| fran 的个人资料THE SAD PLACE照片日志列表 | 帮助 |
|
2月15日 roy schneider 1932-2008ROY SCHNEIDER 1932-2008
L'hécatombe continue. Comédien mythique des 70's, celui qui fût l'inoubliable Chef Brody dans Les Dents de la mer de Steven Spielberg et sa suite, Les Dents de la mer 2, vient de nous quitter à l'âge de 75 ans. Il venait de finir de tourner deux nouveaux films : Dark Honeymoon, un thriller avec Tia Carrere, Daryl Hannah et Eric Roberts et Iron Cross, un drame sur fond d'Allemagne nazie avec Helmut Berger. Roy Scheider aura joué dans plus d'une cinquantaine de films dont French Connection (pour lequel il a été nominé à l'oscar du meilleur rôle masculin) et Le Convoi de la peur de William Friedkin, L'Attentat de Yves Boisset, Un Homme est mort de Jacques Deray, Police puissance 7 de Philip D'Antoni, Marathon Man de John Schlesinger, Le Festin nu de David Cronenberg ou encore Romeo is Bleeding de Peter Medak pour ne citer que les plus célèbres. Récemment, il était apparu dans le Punisher de Jonathan Hensleigh et les suites de Dracula 2001 : Dracula II : Ascension et Dracula III : Legacy. Source: Mad Movies - Alexis Dupont-Larvet the deadfly ensemble " a seed catalogue for extinct annual"the deadfly ensemble
"a seed catalogue for extinct annual"
A l’instar d’un Ronny Moorings (Clan Of Xymox), Lucas Lanthier est une figure emblématique du monde gothique de par son appartenance au cultissime Cinema Strange, combo batcave dont il est le co-fondateur ainsi que le chanteur attitré. Mais l’homme, érudit et épicurien dans l’âme, à d’autres cordes à son arc, l’une d’elle étant ce side-project fascinant du nom de The Deadfly Ensemble qui nous présente aujourd’hui son second enregistrement. Naviguant dans des contrées autrement plus surréalistes et expérimentales qu’à l’accoutumée, Lanthier et ses acolytes (Marzia Rangel au violon, James Powell à la basse et Dizhan Blu aux percussions) tissent des nappes musicales semblant venir de rêves paradoxaux de l’époque victorienne, le tout agrémenté d’une multitude d’enregistrements additionnels (boite à musique, rires, voix et sons d’insectes) comme autant de couches de peintures sur une toile. On y croise des pirates amoureux de leur reine ou encore une infirmière aimant un petit garçon, ainsi que d’autres petites histoires aussi délicieuses que glaciales. Vous l’aurez compris, il est ici question d’art musical en mouvement permanent et de ce que la culture punk rock underground (la seule et véritable, pas celle, putassière, qui fait des passes bon marché sur MTV) nous a donné de plus aboutit. Les amateurs d’ambiances dignes de films d’horreur gothique devraient logiquement adorer cet immense album déposé en ce bas monde par des créatures aussi sublimes qu’effrayantes. Chapeau bas, Monsieur Lanthier. rosqo "no stone left unturned"ROSQO No Stone Left Unturned
Rosqo est un peu une énigme pour les amateurs de rock lausannois. Un seul album, il y a quatre ans et depuis des prestations remarquées et quelques apparitions de haute volée lors des dernières éditions du Burning. Mais, enfin, « No Stone Left Unturned » (enregistré à Bristol) est là et c'est une prodigieuse claque. D'entrée le combo nous rappelle ce pourquoi on l'aime depuis cet album fondateur, « Taikonaut », ce rock aérien, frontal et empli de douleur à la fois. Des envolées furieuses qui s'arrêtent net pour repartir de plus belle et une voix, qui va trop loin, qui se brûle mais qui ne lâche pas, comme celle d'un ado croyant que son groupe est le plus grand de l'univers. Et vous savez quoi ? L'espace de ces 11 titres, on peut bien se laisser convaincre que Rosqo est au top.
2月13日 get well soon "rest now, weary head! you will get well soon!"Get Well Soon "Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well Soon"
Semblant vivre dans la même dimension/époque que les classieux membres de Cinema Strange, Konstantin Gropper pourrait bien se targuer d’être le leader du groupe le plus étonnant du monde, à savoir Get Well Soon, qu’on n’y trouverait rien à redire, tant ce premier album de pop indie crépusculaire, matiné de folk et de country, sonne comme l’un de ces chefs d’œuvres musicaux auxquels les masses n’auront jamais accès. Tant pis pour elles, tant mieux pour nous. On citera volontiers des relents de Nick Cave, Arcade Fire, Leonard Cohen, mais également Radiohead, Woven Hand ou encore Sparklehorses (que du bon !) dans ce joyeux bordel intimiste joué par huit musiciens visiblement concernés et habités par leur musique. L’énoncé des titres de ces 14 morceaux, qui sentent bon le rock pastoral, sont longs comme le bras (We Are Safe Inside While The Burn Down Our House, ce genre) et on se croirait parfois en pleine bande originale d’un obscur film sur les paysans de l’Oklaoma (à moins que ce ne soient une famille d’Amishs perdue en Virginie), mais quel film ! Et cette reprise sous laudanum du Born Slippy (il fallait y penser !) de Underworld… juste énorme, à l’image de ce disque qui s’écoutera plus facilement le soir, un verre d’absinthe à la main, ou au petit matin, en bourrant sa première pipe, tandis que les chevaux sauvages s’ébrouent dans la pampa.
www.myspace.com/youwillgetwellsoon
2月12日 nada surf "lucky"NADA SURF "LUCKY"
Dans la catégorie des groupes power pop (comment ça beurk !? bande de barbares…) les plus sous-estimés de l’univers, Nada Surf fait incontestablement partie du peloton de tête. Et ce n’est pas ce cinquième et admirable album qui va me faire mentir, tant il dégage d’entrée les étiquettes collège rock FM pour saisir l’auditeur par les trippes avec son titre d’ouverture : « See These Bones ». Groupe sympa, gentil, inoffensif ? Non, on parle de trois musiciens habités qui aiment Dylan, They Might Be Giants, Calexico, Ed Harcourt ou encore les Beatles. Fournisseur de classiques absolus, Caws, Lorca et Elliott ne dérogent pas à la règle en nous offrant des bombes de spleen comme « From Now On » ou encore « Whose Authority » qui ne déméritent face à la grandeur de leur tubesque « Always Love ».
2月9日 punish yourself live aux docksPUNISH YOURSELF
LIVE AUX DOCKS
Ce soir, c'est grand soir. Tous les goths et punks de la région se sont réunis en une seule et grande famille. Cheerleader 69 (side project du chanteur de Punish Yourself) a ouvert les hostilités un peu plus tôt, suivit des genevois de Bak XIII, et c'est maintenant aux punks fluos Toulousains de Punish Yourself d'enfoncer le clou.
Enfin, après une attente interminable (la première fois que je les vois en live!) la scène est plongée dans l'obscurité, et des lampes à ultra violet disposées autour de la scène retiennent toute l'attention de la foule. il faudra pourtant attendre un instant pour les beaux effets lumineux.
le groupe arrive sous les hurlement d'un public en délire et complètement déchaînée. Le chanteur vx69, recouvert de rouge et de vert, vient se poster devant la foule, bien différent de l'image renvoyée en début de soirée lorsqu'il présentait son side-project, habillé au naturel. Là, il ressemble à un indien prêt au combat. A ses côtés, l'imposante MissZ, toute verte, guitare en bandoulière, renvoit l'image d'une femme elle aussi décidée à en découdre. Massive, sa lourde poitrine dressée, elle juge l'assistance en silence, prête à faire résonner sa guitare.
Le concert commence dans un déluge industriel insensé, puis, enfin, les cyberpunks fluos apparaissent sous un flot de beats et de lumière aveuglante, et la fosse se transforme instantanément en dancefloor surexcité. Le public semble être tombé dans une folie collective des plus spectaculaires, comme si Punish était le plus grand groupe de la galaxie ce soir, leur electro-indus (dont moultes extraits des albums "Sexplosive Locomotive" et "Gore Baby Gore!" seront joués ce soir) mêlant riffs énormes, refrains dantesques, samples, beats technoïdes et vocaux saturés. Le son, massif se révèle à la hauteur de l'expérience supra naturelle.
Miss Z lève sa guitare dans tous les sens, la frotte contre les retours, joue des percussions sur une poignée de titres. Elle emprunte à la danseuse du groupe son boa en plume et son chapeau de cow-girl, ce dernier passant de membre en membre durant tout le concert.
P.RLOX, deuxième guitariste posté sur la droite de la, rayonne d'un bleu ardent (ou est-ce vert, je ne sais plus...), acceptant une bière venue de la foule avant de poursuivre de plus belle dans l'exécution de ses parties.
le batteur, X.av, n'est pas en reste, frappant son instrument comme si sa vie en dépendait, tout en gardant une rythmique infernale tout le long du set. Un putain de batteur en rouge et jaune.
Klodia, la seule danseuse de la soirée, maquillées des pieds à la tête à l'image du groupe, se démène comme une diablesse possédée, tantôt en pom pom girl de l'enfer puis aspergeant la scène (et le groupe, surtout Miss Z qui semble s'en délecter...) d'étincelles en jouant d'une meuleuse qu'elle frotte en rythme contre une plaque de metal sur son torse, rappelant à certains la dernière tournée des glammers de Mötley Crüe.
Le groupe termine le concert dans un chaos indescriptible, laissant son auditoire sur les genoux.
Quand à moi, je me mord les doigts d'avoir laissé passer l'opportunité d'interviewer MissZ quelques heures plus tôt. mais bon, on ne fait pas toujours ce que l'on veut certains jours. En pénitence, je me suis acheté tous les albums de Punish Yourself. La prochaine fois, je serai prêt. bak XIII live aux docksBAK XIII
LIVE AUX DOCKS
Bak XIII est de retour en cette bonne ville de lausanne! Après le tonitruant "Morituri Te Salutant" et le non moins exceptionnel "Vae Victis", le combo Genevois nous revient pour chauffer une salle des docks au fer rouge avant l'arrivée des punks multicolores de Punish Yourself, autres héros de la soirée.
Bak XIII est aimé dans le milieu dark-electro, c'est un fait et on comprend bien pourquoi. Distillant des compositions intemporelles car s'étalant sur plusieurs décennies de musique électronique, se foutant totalement des modes et des styles (le look diamétralement opposé des trois musiciens en est une preuve flagrante, ils se permettent en plus de le faire bien.
Leur arrivée sur scène est saluée comme il se doit avant que la machine à tube ne se mette à rugir, "Things Will Never Change", "Spiegeltanz", "80's Are Back Forever", "Electroshock" et autres tueries tirées des deux derniers albums mettant le public dans un état proche de la folie, le chanteur DDDMIX n'ayant pas son pareil pour hypnotiser son audience, sa voix résonnant comme celle d'un grand frère alternatif, tandis que le Baron Von Smock (toujours très classe) distile des ambiances crépusculaires sur son synthétiseur.
Commentateur avisé de son époque, Bak XIII est également un terrible rouleau compresseur à dancefloor comme en atteste la foule (un mélange de punks et de goths magnifique), dansant sur ses mélodies diaboliques faites d'un clavier froid et d'une guitare acérée.
Délivrant à chaque fois une prestation terminale, comme si la fin du monde était imminente, Bak XIII, en chroniqueur social qu'il est, ne peut faire l'impasse sur son hymne de concert, le fabuleux "Disco Armageddon", dont la partie déclamée par DDDMIX à pour effet de rendre le public fou, mettant les médias d'information, la télé-réalité ainsi que l'industrie musicale et du spectacle en accusation pour crimes contre l'humanité et l'art en général.
Gigantesque de par sa formidable autonomie et l'exceptionnelle qualité de son oeuvre, Bak XIII, demeure l'un des plus grands secrets musicaux de ce pays. On se dit parfois qu'on aimerait bien le partager avec le reste du monde, mais le monde est-il prêt pour Bak XIII?
Epilogue:
Ressortant de la poche de mon pantalon l'édition limitée en résine de l'album "Morituri te Salutant", je réalise soudain que mon budget bière de la soirée est passé dans l'achat impulsif de ce splendide artefact.
Qu'importe l'îvresse, j'ai l'objet de ma passion au creu de la main. On est fan ou on ne l'est pas. Et mes derniers amis veulent déjà m'offrir à boire. Aucune raison de refuser désormais. samael live aux docksSAMAEL
live aux docks
"Solar Soul" ayant passablement chauffé les esprits des fans de black métal indus ces derniers mois, le retour de Samael (avant son débarquement en Russie et en Ukraine fin février!) par chez nous ne pouvait pas se manquer. Et c'est la foule des grands soirs qui s'est déplacée pour saluer le quatuor valaisan.
Visiblement heureux d'être là, Vorph éructe de joie en direction de Makro pui le groupe commence à égrenner les morceaux de son dernier et magnifique album. Tandis que Xy passe de ses percussions à ses claviers ou les deux en même temps avec une déconcertante habileté, Mas évolue toujours en lévitation avec le ventilo dans la face, donnant à sa prestation des allures divines et martiales à la fois, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes de Samael. "Solar Soul" est joué dans les largeurs mais "Passage", "Eternal" ou encore "Reign Of Light" ne sont pas oubliés, le groupe y revenant avec fierté durant tout le set.
Seul bémol, le son est vraiment à la ramasse, complètement dégueulasse. Franchement, ça le faisait avec Sybreed un peu plus tôt, mais là... quelque chose à merdé sérieusement. Vraiment dommage que personne ne s'en soit rendu compte sur scène. C'est bien simple, durant "Slavocracy", dernier single phare du groupe, je discutais avec Lord Pelthor de Your Own Decay...
Bon, on espère que les Ukrainiens auront plus de chance que nous, hein! sybreed live aux dockssybreed live aux docks
![]() Le cyber metal des genevois de Sybreed était de retour la semaine dernière (en ouverture des valaisans de Samael) pour défendre leur second album "Antares", sortit en octobre dernier sur Listenable Records. Accueillis chaleureusement par le public, visiblement aussi venu pour lui, le groupe, en grande forme, va défendre sa nouvelle galette avec une virulence jamais mise en défaut, comme c'était déjà le cas au temps du fondateur "Slave Design". De "Neurodrive" en passant par "Orbital", "Emma O" ou encore "Isolate", Sybreed aura, le temps d'une première partie, assuré comme la future référence qu'il aspire à devenir. Vivement la suite.
|
|
|