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    May 28

    a life in the day of the dresden dolls fans

     
    A LIFE IN THE DAY OF THE
    DRESDEN DOLLS FANS
     
     
     
     
     
    En cette fin de matinée du samedi 27 mai, je commence à m'inquiéter pour mes deux brigadières. Me connectant sur The Shadowbox, le forum officiel du groupe, je trouve un message privé à mon intention avec un numéro de portable. Pas le temps de le composer que mon téléphone sonne. Rendez-vous à la gare pour rencontrer ces deux charmantes jeunes filles, Dichotomy et Defeatedbutbreathing. Le temps de remonter chez moi pour poser leurs affaires et nous redescendons pour prendre le train, direction Fribourg. Nous arrivons juste pendant le soundcheck, auquel je peut assister par la porte ouverte donnant derrière la scène, découvrant Amanda et Brian sans même penser à les déranger, ce qui serait fort impoli de ma part. Laissant mes deux brigadières récupérer leurs affaires dans le tour bus pour la soirée, je finis pas prendre momentanémant congé pour aller retrouver mon amie Léonie, qui, un peu plus tôt, interviewait Brian pour un magazine local gratuit. Je lui demande si elle a pensé à lui poser ma question sur le sort de sa Volvo (agonisante dans le documentaire du dvd In Paradise). Elle me répond qu'il était mort de rire à son évocation, avant d'admettre qu'elle roulait toujours mais qu'elle n'en avait plus pour très longtemps. Ce à quoi Léonie à rétorqué qu'il n'y avait qu'à mettre en scène son enterrement dans un prochain clip, idée farfelue qui n'a pas déplu à Brian. Arrivés devant le Fri-Son, nous nous joignons à une foule de goths des grands jours, ainsi qu'à quelques autres un peu plus typés rock alternatif (tout le monde semblant s'être donné le mot pour porter des Converses). Léonie rentre grâce à la guest-list, moi avec mon ticket. Une fois à l'intérieur, je retrouve mes deux brigadières, l'une dans le rôle d'une statue de bronze, ondulant un boa en fleurs au passage des gens, s'inclinant sur eux ou imitant des figures semblant sorties d'un vieux livre d'images pieuses; l'autre, vêtue d'une simple culote blanche, offrant son corps à ceux et celles qui voudront bien le peindre à l'aide de gouache au doigt. Je m'exécute en lui peignant une étoile verte sur la hanche, puis nous allons lui chercher un verre de vin blanc avant de nous diriger en direction des platines, tenues par SpiderB de Sanctuary.ch, que je salue pour la première fois après toutes ces années à le croiser ici et là.
     
    Mais il est temps de nous rendre à la première partie, en deux actes, dont Thomas Truax assure l'ouverture. Seul sur scène, ce jeune artiste de New York (déjà deux albums au compteur) nous présente son concept, un rock minimaliste et bricolé autour d'instruments insolites de sa création. Dôté d'une voix grave qui fait penser à Nick Cave, il nous assène un set, court mais original qui ne laissera personne indifférent, sautant dans la foule pour parcourir la salle en long et en large, jouant pour quelques personnes à l'écart, puis actionnant un étrange bidule chromé (nommé Sister Spinster)  faisant office de boite à rythme et ressemblant à une machine à mouvement perpétuel, ce genre. Tout comme son Hornicator, sorte de haut parleur de gramophone sur lequel il enregistre sa voix en boucles, créant des échos qui laissent l'audience hallucinée par autant de trouvailles sublimes en 20 minutes de show. Ovation monstre pour ce génie. On le croise plus tard pour lui dire tout le bien que l'on pense de lui, de sa chanson "Inside the Internet", puis on lui parle d'Emilie Simon, avant de le quitter, ravis. 
     
    Acte deux, The Dead Brothers arrivent sur scène. Connus comme le meilleur groupe pour des funérailles, ce quatuor Suisse ressemble à un croisement improbable entre le No Smoking Orchestra de Emir Kusturica et les Négresse Vertes, le tout dans une ambiance de veillée funèbre comme précisé plus haut. Commençant un peu soft, le concert prend vite une certaine ampleur, Dead Alain, le chanteur, embarquant le public dans sa poche de sa voix amicale et de quelques bons mots qui font mouche. Le final est grandiose, Thomas Truax revenant sur scène pour y trépasser aussitôt, cérémonie du salut au chapeau, rappel impromptu, bref, que du bonheur. La foule exulte.
     
    Quittant le bord de la scène pour aller dire au revoir à mes deux petites brigadières, je les rate hélas, car elles devaient prendre le train pour revenir sur Lausanne où je les hébergent pour la nuit. Je transmet mes salutations à une demoiselle du stand merchandising qui les verra le lendemain pour le concert de Zurich et retourne avec des bières pour retrouver Léonie et enfin assister à mon premier concert des Dresden Dolls!
     
    Après une intro d'apocalypse, nos deux poupées débarquent main dans la main sous un torrent de cris et d'applaudissements. Jeté de roses dans la foule pour bien signifier le début des hostilités. Le concert commence par un morceau inédit, variation sur l'intro du "War Pigs" de Black Sabbath qui devient une authentique nouveauté après deux minutes de mise en jambes. Brian impressionne d'entrée par son jeu surpuissant, tandis qu'Amanda, plus spontanée et borderline, ne s'embarasse pas de jouer des fausses notes et de chanter un peu faux, donnant à son interprétation un parfum de bâteau ivre, mais un bâteau avec un moteur de hors-bord! Les titres s'enchaînent avec bonheur, anciens comme nouveaux, "Backstabber", "Missed Me", "Perfect Fit", "Shores Of California", "Coin-Operated Boy" et une version speedée et psychopathe du classique "Girl Anachronism". Au rayon des coups de couteau en plein coeur, la palme revient à une revisitation proprement hallucinante et grandiose de Jacques Brel au travers de "Amsterdam", chanté par une Amanda habitée et rageuse, bière à la main. Peu après, et malgré l'absence de Miss Emilie (présente sur les dates françaises), "Half Jack" demeure ce putain de cri de désespoir qui nous fait dire que les Dresden Dolls est juste un groupe sans pareil, véhiculant des émotions et des sentiments sommeillant en nous que si peu d'autres artistes arrivent à faire ressurgir le temps d'un concert ou d'un album. Nos deux poupées chantent, jouent, crient, hurlent, nous faisant pleurer de bonheur durant ces quelques moments merveilleux en leur compagnie. Et putain c'est le pied, quel concert de folie! Arrive le temps des rappels. Amanda revient seule au piano, nous achevant définitiement avec sa reprise du "Hallelujah" de Leonoard Cohen, puis avec le plus intimiste "Me & The Minibar". Brian revient, mon amie doit s'en aller à regrets, mais elle revient vite dès les premières notes de "Good Day", sa chanson préférée qui cloture la soirée. Amanda et Brian récoltent des applaudissements dantesques et, ravis, saluent une dernière fois la foule avant de quitter la scène, Amanda se faisant porter sur le dos de son bateur chéri. Quelle folie que ce fut.
     
    Il est une heure du matin, les lumières se rallument sur la musique des Simple Minds. A bout de force, je renonce à la soirée animée par SpiderB et décide de quitter la salle pour traverser la ville à pieds et retrouver la femme que j'aime. Il me faudra plus d'une heure pour arriver chez elle, mais ça, ladies & gentlemen, c'est une autre histoire. 
     
     
     
     
     
     
    May 22

    dresden dolls à fri-son fribourg samedi 27 mai

    THE DRESDEN DOLLS LIVE
    A FRI-SON FRIBOURG
    LE 27 MAI
     
     
     
     
    Ce samedi 27 mai, la mythique salle de Fribourg recevra Amanda Palmer et Brian Viglione, le duo de punk-cabaret de Boston connu sous le nom des Dresden Dolls.
    Défendant sur les routes leur deuxième effort studio, le magnifique "Yes, Virginia...", nos poupées préférées donneront, comme à leur habitude, un show énergique digne des grandes heures du théâtre burlesque des années 30, invitant les fantômes de Kurt Weil et Bertold Brecht sur scène pour danser autour de leurs fantasques chansons, toujours entre rires et larmes.
    Pour les assister, des membres de la Brigade, venu(e)s pour certain(e)s de très loin, assureront le show off autour et à l'intérieur de la salle. Alors, en vous rendant au vestiaire ou aux toilettes, prenez garde, car vous risqueriez bien de vous retrouver nez à nez avec une statue vivante, un magicien sans tour de magie, une danseuse du 19ème siècle ou encore un jongleur aveugle.
    Vous êtes prévenus, si vous venez à ce concert samedi, vous n'en reviendrez jamais. 
    May 21

    lordi "hard rock hallelujah!"

    EUROVISION 2006
    VICTOIRE DE LORDI!
     
     
     
    Il s'est passé quelque chose de vraiment très étrange ce dimanche 21 mai au concours Eurovision de la chanson, un groupe de métal old school, grimé en monstres de l'apocalypse, a remporté la finale avec près de 50 points d'avance sur le second...
     
    Originaire de Finlande, pays dans lequel il est très populaire depuis une poignée d'années, Lordi combine l'héritage musical de quelques groupes légendaires mais pas toujours très sobres en leur temps, parmi-eux, Kiss, Twisted Sisters et, évidemment, Gwar.
     
    Prêtant à sourire pour les cyniques, Lordi représente surtout une bonne occasion de faire la fête en écoutant du bon vieux rock'n'roll à papa, de la soupe pour certains, mais de la soupe qui fait taper du pied et donne la pêche.
     
    Cette première victoire de la Finlande en a choqué plus d'un, à commencer par les présentateurs télé ringards de la manifestation, ainsi que les supporters des calamiteux autres pays en compétition, accusant le groupe de sataniste et autres joyeusetés. On croit rêver.
    Finalement, comme le dit Lordi, cette victoire est surtout la victoire de l'ouverture d'esprit, à l'image des jurys, visiblement soulagés de pouvoir enfin voter pour une chanson qui sort du lot et ne ressemble pas à un échec de civilisation occidentale.
     
    Une star est née et nous n'avons pas fini d'entendre parler de Lordi, c'est désormais une certitude.
     
    May 17

    lacuna coil "karmacode"

    lacuna coil  karmacode
     
     
     
    Retour des italiens magnifiques avec ce quatrième album studio qui vient mettre un terme à près de quatre ans de silence discographique.
    Le moins que l'on puisse dire à la première écoute de "Karmacode", et ce dès les premiers accords de "Fragile" et de "To the Edge", c'est que nos six héros n'ont rien perdus de leur fougue mélodique et de cette facilité déconcertante à pondres des tubes métaliques immédiats, tels le premier single, le bien nommé "Our Truth" qui, et c'est une première, a très bien fonctionné aux Etats-Unis, permettant à l'album de débouler en force dans le Bilboard US et d'assurer une couverture médiatique sans précédent au groupe, le récompensant enfin pour près de dix ans de tournées intenses dans ce pays réputé si protecteur au niveau musical.
    Il est réjouissant de constater que les efforts d'un petit groupe (gros vendeur en Italie mais à peu près aussi culte et inconnu que The Gathering ailleurs dans le monde, sauf dans certains pays d'Amérique du Sud, mais ça c'est une autre histoire...) finissent par payer, surtout avec un album aussi significatif que ce "Karmacode", véritable signature de ce qu'est vraiment Lacuna Coil.
    Quand à la voix de la belle Christina, elle est toujours aussi enchanteresses, s'élevant parfois très haut avant de se faire plus subtile, laissant la place au chant d'Andrea, toujours aussi virulent mais beaucoup plus posé que par le passé où ses performances glissaient dangereusement dans le hard rock. Un morceau comme "What I See" est le meilleur témoignage de cette complicité vocale enfin totalement accomplie.
    Cerise sur le gâteau, le groupe nous propose en fin d'album une étonnante revisitation du classique de Depeche Mode (très à la mode en ce moment), "Enjoy The Silence", bien musclée et très respectueuse de l'original. Mais le vrai bonus, c'est la piste rom du cd avec plein de photos, le clip de "Our Truth" et un autre avec des images de la tournée précédente. Très cool.
    A noter que leur label, Century Media, a fait les choses en grand pour leur retour, leurs trois premiers albums et leurs deux EPs ressortant en grandes pompes avec de nouveaux visuels et des titres inédits. Un bon prétexte pour se procurer au plus vite un peu de l'oeuvre en cours du plus grand groupe de métal italien de tous les temps.
    May 10

    suzanne vega, a long way road

    suzanne vega
     
    Suzanne Vega est née en Californie le 11 juillet 1959 et a grandi dans le Spanish Harlem et l’Upper West Side de New York. Sa mère et son beau-père portoricain sont des grands amateurs de folk, de pop, de bossa nova, de jazz et des artistes de la Motown. À 11 ans, Suzanne commence à jouer de la guitare acoustique, et s’essaie bientôt à écrire des textes. La poésie chantée de Leonard Cohen et de Bob Dylan font écho en elle, tout comme celle de Joan Baez. Elle se consacre à la danse au lycée, puis à littérature à la fac. Parallèlement, elle commence à jouer dans les bars de Greenwich Village puis dans des petits festivals et enfin au Folk City, le club où Dylan a fait ses premiers pas, presque deux décennies avant elle. Lors d’un concert de Lou Reed en 1979, Suzanne est frappée par le talent de l’artiste : il dépeint la dure réalité urbaine qu’elle connaît si bien, avec la précision et la poésie folk qu’elle aime. Elle se dit alors que tout est possible, et se met à composer et écrire d’avantage. En 1982, elle est diplômée, et surtout, elle est un nom de la scène folk new-yorkaise. Pourtant, elle essuie refus sur refus auprès des maisons de disques, jusqu’à ce que A&M (qui l’avait éconduite à deux reprises) lui propose un contrat. Même si la tradition acoustique s’était retirée de la scène musicale américaine, le public lui n’attendait que ça. La signature du contrat de Suzanne Vega avec A&M en 1984 fut le début d’un renouveau de la musique folk féminine, avec l’arrivée d’artistes comme Tracy Chapman et Sinead O’Connor. Suzanne Vega résume alors sa philosophie : « Tout ce dont j’ai besoin, c’est d’une guitare. Ma musique est indépendante, je suis indépendante. Je n’ai qu’à prendre ma guitare et grimper dans n’importe quel bus : je peux jouer n’importe où. » En 1985 sort son premier album éponyme. Il remporte un large succès au Royaume-Uni et aux USA, notamment grâce au morceau "Marlene On The Wall". Sa voix simple portée par sa forte personnalité séduit les critiques et le public. On y retrouve un joli titre un peu triste qu'elle rejouera encore bien des années plus tard, "Small Blue Thing". En 1987, "Solitude Standing", son deuxième album, paraît. Le titre "Luka", qui évoque l’enfance maltraitée, surprend par sa beauté et met tout le monde d’accord : Suzanne est une grande. Cette chanson pleine de douleur marquera plus d’une génération de fans et témoigne de la volonté de Suzanne Vega d’écrire des textes porteur d’un vrai sens et poétiques malgré leur réalisme. Suzanne commence ensuite à donner une nouvelle voix à ses paroles, pour aller au-delà des histoires chantées. Le compositeur minimaliste Philip Glass lui compose un arrangement, et, en 1990, "Days Of Open Hand" paraît. L’album, un peu léger certes, malgré le single "Book Of Dreams", rencontre moins de succès que le précédent. le public semble s'être lassé de la pop folk de la jolie rouquine. Mais au même moment, deux producteurs britanniques de dance music connus sous le nom de DNA (ADN en anglais) font un remix électronique du morceau a cappella "Tom’s Diner" (qui figure sur "Solitude Standing") avec des rythmes dance et le sortent illégalement sous le titre « Oh Suzanne ». Quand elle l’apprend, Suzanne Vega en autorise officiellement la publication, mais sous son titre original. C’est un énorme succès en Europe et aux USA. Après ce petit phénomène culturel, Suzanne recherche de nouvelles méthodes d’explorations musicales. Entre accords dissonants et percussions bien senties, "99.9° F", sorti en 1992, crée la surprise et met la critique à genoux. Qualifié de folk industriel, cet album grandiose conserve une présence bien humaine apportée par la chanteuse au travers de morceaux magnifiques comme "In Liverpool", "Blood Makes Noise" et le titre éponyme de l'album. Sans oublier les deux perles à la fin, "Song Of Sand" et "Private Goes Public". Un chef d'oeuvre. En 1996, transformée en femme stylée (robe ou jupe selon les apparitions), elle sort "Nine Objects of Desire", un album plus classieux dans lequel on perçoit une certaine maturité et sensualité, moins de radicalisme dans l’expérience musicale mais plus de séduction, comme en attestent les titres "Caramel", "No Cheap Thrill" ou encore le fascinant "World before Columbus". En 1999, "Tried and True", un best of, paraît. La même année, Suzanne Vega publie un recueil de poèmes, chants, essais et articles sous le titre "The Passionate Eye". Elle repart en tournée avec le bassiste Michael Visceglia et s’inspire de l’échec de son mariage pour composer de nouveaux morceaux. "Songs In Red and Gray" paraît à l’automne 2001. Cet album, acclamé par la critique mais un peu boudé par le public, est un retour aux sources pour Suzanne Vega (malgré des textes durs), tout en finesse et en discretion, peut-être même trop. "A Retrospective" compilation de ses clips, sort en 2005 pour nous rappeler le parcours délicat de la chanteuse. Depuis, elle partage son temps entre studio, concerts, rencontres avec le public et vie de famille. Son retour est attendu, espèrons qu'il ne soit pas aussi long que celui de Kate Bush.

    ladytron, électrons libres

    ladytron
     
    Ladytron est un groupe de musique électronique, originaire d'Angleterre et composé de Mira Aroyo (chant, clavier), Helen Marnie (chant, clavier), Daniel Hunt (clavier, boîte à rythmes, graphiste) et Reuben Wu Hunt (clavier, boîte à rythmes, designer). Daniel et Reuben ont formé Ladytron à Liverpool à la mi-98. Après avoir écumé les clubs du Japon en tant que DJs pendant quelques années, fréquenté la scène parisienne underground et fait quelques incursions en Scandinavie et en Europe de l'Est, ils s'entourent des chanteuses Helen Marnie et Mira Aroyo, rencontrées lors d'un voyage en train en Bulgarie. Ils enregistrent un premier single "He Took Her to the Movie", qui reçoit une bonne critique outre-Manche et leur ouvre les portes de la scène dark-electro. En même temps au Japon, le label Bambini, sort un mini-album "Miss Black and Her Friends", prémices de leur premier album. Début 2000, Ladytron donne son premier concert à Paris, suivi de plusieurs à travers l'Europe. "604", la première galette, sort en mars 2001, cocktail de titres organiques et synthétiques, elle définit rapidement un "son" Ladytron. En 2003, l'album "Light & Magic" marque une évolution supplémentaire dans leur quête synthétique, quête enterinée l'année dernière avec la parution de leur troisième opus, "The Witching Hour", dont seront tirés deux excellents singles: "Sugar" et le très hivernal "Destroy Everything You Touch" (disponible en visionnage immédiat dans la section video clips de ce blog). A l'avant-garde des musiques électroniques modernes, Ladytron est aujourd'hui une référence très respectée du genre et la communauté goth, entre autres, lui voue un amour profond, tans sur le fond que sur la forme.
    May 07

    the young gods live

    THE YOUNG GODS
    LIVE A L'EBULLITION
    DE BULLE (06.05.06)
     

     
     
    En ce samedi pluvieux, les jeunes dieux retrouvent enfin la mythique salle de l'Ebullition après une décennie d'absence, inutile donc de dire que ce concert était attendu comme jamais.
    Accompagnant mon amie Laurence, grande fan des Young Gods et de Noir Désir, nous arrivons en voiture et nous parquons à proximité de l'ancien cinéma reconvertit en salle de rock. Arrivés en avance, nous savourons une bière (même si ce n'est pas le terme adéquat, vu qu'on nous sert de la Cardinal) et finissons pas rentrer dans la salle pour assister à la première partie, une mise en musique du groupe Opak sur un moyen métrage. Il fait chaud, très chaud, l'ambiance musicale est glauque au possible et nous décidons de sortir prendre l'air quelques minutes avant de nous trancher les veines, ce qui serait quand même dommage, à quelques instants du paradis.
    Dehors, nous croisons Bernard et Franz, ce dernier réconnaissant et saluant Laurence assise sur la marche de l'entrée. Pas de signe d'Alain, que l'on ne verra qu'une fois sur scène. Une anecdote sur Noir Désir plus tard, nous rentrons à nouveau pour attendre bien placé le début du concert.
    La salle s'étant bien remplie, il fait encore plus chaud, nous convenons de laisser nos manteaux au vestiaire.
    Sur scène, Alain teste son synthé, donnant quelques frissons au public, bientôt rejoint de Bernard, puis enfin Franz, salué tel le messie. Et le concert des grandes retrouvailles commence enfin.
    Ce qui se passe ensuite relève du trip shamanique, durant près de deux heures, les Young Gods vont asséner un set assassin et proprement dévastateur, tous les classiques du groupe y passent, "Kissing The Sun", "L'Amourir", et "Lucidogen" inclus, ainsi que quelques inédits, dont le fabuleux "Secret", déjà disponible sur la compilation "XXY" qui célébrait l'année dernière les vingt ans du groupe. En grande forme, Franz motive ses troupes et éclaire à plusieurs reprises la foule grace à son pied de micro équipé d'un grosse lampe donnant sur le plafond le reste du temps.
    Le groupe revient pour deux rappels tonitruants et nous quitte avec une valse, histoire de calmer les esprits et surtout les coeurs, chavirés de bonheur et au bord de la rupture cardiaque.
    Le plus grand groupe suisse de tous les temps a triomphé ce soir, une fois de plus serais-je tenté de rajouter.
     
    May 04

    king automatic live mercredi 3 mai

    KING AUTOMATIC
    LIVE A LA CAVE DU
    BLEU LEZARD
     
     
     
    En cette belle soirée de mai, la cave affiche un beau record... d'abstention! Nous ne sommes pourtant pas en juillet, mais, visiblement, les gens ont préféré rester en terrasse à sirôter plutôt que de venir s'enterrer pour un trip de blues trash explosion. Tant pis pour eux, et tant pis aussi pour les pauvres touristes égarés là, d'ailleurs vite remontés dès les premières salves de rock cosmique cradingue balancées par notre super-héros.
    Homme-orchestre (guitare, orgue-sampler, harmonica, cymbale) décomplexé et amateur des boucles entêtantes, ce jeune français dégage une énergie dévastatrice dès les lumières baissées (une timidité qui va jusqu'à le faire demander la coupure de la seule lumière sur lui). Peu bavard, il se risque pourtant à quelques blagues en direction de l'auditoire, avant de remettre en marche son bazar trash, rappelant parfois les sonorités lointaines des Shadows, de Kraftwerk et, évidemment, des Cramps.
    La fréquentation de la cave devenant enfin convenable pour l'heure, malgré les quelques départs, notre héros de la soirée se risque à reprendre la Mano Negra, puis à partir dans des morceaux un peu moins bruitistes et soudain plus rock n'roll.
    Des tas de filles seules apparaissent alors pour se masser dans la fosse, elles sont belles et sauvages, à l'image de la musique de King Automatic. On les admire sans oser les approcher, un peu comme pour ce qui se passe sur la scène. Les ovations pleuvent, deux morceaux viennent récompenser les fans, puis on décide de remonter pour reprendre la soirée, et surtout nos esprits. Putain de bon concert. Le Révérend Beat-Man peut être fier.