Amorphis qui ont, en la personne de Tomi Joutsen, enfin trouvé le chanteur qui manquait cruellement à leur death metal progressif.
Eh oui, vous avez bien lu, Amorphis, à l'image de In Flames, ne se contente pas de faire hurler ses instruments sous les rugissements de son frontman, mais sait aussi ménager des moments de calme et d'introspection, le tout servit par une voix mélancolique et racée en diable.
"Silent Waters", son dernier album, en est la preuve éclatante. A découvrir absolument si vous êtes en quête de nouvelles sensations. le groupe et l'album de l'année sont...le groupe et
l'album de
l'année sont...
![]() ...la réponse le
premier janvier!!
porcupine tree, peur dans le noirPORCUPINE TREE
peur dans le noir
![]() La blague de Steven Wilson fête cette années ses vingt ans!
Crée par amusement en 1987 à la suite d'expérimentations en solitaire du guitariste, chanteur et compositeur Steven Wilson, l'arbre à porc-épique s'étoffa de nouveaux membres et devint tangible en 1991 avec la sortie de son premier album en tant que véritable groupe.
Depuis, une petite dizaine à suivi, tous étonnants et dissemblables, le groupe anglais passant avec une facilité déconcertante du pop rock au métal avant de s'arrêter sur la case rock progressif, celle des expérimentations sans fin.
Cette année 2007 à vu la sortie de "Fear Of A Blank Planet", peut-être leur chef d'oeuvre, tant l'écoute de l'objet (agrémenté de ce packaging hypnotisant !) se révèle addictif et tripant. Un des tous grands disques de rock de l'année et une véritable plongée en apnée dans les ténèbres les plus impénètrables qui soient. 12月26日 dimmu borgir, le diable en rit encoreDIMMU BORGIR
le diable en rit encore
Le black metal symphonique de Dimmu Borgir est sans doute plus majestueux que jamais ces dernières années, bien que toujours un peu prétentieux pour ceux et celles qui les considèrent comme à tout jamais vendus à la grandiloquence et aux clips à budgets pharaoniques, les mêmes que ceux alloués à Cradle Of Filth dans un autre genre.
Finalement qu'importe si le groupe n'est plus celui des début en 1993, ce qui est même heureux en fin de compte, on aurait du mal à supporter d'autres albums comme "For All Tid" en 2007 et bien assez de formations nordiques se chargent encore aujourd'hui de reproduire la chose avec plus ou moins de bonheur.
Huitième album des démons Norvégiens, "In Sorte Diaboli" est sans doute le disque le plus satanique de l'année, tapant sur la religion comme encore jamais auparavant, à l'image de "The Serpentine Offering", dont le clip moyen-âgeux est une charge en rêgle contre l'obscurantisme religieux et le lavage de cerveaux à l'échelle mondiale orchestré par l'église chrétienne depuis des siècle.
On l'aura compris, Dimmu Borgir hait la religion et kiffe Belzebuth, allant jusqu'à le mettre sur la pochette de son dernier forfait.
Musicalement, c'est toujours du Dimmu Borgir pur jus, soit la voix reconnaissable entre toutes de Shagrath, pareille à celle d'un loup qu'on écorche , le tout sur les orchestrations chargées de la fanfare infernale qui l'accompagne, constituée de ses camarades Silenoz, Galder, Mustis, Hellhammer et ICS Vortex (ouais je sais, mais attendez de voir les pseudos des petits gars de Deathstars...) .
On aime ou on déteste, mais difficile d'y rester indifférent. En plus c'est parfait pour faire chier les parents. Donc, si tu es jeune, écoute Dimmu Borgir à fond dans ta chambre!
paradise lost, la grande messePARADISE LOST
la grande messe
![]() Après avoir popularisé le death et le doom métal au début de sa carrière, via des albums cultes tels "Lost Paradise", "Shades Of God" ou encore "Gothic", Paradise Lost est devenu l'un des pionniers du gothic metal, repoussant les limites de sa musique en innovant constament, s'entourant de collaborateurs de tous les horizons musicaux pour faire de chacun des ses albums une nouvelle aventure, prennant ses fans par surprise à chaque fois et laissant la critique spécialisée dans l'embarras, cette dernière ne pouvant plus se référer à ses anciennes productions pour émettre un quelconque avis tranché.
Oeuvrant à la fin du siècle dernier dans une synth pop("Host") à la Depeche Mode, le groupe a depuis laissé ses cheveux repousser pour revenir à certains de ses premiers amours, tout en maintenant le côté gothic présent dans sa musique. Des albums comme "Symbol Of Life ou "Believe In Nothing" vont dans ce sens tout en préservantt un peu de la retenue de la période "Host".
Cette façon de procéder à rendu le groupe plus populaire et lui a donné une respectabilité universelle, mais les ventes n'ont pas été à la hauteur de la prise de risque et Paradise Lost semble aujourd'hui considéré comme un groupe de seconde division, alors qu'il dépasse de plusieurs têtes nombre de formations superstars.
Groupe revenu de tout et à la fabuleuse stabilité niveau line-up, Paradise LostL doit beaucoup au charisme de son chanteur Nick Holmes, principal compositeur du groupe, et Greg Mackintosh, guitariste et compositeur de la musique. Avec "In Requiem" sortit cette année, le groupe du Yorkshire signe un nouveau classique dans sa longue discographie et un bien bel objet de culte pour ses fans, certainement les plus comblés artistiquement. vnv nation, le jugement dernierVNV NATION
le jugement dernier
![]() Retour en demi-teintes du duo anglo
irlandais de dark electro pour ce mal
nommé "Judgement" qui convoque à
nouveau les fantômes de l'electronica
européenne. On retrouvera avec plaisir
un son familier et des références pour
le moins évidentes. à commencer par
Depeche Mode et Covenant, mais le
tout manque de cohérence et donne
à penser que VNV Nation court encore
derrière une identité musicale propre.
VICTORY NOT VENGEANCE est le nom
complet du groupe. Mais près une telle
défaite, il va lui falloir se venger. in flames, le calme et la tempêteIN FLAMES
le calme et la tempête
![]() Formation de death métal mélodique en activité depuis 1990, le groupe de Göteborg se détache du lot par un son complexe et parfois assez proche du rock progressif de par ses recherches aventureuses et la voix géniale de sincérité de son extraordinaire chanteur dreadlocké, Anders Fridén . Considéré à juste titre comme un des fondateurs et référence du genre, In Flames peut se targuer d'être l'un des plus gros vendeurs de sa catégorie. Ayant déjà une petite dizaine d'albums au compteur, In Flames a sortit "Come Clarity" cette année, dont le titre éponyme est un monument de fureur refoulée. Et franchement, quand Anders Fridén ne hurle pas ses trippes dans son micro et adopte une voix normale, c'est vraiment mieux. On se plait à espérer un éventuel album unplugged pour chialer en famille en écoutant ces putains de chansons qui ne demandent qu'à apparaître dépouillées pour enfin prendre leur envol, car In Flames est définitivement un groupe hors norme sur le plan musical, peut-être même génial, mais hélas cantonné dans et par un genre extrême dans lequel il s'est enfermé. 12月25日 xandria, métal romantiqueXANDRIA
métal romantique
Drôle de destinée que celle de Xandria, le groupe de l'allemand Marco Heubaum, crée en 1994 mais dont les différents musicaux conduisirent ses membres à son démantèlement trois ans plus tard. Etant une forte tête, Marco décide de se battre pour ce groupe et persuade ses anciens compagnons d'abandonner leurs groupes respectifs pour reformer Xandria en 2000. Et l'aventure commence enfin pour de bon, en premier sur internet, puis via la sortie de plusieurs albums, dont les très bien accueillis deux derniers: "India" et "Salomé", comportant comme leurs noms l'indiquent, des influences world du plus subtil effet sur leur métal et accompagnant à merveille la voix de la belle lisa Middelhauve. Influencé par des groupes tels que Tiamat ou encore Paradise Lost pour le côté mélodique et sombre à la fois de sa musique, Xandria oeuvre donc comme dit plus haut dans le métal, mais un métal moderne et qui privélégie les ambiances à la violence à tout prix. Ce qui n'empêche pas ses musiciens de demeurer d'excellents techniciens et de ne pas demeurer dans l'ombre de leur déesse de chanteuse. the hives, voie de garagethe hives, voie de garage
![]() Le garage punk des cinq suèdois résonne
depuis 1993 déjà, mais bien peu étaient
présents lorsque qu'il tira ses premières
salves, ne devenant populaire au delà
de ses frontières que depuis le début des
années 2000. Après quelques albums bien
furibards et une réputation de meilleur
groupe du monde en live acquise, The
Hives sont revenus cette année avec "The
Black & White Album", un nouvel album
bien rentre dedans mais un peu poussif
sur certains titres, un peu comme si le
groupe semblait condamné à se répéter
encore et toujours dans ce genre qui le
caractérise pourtant si bien. Il va lui
falloir se réeinventer la prochaine fois
car à en croire ses fans, le changement
de couleurs de ses costumes ne suffit plus.
subway to sally, lumière divineSUBWAY TO SALLY
lumière divine
![]() Formé à Potsdam en allemagne en 1990 par Michael Simon et Michael Bodenski, Subway To Sally (qui signifie : lumière divine à la fin d'un long tunnel) s'est d'abord fait connaître par son style médiévale folk, racontant via ses chansons des histoires de sorcières et d'aventuriers, tandis que le groupe arborait un look d'époque, fait de peaux de bêtes et de tissus anciens.
Musicalement, les fifres se disputaient aux tambourins sur des orchestrations encore hésitantes, mais l'envie de sonner plus rock était présente et ne tarda pas à se manifester au cour des albums suivants.
Abandonnant rapidement l'anglais pour l'allemand (parfois le latin et le gaélique sur certains morceaux), tandis que son style musical se rapprochait du métal médiévale, avant d'aborder des thèmes plus contemporains, Subway To Sally signa une dizaine d'albums jusqu'à aujourd'hui, devenant une référence du genre dans le circuit alternatif et plus particulièrement gothique.
Pour vous inciter à y prêter une oreille, on citera surtout "Nord Nord Ost", sortit en 2005, qui renouait avec d'anciens amours et qui contenait le brillant single "Sieben" entre autres morceaux épiques.
Paru en 2007, le brillant "Bastard", contenant les singles "Eisblume" et "Seemannslied", continue dans la même voix, un pied dans le passé et l'autre dans le présent. A noter que le groupe a quitté son label historique Universal pour rejoindre la famille métal de Nuclear Blast.
Au final, la musique de Subway To Sally demeures, près de deux décennies plus tard, une invitation fascinante à rentrer dans un univers musical sans nulle autre pareil, violent et romantique à la fois, exécuté par un groupe de sept virtuoses à l'unisson de leur art. 12月23日 she wants revenge, pour toujoursSHE WANTS REVENGE
pour toujours
Justin Warfield et Adam Bravin sont de retour, déjà serait-on tenté d'ajouter. Après un remarquable premier opus éponyme sorti l'an dernier, une tournée avec Depeche Mode et un duo très réussi sur l'album de Timbaland, She Wants Revenge est donc revenu en 2007. La formule magique de leur cold wave est toujours la même : des filtres sur la voix, des boîtes à rythmes, des synthétiseurs et des guitares électriques à la sauce des années 80. Différence de taille dans la similitudes entre la première et la deuxième pochette d'album, la jeune femme en dessous blancs est désormais vêtue de noir et ne dissimule plus un couteau de cuisine derrière son dos mais une rose noire, obligeant le groupe à trouver un titre à cette nouvelle mise en scène qui autrefois se suffisait de son nom, et c'est donc "This Is Forever" qui remplit cette fonction, de bien belle manière il faut l'admettre. Duo de Los Angeles, She Wants Revenge navigue à contre courant de la musique actuelle, distillant une musique froide et fascinante à la fois dans un monde gouverné par MTV. Si la première tentative séduisait sans convaincre (Justin Warfield ne savait déjà pas chanter!), il n'en va pas de même avec ce nouvel opus qui s'avère parfait de bout en bout dès les premières notes de "Written In Blood" débutées. Les titres sont plus solides qu'auparavant (et la voix de Justin plus nuancée), on y croise même quelques sommets ("Walking Away", "It's Just Begun", "Rachael") et, pour ma part, une putain de chanson, "Pretend The Worl has Ended", véritable retour dans les plus belles journées grises de mes années 80. london after midnight, 11 ans de silenceLONDON AFTER MIDNIGHT
11 ANS DE SILENCE
![]() SEAN BRENNAN EST DE RETOUR!!!
Dans l'histoire du rock, il y a des absences qui se font longues, des silences qui semblent interminables. Alors que la planète métal n'en finit plus d'attendre un nouvel album de Guns N''Roses, que les accros de trip-hop réservent leur mois de mars 2008 pour la sortie du troisième album de Portishead, que la France entière attend Noir Désir au tournant et que les Jesus & Mary Chain et My Bloody Valentine enregistrent leur premier album depuis une éternité, les goths, enfin libérés depuis le disque de Fields Of The Nephilim, savourent, cerise sur le gâteau, le nouvel album de London After Midnight, avant un nouveau Bauhaus prévu pour 2008!
Mais que s'est-il passé pour le groupe de Sean Brennan durant une décennie? la réponse est amère: des problèmes de labels et la faillite de sa maison de disques. Toujours la même histoire, on veut contrôler un groupe , sa musique et ce sont les fans qui trinquent en ne voyant rien venir.
Mais bon, on s'en tape vu que la rondelle est là et que c'est une putain de tuerie, loin du romantisme exacerbé (et un peu pénible, il faut bien l'avouer maintenant) que l'on connaissait du groupe (qui a été depuis pillé par des formations telles que HIM ou encore The 69 Eyes) et plus près de la dark electro que jamais. les textes aussi sont plus radicaux, traitant des dérives de la société et de la politique avec une rare lucidité pour le groupe.
Au programme, une entrée en matière grandiose avec "The Beginning Of The End" et son climax de folie, véritable pied de nez à ceux qui disaient le groupe fini. En guise de réponse, un classique comme premier titre du retour. La suite est sans appel, "Feeling Fascist?" étant une énorme claque, tout comme le single (mainte fois remixé sur l'édition spéciale) "Nothing Sacred". On pense que ça va se calmer à la suivante mais on se trompe, "Heaven Now" nous déchirant le coeur au passage. Trop bien.
La suite est tout aussi renversante et ce jusqu'à la fin. Evidemment, certain(e)s trouveront l'enrobage trop synthétique mais les guitares sont là et la voix de Sean est bien là aussi, plus que jamais.
kristin hersh, a star is bornKRISTIN HERSH
a star is born
![]() Il est à parier que ceux et celles qui
se souvenaient de la chanteuse des
Throwing Muses ou de sa carrière
solo (dont le climax restera pour
toujours sa collaboration avec le
leader de R.E.M sur "Your Ghost")
ont dû halluciner en découvrant
le nouvel angle d'attaque de la
brunette... devenue blonde et des
plus glamour! Exit le look banal
mais charmant de toujours pour
une affirmation de sa féminité à
travers sa musique. Et le disque?
Il est franchement bon. "Learn To
Sing Like A Star" est même un très
bon crû de folk pop comme sait si
bien le faire Kristin. C'est frais, un
peu triste, mais pas trop, et sa voix
un peu cassée est un ravissement.
grinderman, garage dans l'espaceGRINDERMAN
garage dans l'espace
![]() On ne présente plus Nick Cave, sauf peut-être aux enfants...
Bref, après une petite quinzaine d'albums bien taciturnes, avec ou sans ses Bad Seeds (un peu comme Bruce Springsteen et son E Street Band), des collaborations diverses et variées (musiques de films, acteur occasionnel, relance de la carrière de Kylie Minogue, etc.), le géant australien revient avec trois membres de son groupe (Warren Ellis, Martyn Casey et Jim Sclavunos) pour en fonder un nouveau dans lequel il ne serait que le chanteur. Le nom: Grinderman.
Difficile de distingue les diffférences au premier abord, la musique de Cave n'étant pas la plus simple du monde. On dira que celle de Grinderman est encore plus radicale, pas l'ombre d'un single, des influences bien garage, encore plus bluesy (parfois jazzy) qu'auparavant. On notera l'usage d'instruments peu conventionnels, tels du bouzouki et autres cousins éloignés de la guitare, le tout donnant des consonnances slaves à la plupart des morceaux comme sur le magnifique "Go Tell The Women".
Mais Nick Cave restant Nick Cave, surtout avec des membres de son groupe, il ne peut s'empêcher de se rappeler à notre bon souvenir avec l'extraordinaire "(I Don't Need You To) Set Me Free", véritable hymne de concert.
Et pour pleurer dans sa chemise, on se rabattra sur le poignant "Man In The Moon", incroyable putain de chef d'oeuvre qu'on ne s'attendait tellement pas à trouver là. 2 minutes absolument géniales. Si vous ne devez écouter qu'une chanson aujourd'hui, que ce soit celle-là. En fait, je vous somme de vous débrouiller pour aller l'écouter de suite sur internet, démerdez-vous avec youtube ou je ne sais quoi mais allez l'écouter immédiatement... maintenant!
Pour résumer, un grand disque. luke dans les étoilesL U K E
dans les étoiles
![]() Troisième album du groupe de Thomas Boulard et à nouveau un changement de directin artistique radical. En effet, si le premier donnait dans le calme le plus ouaté, le second, lui, fonçait tête baissée dans le rock épique, à l'opposé de ce nouvel enregistrement studio, bien plus tenu, toujours très rock, mais plus maîtrisé, tout comme la voix de Thomas, qui sonne enfin comme la sienne et plus comme celle d'un autre bien connu. C'est particulièrement visible sur un titre comme "Stella", l'un des joyaux de "Les Enfants de Saturne".
L'album ne semble pas encore avoir trouvé son public, au prochain single peut-être, mais c'est une victoire pour Luke, enfin libéré de l'influence de son grand frère et de retour sur la terre ferme après avoir été dans les étoiles.
12月20日 cocorosie, la musique des rêvesCocoRosie
la musique des rêves
![]() CocoRosie, un joli nom de scène pour ce duo américain formé en 2003 par les sœurs Bianca, Coco et Sierra Casady. Leur musique, très low-fi et bricolée, est qualifiée de psyche pop où se mélangent leurs voix, tantôt lyriques, tantôt enfantines, le tout matiné de gospel, de blues et de folk. Leur univers poétique est fait de bruits d'eau ou d'objets tels que des jouets, le tout rappelant des sons ou des sensations de l'enfance via une musique censée provenir de nos rêves.
Après un étrange premier album enregistré à l'arrache dans une chambre d'hôtel parisien en 2004 et nommé "La Maison De Mon Rêve", suivit un second enregistré en studio l'année suivante et baptisé "Noah's Ark". Le duo ne tarda pas à devenir culte dans les millieux alternatifs, sa musique étant comparée à celle de Björk. L'enregistrement en 2007 de "The Adventures Of Ghosthorse and Sillborn" en Islande ne calmera de loin pas le jeu des comparaisons. On reconnaitra quelques similitudes au niveau de la voix mais la musique de CocoRosie sent tellement le bidouillage et l'introspection personnelle, via les rêves et les fantasmes des deux soeurs, que toute comparaison semble futile.
Au final, CocoRosie, entouré d'artistes comme Anthonny (and the Johnsons) et Devendra Benhart, s'impose comme une formation sans équivalence qui n'aspire qu'à nous faire rêver à travers ses propres rêves. marillion, ailleurs... pour l'instantmarillion
ailleurs... pour l'instant
![]() Seul groupe de rock progressif encore digne d'intérêt en ce bas monde, Marillion continue sa route en demi-teintes depuis quelques années, sortant régulièrement des albums (tous les dix-huit mois environ) mais sans retrouver la magie de "Brave", "This Strange Engine" ou encore de "Afraid Of Sunlight".
"Somewhere Else" n'échappe pas à la rêgle malgré quelques bons moments ("No Such Thing") et ronronne gentiment avant de se réveiller brutalement en son milieu sur l'immense "The Wound" qui remet le groupe en perspectives, via la voix hantée de son miraculeux chanteur Steve Hogarth et un texte semblant sortit tout droit du cultissime album "Brave". Hélas, la suite confirme le manque de cohérence du groupe et se termine dans l'ennui poli. Rien de pire pour un groupe autrefois passionnant.
On attend de pied ferme le quinzième album de Marillion prévu pour le printemps 2008 et qui s'annonce comme le renouveau artistique du groupe. De bien belles promesses qui ne demandent qu'à se réaliser.
the chemical brothers, ils sont la nuitthe
chemical
brothers
ils sont la nuit
![]() Disque de transition dépourvu
de tubes radio du gabarit de
"Galvanize" sur leur précédent
"Push The Button", "We Are The
Night" est une déclaration à
l'intention de ses fans les plus
purs, ceux et celles qui savent
que la musique des frangins
chimiques ne se limite pas à
une collection de tubes pour
le best of de rigueur. En lieu
et place le duo offre sa vision
du monde à travers ces douze
titres faits pour danser toute
la nuit. Et comme il faut bien
un classique pour contenter la
planète, le duo s'associe avec ses
enfants spirituels, The Klaxons,
pour "All Right Reversed" déjà
d'anthologie. Mais c'est pour le
balayer l'instant d'après avec
"Saturate", parfaite petite bombe
pour dance-floors. Il reste encore
huit morceaux. Trop forts.
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