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3月28日 bauhaus "go away white"B A U H A U S
"GO AWAY WHITE"
![]() 1983 depuis "Burning From The Inside" dernier album en date du groupe... 25 ans depuis cette pneumonie obligeant Peter Murphy à abandonner la moitié des interprétations vocales du disque au guitariste Daniel Ash.
la suite est connue, un split sur scène peu de temps après et la gloire américaine pour Love & Rockets, nouveau groupe constitué des trois musiciens du groupe, Peter Murphy, à l'écart, devenant une sorte de David Bowie underground, livrant des disques à intervalles régulières quand il ne prend pas le soleil en Turquie.
Depuis, de l'eau a coulé sous les ponts, le groupe s'est reformé à deux reprises pour crucifier son monde et on n'a jamais autant parlé de lui depuis... qu'il n'existe plus!
N'étant pas à un paradoxe près, Bauhaus sort ce mois un nouvel album, qui ne sera jamais défendu sur scène, le groupe n'existant plus depuis plus d'une année.
"Go Away White" est une sacré anomalie musicale et on s'en rend compte dès les premières paroles de "Too Much 21st Century", Bauhaus
devenant critique social d'une époque à laquelle il n'a jamais appartenu et dont d'ailleurs il n'appartiendrai plus si c'était le cas. Génial comme retour, non? Oui, sauf que ce n'en est pas un. On va finir par s'y faire.
"Adrenalin" poursuit de belle manière l'entrée en matière. Ca sonne bien, ça joue bien, la voix de Murphy est incisive en diable, on commence lentement à comprendre les tenants et les aboutissants de l'affaire.
"Undone" permet de mieux goûter au jeu maléfique du guitariste Daniel Ash, accompagné par quelques napes fort peu rassurantes de synthétiseur.
"International Bulletproof Talent" continue dans la même veine radicale que précédemment, à croire que ces titres ont été écrits il y a 25 ans. Pas la moindre once de misère dans ces compositions, aucune trace de vieillesse ou de quoi que ce soit qui puisse faire penser que ses exécutants soient plus proches de la fin que du début. Absolument fascinant. Et ça se permet même de faire yeah pour enfoncer le clou. franchement dégueulasse.
Arrive "Endless Summer Of The Damned" (ce titre...)et la leçon continue de plus belle, Kevin Haskins martellant sa batterie comme si sa vie en dépendait.
Avec "Saved", on se croirait dans un album solo de Peter Murphy mais ce n'est pas grave, une acalmie avant la suite dirons-nous.
"Mirror Remains" part assez vite dans le glauque pour finir dans l'horreur absolue et totale. Grand titre malade de l'album. Et c'est bon.
Avec "Black Stone Heart", Bauhaus se prend un tout petit peu pour Cinema Strange, Murphy sifflotant par moments, ce qui rend le titre des plus farfelus, mais finalement très réussi.
Exhumant le seul inédit de son hiatus de 25 ans, "The Dog's A Vapour" (présent sur la BO de Heavy Metal 2000), le groupe donne enfin une légitimité à ce titre diabolique et franchement flippant sur son final.
Puis c'est au calme et déclamé "Zikir" que revient la lourde tache de clore cet incroyable album, emballé en 18 jours seulement il faut le préciser. C'est d'ailleurs ce qui a opposé Murphy au reste du groupe, la volonté de ces derniers de ne pas y revenir, le considérant fini, les confrontant, alors que lui rêvait de l'étoffer.
On ne saura jamais qui avait raison, regretant surtout que ce nouvel album sorte à titre posthume, car il demeure une évidente preuve de créativité musicale et de jusqu'au boutisme artistique. Sans compter cette magnifique pochette dont la photo semble avoir été prise aux portes du Paradis.
the kills "midnight boom"t h e k i l l s
"midnight boom"
![]() Troisième livraison du duo composé de l'anglais
Hotel et de l'américaine VV, toujours en mission
pour sauver le rock. Modifiant leur formule une
nouvelle fois,faisant la part belle aux machines
et à la boite à rythmes il demeure toutefois que
"Midnight Boom", tout comme le précédent et pour
le moins excellent "No Wow", ne surpassera ni n'
égalera le fondateur "Keep On Your Mean Side" de
2003,brulôt indétrônable s'il en est. Mais là n'
était pas l'intention des Kills, plus concernés
par leur zique et la bonne continuation de leur
amour impossible. Alors oui, ce troisième album
risque plus de passer en bande-son de défilés de
mode qu'ailleurs et ce n'est pas bien grave car
l'authenticité de la démarche est bien là et que
ces 12 petites bombes (mention spéciale pour "
Cheap & Cheerful", "Tape Song", "Black Balloon"
et "What New York Used To Be")se révêlent comme
de délicieux bijoux après deux ou trois écoutes
à peine, s'inscrivant dans la droite ligne du
groupe, la voix de la belle accompagnant le jeu
de guitare ravageur de son compagnon de route.
On appelle ça un sans faute, pour l'instant.
3月21日 qntal, épisode VIQNTAL:
EPISODE VI
![]() Formation allemande de dark electro médiévale, Qntal est de ces secrets jalousements gardés que l'on ne dévoile qu'à ses amis, lors d'une nuit dévouée à l'écoute de musiques sacrées. Si Dead Can Dance, Dark Sanctuary ou Deine Lakaien vous sont familiers, alors il est probable que vous connaissiez ce trio mené par la voix habitée de la somptueuse vocaliste classique Syrah (alias Sigrid Hausen), secondée par les machines de Philipp Groth et les instruments d'un autre temps de Michael Popp (partenaire de Syrah dans Estampie, groupe exclusivement médiéval). Apparu en 1992, Qntal s'est longtemps cherché avant de renoncer aux beats électroniques rapides émaillant ses précédents opus, préférant la froideur des miasmes du passé et la mélancolie du temps jadis. De formation classique, sa chanteuse en est aujourd'hui l'âme et le coeur, une sorte de prétresse du Moyen-Age qui reviendrait en ces temps modernes et tournmentés pour nous conter des histoires de son monde enchanté, beau et sauvage à la fois. Après nous avoir conté l'histoire de "Tristan Und Isolde", celle de "Ozymandias", puis le très beau "Silver Swan" de 2006 (qui vit le groupe partager l'affiche avec Unto Ashes lors d'une tournée européenne qui s'arrêta à Genève) Qntal, au travers de ce sixième enregistrement, "Translucida", mêle instruments et textes du Moyen-Âge à des sonorités modernes mais paisibles, comme le chant d'une rivière au coeur d'une forêt. Après bien des expérimentations, la musique de Qntal est désormais ainsi: calme, sereine, intemporelle et pleine de lumière, comme l'illustre très paradoxalement le titre "Obscure". Le voyage de ce magnifique trio continue sous les meilleurs auspices. Rejoignons-le sans tarder. the deadfly ensemble, l'interview exclusive (2/3)the deadfly ensemble l'interview exclusive (2/3)
A propos, quelles sont vos fleurs favorites?
Powell: Je n’aime pas beaucoup les fleurs.
Lanthier: Ce n’est pas vrai.
Powell: Tu as raison. Ce n’est pas vrai.
Lanthier: Il aime les précieuses petites choses. A part peut-être cette grande fleur d’Afrique qui sent comme de la viande avariée. Pour ma part je pense à un bouquet (Ensemble) dans lequel on ne pourrait pas complètement nous retrouver.
Votre voix particulière est sujette à de grandes théories, certains pensent que vous êtes un ange, d’autres un démon… Comment maitrisez-vous votre talentueux organe? Selon certaines personnes, je ne maitrise rien du tout. Je ne sais trop qui croire à ce point de ma carrière. Qu’est-on censé faire quand quelqu’un est trop angélique pour frayer avec les démons mais trop démoniaque pour rester avec les anges ? Je pense qu’un premier pas serait de créer une nouvelle religion. James Powell est un membre important dans le groupe, comment est-ce de travailler avec lui? Powell: En fait, je pense que c’est un sale bâtard ! Lanthier: Peut-être devriez-vous le voir par vous-même. Nous allons le faire répondre encore à quelques-unes de vos questions avant de voir si nous pouvons nous prononcer. Nous savons que vous êtes tous de distingués gentlemen mais.... comment gérez-vous une femme dans le groupe? La belle et talentueuse Marzia. Powell : Je crois qu’elle est bien. Parfois elle sent bizarre. Lanthier: Sent bizarre, à l’air bizarre, regarde bizarrement, parle bizarrement, marche bizarrement… Nous ne pouvons pas tous êtres Britanniques, comme ils disent. Mais c’est bien d’avoir une musicienne décente dans le groupe. Et elle est aussi la meilleure combattante de nous tous, ce qui nous a sortit bien des fois de problèmes. Oh, à l’exception d’une fois où je l’ai vaincue dans un parking en Autriche. Mais c’était juste de la chance. Je doute que cela ne se reproduise à nouveau. “A Seed Catalog Of Extinct Annuals” est très lyrique... Vous êtes-vous sentis inspires par des livres et de la poésie Durant l’écriture et l’enregistrement et pouvez-vous nous donner quelques clés pour ressentir votre travail du mieux que nous le pouvons ? Il n’y a eu aucune référence littéraire directe sur l’album et le processus d’écriture. Dans la plupart des cas, les paroles furent adressées bien après que la musique ai été complétée, et alors il a été ardu de décider quelles histoires collaient le mieux avec les mélodies. La plupart des histoires ont été écrites spécialement pour les nouvelles chansons, seuls un ou deux récits existaient déjà avant et fonctionnaient parfaitement.
à suivre... 3月16日 bauhaus, la révérenceBAUHAUS
LA REVERENCE
Biographie de Bauhaus Formé à Northampton en 1978 par des étudiants en art influencés par le glam rock, ce quatuor atypique (baptisé un temps Bauhaus 1919) deviendra l’icône alternatif des années 80 et une des toutes première formations de la scène batcave et post-punk qui donnera naissance au rock gothique.
A la voix inquiétante et racée du charismatique Peter Murphy s’ajoutent les envolées menaçantes du guitariste Daniel Ash, alter-ego du chanteur mais aussi son plus vif opposant. La basse de David Jay, lourde et glaçante, est également prépondérante, appuyée par la frappe de son batteur de frère Kevin Haskins.
Déjà culte avant son premier album, « In The Flat Field » en 1980, le groupe reçoit des éloges dithyrambiques (notamment le titre « Double Dare »). L’année suivante paraît « Mask » où la palette musicale de Bauhaus s'élargit en frôlant l’exotique. Le groupe s'essaie même à des morceaux pop comme « Passion Of Lovers » ou « Kick in the Eye ». Le live de 1982, « Press the Eject and Give Me the Tape » est un formidable instantané de la présence scénique du groupe. Le fameux concert au Old Vic Theatre de Londres sort en vhs sous le titre « Shadows Of Light. Eclairé depuis le sol, le groupe crée un style unique et hanté qui le définira à jamais. Mais c’est par la grâce du fracassé et vampirique « Bela Lugosi's Dead » (écrit peu après la création du groupe) que se tracera le destin des quatre anglais, Tony Scott les incluant dans les premières minutes de son film « The Hunger » jouant en cage dans un club tandis que les vampires Deneuve et Bowie attirent deux jeunes proies vers une mort certaine. Immortalisé pour l’éternité, Bauhaus, à jamais jeune, devient immortel. La même année, la reprise de « Ziggy Stardust » permet à l’album “The Sky's Gone Out” de propulser le groupe dans les hit-parades.1983, « Burning From The Inside » permet d’apprécier les qualités de chanteur de Daniel Ash, Peter Murphy, atteint d’une pneumonie, étant absent de la moitié des titres. Hélas, c’est cette nouvelle dynamique à trois qui va précipiter la fin de Bauhaus. Le groupe se sépare sur scène le cinq juillet, David J s’adressant à la foule par ces mots définitifs: « Rest In Peace ».
Danie Ash et Kevin Haskins reforment un projet de 1982 baptisé Tones On Tail, puis David J les rejoint et le trio devient Love and Rockets, ces derniers (dont le nom est inspiré du comic book underground le plus culte des années 80), basés en Californie sous le leadership de Daniel Ash, devenant très populaires aux Etats-Unis, sortant sept albums jusqu’à la fin du siècle passé. Ce qui n’empêchera pas Daniel et David de sortir des disques solos. Peter Murphy délaisse ses camarades pour créer l’éphémère projet Dali’s Car, puis continue seul dès 86, sortant sept albums de world pop et s’installant en Turquie dans le processus.
Bauhaus se reforme une première fois en 1998 pour une tournée judicieusement baptisée Resurrection Tour. Les dates sold-out à New York et en Europe, théâtrales et dantesques, donneront naissance à l’album live « Gotham » en 1999 (contenant une reprise studio sidérante du « Severance » de Dead can Dance), puis au dvd l’année suivante. Un vrai inédit suivra, « The Dog’s A Vapour » pour le film « Heavy Metal 2 ».
En 2005 le groupe se reforme une nouvelle fois et effectue une tournée américaine et européenne après avoir affolé les spectateurs du festival californien de Coachella, Peter Murphy entamant le concert suspendu la tête en bas pour une version possédée de « Bela Lugosi’s Dead », avant de terminer le concert par cette phrase : « Maintenant vous pourrez dire que vous y étiez ! » relançant les rumeurs de split de plus belle.
Début 2006, Bauhaus démarre l'enregistrement d’un nouvel album qui durera dix-huit jours. Puis le groupe part en tournée avec Nine Inch Nails dès le mois de mai. Peter Murphy s’acoquine avec un Trent Reznor aux anges et reprend de grande manière le classique « Hurt ». Quelques mois plus tard, le groupe, suite à différents problèmes internes (dont on ne saura rien ou presque comme d’habitude), annonce la funeste nouvelle. On apprendra plus tard que Peter souhaitait peaufiner les nouveaux titres alors que les trois autres considéraient l’album comme terminé. Incapables de s’entendre, le groupe, une fois de plus, se sépare, cette fois pour de bon. Aucune tournée ne suivra. Peter Murphy redevient un artiste solo tandis que les trois autres réactivent Love & Rockets.
Et qu’en est-il de « Go Away White », premier album depuis 25 ans, sortit en mars 2008 mais terminé depuis 2006? Eh bien c’est un disque déroutant, étonnant et décevant à la fois. Sous une pochette blanche montrant une statue ailée (l’ange de Bethesda à Central Park, New York) s’évanouissant dans les nuages, Bauhaus livre une épitaphe imparfaite certes mais lumineuse et loin de l’étiquette goth dont le groupe s’est toujours défendu. Cet album boucle la boucle bien mieux que celui de 83 mais s’avère comme en son temps l’histoire d’un groupe répartit en deux camps. On le dégustera donc comme la dernière bouteille d’un millésime épuisé, avec passion et tristesse.
Le mouvement architectural auquel Bauhaus doit son nom se définissait comme un rejet de la flamboyance, ce qui se sera traduit par un parcourt artistique discret et paradoxalement flamboyant. Bauhaus est mort, qu’il repose en paix. Pour toujours. (FSt)
stendeck "faces"stendeck
"faces"
Issu du mouvement industriel, le tessinois Alessandro Zampieri, plus connu sous le nom de code Stendeck, s'est fort bien affranchi de ses racines pour créer une musique ambiant cristaline, fascinante et atmosphérique en diable. Un talent et une originalité qui ne se démentent pas sur son deuxième album (après "Can You Hear My Call?" en 2006), parfait exemple de perfection et d'épuration au coeur de l'hiver, thème central de "Faces".
Les 17 pièces musicales de "Faces" étant sans titre, c'est le frère de Alessandro, Andrea, qui s'est chargé de leur donner un nom à chacune; il faut avouer qu'il ne s'est pas trop mal débrouillé, car leur longueur individuelle permet à notre propre imaginaire de s'y connecter pour y associer une image, un souvenir, un sentiment ou une vague sensation. C'est immédiatement le cas avec "The Day I Saw You Cry For The First Time", magnifique pièce qui retourne l'âme de sublime manière. Tout comme "Beneath Wonderland's Decay", cette fois de manière encore plus subtile. Puis c'est au tour de "Like Falling Crystals" de nous achever par ses sonorités dance irrésisitibles. Il reste encore 14 titres mais "Faces" s'impose déjà comme un joyau. On citera, par gourmandise, encore quelques titres, tels le prenant "The Woman Who Burnt On Her Bed", "Anywhere Out Of This World" et son final épique, l'intro de piano belle à pleurer sur "A Perfect Place To Say Good-Bye" qui rappelle un peu "Leaving Hope" de Nine Inch Nails, influence de Stendeck comme peuvent l'être des formations telles que Future Sounf Of London, Lycia, Boards Of Canada, Skinny Puppy, Sigur Ros ou encore Converter. Tout comme le premier finalisé par Mike Wells (Gridlock) à San Francisco, "Faces" sonne parfaitement clair et ne souffre d'aucune faiblesse sonore, c'est pourquoi son écoute au casque est particulièrement recommandée. Créateur d'un univers dark et lumineux à la fois qui ne semble appartenir qu'à lui, Stendeck s'affirme aujourd'hui comme l'un des plus brillants architectes musicaux qu'il m'aie été donné d'entendre ces dernières années. A découvrir d'urgence si vous désirez prolonger l'hiver duquel nous allons bientôt sortir. beautiful leopard "sometimes it doesn't work"Beautiful Leopard Sometimes It Doesn’t Work Saiko Records
Déjà, ce titre dément… « Sometimes It Doesn’Work », ça résume pas mal de trucs et promet beaucoup de ce second album. Et vous savez quoi ? Ca marche, d’entrée. Ce disque, en plus d’être assez beau visuellement, est une formidable machine à tomber dans l’escalier, une usine à spleen ouverte jour et nuit, histoire de nous faire tenir le coup jusqu’aux prochains concerts de cette formation gazeuse et parfois jazzy qui semble ranimer les fantômes de Kat Onoma et Pavement tout en convoquant les grands frères de Sonic Youth et Sparklehorse. Le rock Suisse entre dans son âge d’or et c’est d’autant plus navrant que personne ne semble s’en rendre compte. Mais il restera les disques, dont ce joyau noir qui tache comme le charbon.
nada surf live au métropoleN A D A S U R F
LIVE AU METROPOLE
![]() Je viens d'interviewer backstage Ira et Matthew de Nada Surf à une poignée d'heures de leur concert à Lausanne. 45 minutes d'échanges avec deux garçons charmants dont vous aurez la primeur sur cette page de la version longue, daily-rock ne publiant qu'une version light par faute de place dans ses pages.
Cerise sur le gâteau, le concert du soir à la salle métropole, dernier endroit où j'ai vu le groupe live il y a quelques années. Accompagné de Simon et Virginie, puis de Ludivine, je m'avance dans la foule pour me retrouver au milieu de l'ancien cinéma.
Le groupe arrive sous les hurlements de la foule et les premières notes de "Hyperspace" résonnent pour notre plus garnd bonheur.
"Lucky" le nouvel et cinquième album étant dans les bacs depuis une semaine, le groupe ne va pas se priver de jouer ses derniers titres, l'entrainant "Whose Authority" ouvrant le bal de splendide manière. Puis c'est le retour à l'album bien-aimé, "Let Go" avec un troisième extrait, le bien dark "Killian's Red". Un peu plus tard, Nada Surf revient à son meilleur album, "The Proximity Effetc" pour nous asséner un "80 Windows" à fleur de peau, à l'image de la musique du groupe, faussement joyeux et champion des balades power-pop au goût de souffre. "Inside Of Love" fait sautiller la salle à l'unisson, tout comme "I like What You Say", bondissant nouvel extrait de "Lucky". Il y en aura d'autres, tel l'excellent "From Now On, probablement ma nouvelle chanson préférée, ou encore le mélancolique "See Thes Bones". Par contre, je me rends compte que moi et le groupe n'avons pas les mêmes préférences, bon nombre de titres joués étant loin de me passionner. Mais Nada Surf privilégie le texte à la mélodie. ce qui handicape les gens comme moi qui ne comprennent pas l'anglais chanté ou parlé trop vite.
Le temps des rappels arrive et Virginie s'impatiente de ne pas encore avoir eu LA chanson du groupe. Je la regarde avec bienveillance tout en me rappelant de ma discussion avec Ira et Matthew à propos de cette même fichue chanson. "Blizzard Of '77" puis "Blonde On Blonde" terminent de représenter l'époque "let Go" avant que n'arrive enfin "Popular", le tube que tout le monde attendait, semble-t-il. Mais là où tout le monde pensait le climax de la soirée passé, Matthew demande aux gens de monter sur scène pendant "Blankest Year", créant une vision inédite, traumatisante pour tout membre de la sécurité présent ce soir, celle d'une centaine de jeunes dansant sur scène avec le groupe, le tout se terminant dans un triomphe suivit d'un moment de flotement, tout ce beau monde devant quitter la scène. Les lumières rallumées, le public croit que le concert est terminé et se dirige vers la sortie. Grave erreur, le groupe revenant pour un ultime rappel. Finalement, nous auront eu droit à deux bonnes heures de concert, dont les trois quart du dernier album et la moitié de "Let Go", pas si mal comme sélection en fin de compte.
![]() set-list d'un précédent concert 3月8日 the deadfly ensemble, interview exclusive (1/3)
THE DEADFLY ENSEMBLE INTERVIEW EXCLUSIVE (1/3)
La machine à rêver de Lucas Lanthier est de retour avec un second album à des lieux du punk batcave de Cinema Strange. Discussion entre gentlemen avec son leader et le bassiste James Powell. Powell: J’en suis vraiment amusé. Putain que c’est génial. Lanthier: Je souhaite vraiment, en plus de leur donner des migraines, rendre les critiques rock euphoriques et tremblotants. Mais peut-être n’est-ce pas mon destin. A moins que la douleur de la migraine soit si forte qu’elle en devienne euphorique. Néanmoins, je ne préfère pas que ma musique soit associée à un quelconque inconfort physique si je peux l’éviter. Nous avons parfois décrit notre musique comme de l’art rock théâtral et raconteur d’histoires. Je crois que ces termes peuvent aider, à défaut de nous catégoriser, à donner au moins une forme de définition au type de travail que nous faisons.
J’en connais quelques-uns, et je n’oserai pas me considérer comme eux, non. Par exemple, ce costume que je porte en ce moment même, je ne le porte que quand je ne me soucie pas de mon apparence. Si l’album est plus facile à obtenir, alors mon équipe de sorciers a fait un travail merveilleux en usant de sorts puissants. Les utilisateurs de mauvaise magie ont dominé jusqu’à aujourd’hui, mais un nouveau jour se lève pour mon ordre magique et tout ce en quoi nous croyons. Et naturellement, J’espère gagner encore quelques milliards de ce nouvel album.
3月4日 a dresden doll inside ninBRIAN GOES INDUS!
Brian Viglione, le batteur des Dresden Dolls joue de son instrument sur la moitié des titres du prochain Nine Inch Nails: "Ghost I-IV". 3月2日 the cure live au hallenstadionTHE CURE
LIVE AU
HALLENSTADION
![]() Après une demi-journée au magasin de disques, je quitte mes fonctions pour prendre un premier train et rejoindre Sai à la gare de Lausanne. Elle a fait la réserve de bière pour le long trajet jusqu'à Zurich, pas moins de huit canettes! On discute de tout et de rien dans le train, tout en découpant des flyers pour sa prochaine exposition de peinture. Eh oui, mon amie est peintre et ce qu'elle fait est proprement fabuleux!
La nuit tombe durant le trajet. Nous arrivons enfin après plus de deux heures de train. Une petite balade dans la gare, histoire de distribuer quelques centaines de flyers daily rock ainsi que des exemplaires du dernier numéro, puis nous prenons un taxi, direction le Hallenstadion.
Nous trainons devant l'immense et affreux bâtiment en bêton, éclusant nos deux dernières bières en fumant un joint. Sai distribue ses flyers à la tête du client, en colle quelques-uns contre les murs, puis nous rentrons à l'intérieur. Je constate avec effroi que les goths ont bel et bien abandonné l'affaire, le public étant d'une banalité confondante, si ce n'est les innévitables tee-shirts noir et quelques looks déviants.
A peine le temps de marcher en direction de la scène que la lumière s'éteint. La première partie... 65 Days Of Static? Non. The Cure.
Ebahis, nous comprenons que nous nous sommes plantés dans notre horaire, mais bon, le timing est excellent.
Les premières notes de "Plainsong" résonnent dans le hall tandis que des spots clignotant suggèrent une nuit étoilée du plus bel effet. Le groupe apparait devant nous et je m'étonne de constater que Simon Gallup a les cheveux rouge! Robert est toujours tel qu'en lui même, sa monstre tignasse le définissant depuis ce qui semble une éternité. Durant "Prayers For Rain", Sai me quitte pour avancer plus profond dans la foule, je ne la suis pas et lui fait un geste de la tête en signe d'adieu temporaire. Le groupe évolue sous des lumières verte et rose qui donnent aux deux titres de "Disintegration" des allures de contes de fées. Arrive "Alt.End", suivit d'une magnifique interprétation de "A Strange Day", l'une de mes chansons préférées. Forcément, l'une des pires arrive juste après, "The End Of The World", heureusement accompagnée de "lovesong". Mais quelque chose me dérange depuis quelques minutes. L'absence de claviers. Oui, The Cure n'a plus de clavier, O'Donnell s'étant cassé du groupe pour raisons personnelles. Les nouvelles interprétations ne vont pas dans le sens des chansons et, pire, déservent ces dernières par leur rendu maladroit, pour ne pas dire faut par moments."To Wish Impossible Things" remplit néanmoins toutes ses promesses, puis "Pictures Of You" me rend tout mélancolique, avant que "Lullaby" ne réveille le public un peu amorphe. Un public de merde d'ailleurs, qui ne réagit qu'aux hits et méprise les classiques comme je le constaterai plus tard. "From The Edge Of The Deep Green Sea" réveille un peu les choses, ainsi que le groupe, plutôt à l'aise mais visiblement en tournée de chauffe. Le nouveau titre "Please Project" ne rassure pas sur le furur album du groupe, puis "The Baby Screams" remet les pendules à l'heure. "A Boy I Never Knew" ne me parle pas plus, "Other Voices" me laisse de marbre, tout comme "Push". Le concert prend des allures de routine pour le troisième âge. Le massacre de "Inbetween Days", puis de "Just Like Heaven", suivit d'un "Primary" de belle facture me laissent dans une confusion totale. Perplexe, j'assiste à "Us Or Them" et "Never Enough" en me bouchant presque les oreilles, tellement c'est mauvais. Puis "Wrong Number" retentit et m'apparait enfin comme une chanson parfaitement inutile. "One Hundred Years" démarre enfin,mais personne ne suit. C'est affreux, personne ne scande: "It doesn't matter if we all die... Je suis dégoûté. Le groupe joue en dessous de ses capacités, cette fois j'en suis certain. "Disintegration" conclut le concert dans un ennui poli. Quel public de merde.
Le premier rappel commence. "At Night" amputé de son clavier et donc sans grand intérêt, puis "M" et " Play For Today", qui, et c'est du jamais vu, n'est pas soutenu par la foule comme à l'habitude! Il faudra "A Forest" pour que le Hallenstadion se réveille de son coma cérébral. Le final entre Gallup et Smith est épique et le bassiste se déchaîne sur son instrument comme un démon, balançant des injures en sortant de scène sous les acclamations de la foule en délire. Et ce qui va suivre est encore plus étrange. Second rappel. "Let's Go To Bed" qui voit Robert tenter des pas de danses des deux côtés de la scène, s'adressant au public dans un embarassant numéro qui semble pourtant porter ses fruits. "Freak Show" ne suffit pas à calmer le délire et "Friday I'm In Love" vient récolter les lauriers de la soirée, tout comme "Close To Me" et l'horripilant "Why Can't I Be You?" aussi insupportable que porté aux nues par l'auditoire. Franchement mal à l'aise, je ne réussis pas à participer à ce cirque, mais doit reconnaître que la résistance du groupe, qui joue depuis déjà deux heures et demie, est proprement fascinante. Rien que pour ça, cet étrange concert s'avère un exploit. Le groupe revient une dernière fois pour asséner le coup de grace. Exécutant sans faille un " Boys Don't cry" d'anthologie, puis un magnifique "10:15 saturday night", le quatuor termine sur "Killing An Arab" afin de nous quitter en bons termes. Les lumières se rallument. Trois heures de concert. Enorme. Respect. Concert trop bizarre mais bon. Je retrouve Sai et on file en direction du stand merchandising. Elle m'offre cinq badges du groupe que je m'empresse d'épingler à mon manteau noir avant de sortir. Je constate par la même occasion que le hall est infesté de goths! Il y en a partout, de tous les côtés! Oui, ils étaient là, ils sont tous arrivés au dernier moment, quand les lumières étaient éteintes et sont restés au fond de la salle, loin des touristes, pour juger en silence. Si j'avais su... je ne me serai pas avancé aussi près de la scène.
Une fois dehors, nous tournons un moment en quête d'un hôtel, puis décidons de retourner en ville pour aller manger un truc. On se retrouve au Millenium, un fast food qui sert de la vraie bouffe toute la nuit. On pense aller au X-Tra juste après, un club qui accueille l'after party du concert et dans lequel se sont regroupés tous les goths du concert. Regardant par la vitre en fumant une clope et en regardant les photos du tout book (Jason Cooper maquillé et ridicule, les autres ridés mais dignes, même si porl thompson semble définitivement ailleurs), j'apperçois mon ami Mitch me souriant depuis le trottoir. Je me lève d'un bond pour le retrouver. Il m'embrasse puis m'avoue ne pas être seul. regardant derrière lui, je vois Céline et Candice, mes amies avec lesquelles je suis fâché depuis quatre mois.
la suite tenant du journal intime ou du débalage public, c'est selon, je me contenterai donc de la garder pour moi. Beaucoup de tristesse au final, quelques moments précieux avec celle qui était ma meilleure amie au monde, mais un status quo et un campement sur ses positions de chacun qui fait que rien ne s'est résolu et ne se résolvera jamais. Le retour en train au matin avec un nouvel ami tessinois à la place de Sai, fâchée avec Candice, en rajoutera une couche dans le trouble, avant que sa place ne soit laissée vide à son tour.
Gare de lausanne. On se sépare sans même s'embrasser, sans même se dire au revoir, sans même que Céline ne me regarde... je quitte Mitch et prends mon bus pour rentrer me coucher. A la hauteur de Saint-François, je croise mon double sur le chemin du travail. Il ne porte pas mes badges, moi si, les caressant du bout des doigts tandis que le bus me dépasse pour continuer son trajet. Il est huit heures du matin.
nightwish live au hallenstadionNIGHTWISH
LIVE AU
HALLENSTADION
![]() Nous sommes arrivés en voiture et en retard
pour cause de parquage en dehors de la zone du
Hallenstadion, ce qui nous a valu de rater la
première partie avec Pain, puis avons assisté
au concert très plan-plan de Nightwish dont le
volume sonore était bien trop faible pour un
concert de métal digne de nom. A croire que
les organisateurs avaient payé l'ingénieur du
son pour limiter le volume sonore au maximum.
Anette, la nouvelle chanteuse, très critiquée
depuis son arrivée dans le groupe, a très bien
chanté sur la large sélection de titres de leur
album "Dark Passion Play", mais s'est quelque
peu éloignée de son registre en reprenant les
anciens titres du groupe, chantés en leur temps
par Tarja, et Ni "Wishmaster" ni "Nemo" n'ont
réussi à faire oublier son interprétation.
initiale. Entre deux effets pyrotechniques,
plus ou moins réussis, la salle sentait la
poudre. Au final, j'ai eu l'impression de me
retrouver au temps de mes vingt ans quand
j'étais fan de métal, l'enthousiasme en moins.
A la sortie, nous avons distribué nos piles
de Daily-Rock, retrouvés dans les poubelles
par la sécurité après que nous les avions
planqués près de la salle. Ce fut ensuite au
tour de la police du Hallenstadion de nous
couper dans notre élan pour des raisons
d'authorisation que nous n'avions pas sur
nous. Au final, une assez mauvaise soirée
dans notre vie et, en ce qui me concerne,
la désagréable impression d'avoir écouté un
groupe artificiel mais superpro qui, s'il
ne manque pas de panache sur album et dans
ses clips vidéo, m'a ennuyé et déçu comme la
plupart des groupes de métal m'ont lassé ces
dernières années. mais sans doute suis-je
trop vieux pour comprendre leur démarche
artistique...
girls against boys live au romandiegirls against boys
live au Romandie
![]() Girls Against Boys... ce groupe est un peu comme le lointain souvenir d'un amour jamais consommé. Je ne connais que deux ou trois titres pour les avoir eu sur des samplers gratuits mais je n'ai jamais écouté un seul de leurs albums. Ce que je sais d'eux est ce qu'il me reste de mes lectures dans la presse, groupe de noise rock indie de Washington fondé en 1990 dont la particularité était d'avoir deux bassistes. Ah, et puis aussi que Courtney Love s'était foutu d'eux parce qu'ils avaient foiré leur passage sur une major, se faisant virer après un seul album. Je les avais trouvé sympathiques subitement. Foirer sur une major américaine, c'est un peu comme se planter dans un film de Spielberg, forcément après on retourne dans la rue pour ne plus jamais la quitter. Ils s'en foutaient peut-être... ça je peux comprendre. Alors les voilà, déboulant sur la minuscule scène du Romandie après la première partie de Rosqo, ces derniers ayant attiré presque plus de monde qu'eux, la salle s'étant quelque peu vidée de la foule de début de soirée. En effet, pas sûr qu'à part des mecs de 35 ans, beaucoup de personnes connaissent les Américains. Le concert commence. Je suis à moitié mort, soutenu par le mur gauche de la salle et j'essaie de tenir quelques chansons, reconnaissant "Kill The Sexplayers"( tiens, y'a un groupe français qui s'appelle comme ça, en hommage à la chanson) mais en attendant une autre ("Central Park" je crois...)qui ne viendra pas assez vite, je finis par me décoller du mur pour remonter chercher mon manteau au vestiaire et me barrer. Désolé les mecs, on étaient pas faits pour se connaître. Sur le point de quitter le Romandie, je me fait interpeler depuis la caisse par la sublime Violaine, incarnation ultime de la fille des années soixante (à mes yeux en tout cas). On discute deux minutes en nous moquant gentiment de la prestation de Rosqo (le son était absolument génial!!! ... Boring!!!) puis de Girls Against Boys, avant que je ne quitte la belle enfant et le reste du staff, les laissant à leur glorieuse jeunesse, tandis que je rentre me coucher, mort de fatigue. rosqo live aux docksROSQO LIVE AU ROMANDIE
![]() Soirée de vernissage du deuxième album de Rosqo, qui ce soir ouvre pour les New Yorkais de Girls Against Boys. La salle est remplie et tout le monde attend avec impatience le retour des quatre Lausannois.
Le groupe arrive sur scène sous les applaudissements de la foule et subit quelques invectives des familiers réunis devant la scène. Pas le droit de se rater ce soir car le producteur de Bristol est là (un titre sera dédicacé à Ali Chant un peu plus tard)et il va falloir se montrer à la hauteur.
Après une intro de rigueur, le titre phare "Superschnitzel" met le Romandie au diapason, épique et offensif, il dépasse toutes les attentes de l'album et se termine net et carré. L'album est joué dans ses grandes largeurs, de l'entêtant "Off The Hook" à "Delivering Coffee Machines" en passant pas "Elk Blut". Hélas, retombant dans ses travers de jeunesse, le groupe tente de retranscrire avec sa touchante maladresse des titres calmes comme "Weird", "Said" ou encore "Cellar Door", échouant à capter l'attention d'un public en manque de rock et plongé dans un ennui poli. Rosqo frôle souvent l'amateurisme dans les parties les plus intimistes de sa musique, surtout en live, le résultat étant tout à fait agréable sur album. Heureusement, le groupe a de la réserve et le retour au rock termine de persuader les derniers réfractaires, terminant le concert dans une ambiance électrique en diable.
Le Romandie se vide légèrement alors que Girls Against Boys n'est pas encore sur scène. Je suis très fatigué et ne vais pas tenir debout très longtemps. Heureusement, le mur est là pour me supporter en attendant le groupe culte américain.
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