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5月21日 indochine live a bercy (partie 1)I N D O C H I N E
LIVE A BERCY
partie 1
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Trois heures du mat, la nuit est finie et je n'ai pas dormi malgré ma longue journée de travail de la veille; rentré trop tard, ça ne valait pas la peine, autant regarder des films en finissant mon paquet de clopes. Avançant dans le noir pour ne pas réveiller ma futur ex-coloc, je gagne la salle-de-bains pour me préparer avant d'aller manger un truc à la cuisine. Pour l'instant, ça va bien. Vers quatre heures, je suis prêt à partir, mon baladeur mp3 sur les oreilles, j'écoute les Dresden Dolls, VNV Nation, Nine Inch Nails et deux trois autres trucs sans rechercher à tomber à tout prix sur Indochine. A la gare, j'attend un instant mes amies, Céline et Candice, qui finissent par apparaître dans la rue. On prend le train pour Genève aéroport en compagnie de pas mal de monde pour l'heure matinale et c'est partit. Arrivés à l'aéroport, on se fume une cigarette dehors sans savoir que notre temps est compté, mais finalement l'hôtesse nous a stressés pour rien et on reste vingt minutes à attendre la navette pour l'avion, étant appelés en dernier du fait de notre ticket bon marché. Tiens, je reconnais des indo fans dans la foule. Impossible de les manquer, jeunes gothiques tout en noir avec parfois une touche légère de rouge. La classe, quoi. Le voyage en avion se fait sans encombre, si ce n'est mes tympans qui ont bien faillit exploser à cause de la pression. J'avais oublié comme ça fait mal. Après un premier café, on se retrouve au milieu de nulle part à prendre un bus au prix exorbitant pour sortir de là. Direction Bercy mais pour ça, il va falloir prendre le métro, d'abord pour l'hotel, puis pour le concert. On s'arrête dans un centre commercial pour manger un truc et j'attire les filles avec moi dans un magasin de jouets ou nous restons un bon quart d'heure. Ah, Paris... quoi de mieux que son métro pour la retrouver? Et quoi de mieux que d'en sortir pour se retrouver au milieu de centaines de fans d'Indochine? Pas grand chose en effet. Nous avons des choses à faire, elles doivent revendre leurs deux tickets en trop à un couple sur les coups de midi et moi je dois aller distribuer mes daily rock à une foule de jeunes indodingues posés depuis des heures sur les marches de Bercy. Ca se passe mieux que je le redoutais et ma cinquantaine de numéros disparait en moins de deux minutes, des fans venant même vers moi pour que je leur donne un peu de lecture pour passer le temps. Ravis de ce petit moment de gloire, je repars vers mes amies pour aller nous poser sur le côté droit de Bercy en haut à côté de l'ours gonflable de "Ladyboy". On se croirait au Sacré-Coeur, manque plus que les cartes postales et le stand de glaces, tandis que des fans, tous plus beaux et lookés les uns que les autres, défilent devant le bibendum rose pour la sacro-sainte photo souvenir. Le temps, lui est très bizarre, passant de la grisaille au soleil de plomb (me suis d'ailleurs pris un coup de soleil, un comble pour moi!). On décide sans le décider de rester dans le coin jusqu'à l'ouverture des portes dans six heures, ce qui va nous permettre de dépenser notre argent en boissons diverses, cigarettes et pizzas. La journée passe donc lentement au rythme des fans affluant gentiment de tous côtés. On passe d'un bar à un autre bar puis à un parc et à nouveau à un bar. Près de l'entrée de la fosse, le photo shooting des fans a commencé. On le retrouvera dans son intégralité lors de "Punishment Park" ce soir. Devant nous, des créatures sublimes et d'autres moins défilent inlassablement. le métisage de fans d'Indo est vraiment étonnant. Il y a de tout, des gens très conventionnels, des alternatifs, des goths, des lolitas, des jeunes et des vieux, bref, un sacré mélange qui cohabite depuis déjà quelques temps sans trop de problème. Vissés dans un bar qui retransment le match Chelsea contre Manchester, nous espionnons le personnel qui pousse à la consommation tout en interdisant l'accès de ses toilettes aux gens de l'extérieur. Pas sympa, comme les prix, franchement exagérés. Il est dix-huit heures passées, le temps d'aller se placer dans la queue du parc. Comme elle est sans fin, on décide de tricher en nous posant sur un banc devant elle. Après, plus qu'à laisser les gens devant passer, ainsi que ceux au loin qui nous ont vus arriver. On se lève gentiment et on entre dans la foule sans problème, voilà, deux-cent mètres de queue en moins, ne reste plus qu'une petite centaine de mètres avant le Paradize. Au coeur de Bercy, nous nous plaçons le plus prêt possible de la scène. Bravant les interdictions, on s'allume une petite cigarette pour passer le temps puis on s'asseoit pour attendre la première partie, faisant une prière pour elle. Vingt heures pétantes, le duo electro-punk parisien Pravda déboule sur scène pour mettre le feu. Sue et Mac, tels les Kills, ont bien décidé de ne pas se laisser avoir, comme ACWL il y a quatre ans, par Bercy. Bien conscients que le public n'est là que pour Indochine, ils vont, trois quart d'heure durant jouer comme si leur vie en dépandait les morceaux de leur album "A l'Ouest", dont sont extraits les fameux "Soyuz", "Frank Sinatra" et "Tu Es A l'Ouest". A deux, ils réussissent à soulever Bercy, à faire taper des mains jusqu'au fond de la salle le public qui n'en revient pas de la puissance de ce duo, véritablement incediaire du début à la fin. Les quelques récalcitrants aux textes de Sue et à la guitare assassine de Mac, sont noyés dans la foule d'acclamations que les deux Parisiens reçoivent. Ca commence fort. On se pose un moment, car la suite va être hautement fatiguante, mais pas forcément pour les raisons que l'on croyait. Des choses vont se passer ce soir et toutes ne seront pas agréables. TO BE CONTINUED... 5月16日 nine inchs nails against the music industry: 1-0TRENT
REZNOR
IS
GOD
Quand Nine Inch Nails fait tourner la RIAA en bourrique La fameuse RIAA (Recording Industry Association of America) vient de se prendre les pieds dans le tapis à cause du groupe de rock industriel, Nine Inch Nails (NIN) ! L'histoire commence dès le mois de février, quand le groupe lance une campagne underground de buzz marketing sous la forme d'un jeu de piste. Distribution lors des concerts, de t-shirts avec des sites internet de propagande en rapport avec le nouvel album du groupe nommé Year Zero (iamtryingtobelieve.com, bethehammer.net, anotherversionofthetruth), de clés USB contenant des liens vers les sites, mais aussi des morceaux inédits en MP3 ou encore d'un numéro de téléphone permettant d'écouter un extrait du nouvel album ! Le fait de mettre à disposition tant de contenu gratuitement n'a pas plu à la RIAA mais également à Universal, la maison de disque du groupe. L'affaire a donc dérapé, en avril, quand d'une part les titres se sont retrouvés facilement téléchargeables sur le net et d'autre part, parce que certains blogueurs ont mis des morceaux en streaming sur leur site... La riposte ne s'est pas fait attendre et les utilisateurs en question ont reçu une lettre leur demandant de retirer les morceaux et de payer une amende de 670 dollars ! Malheureusement pour la RIAA et Universal, c'est le groupe lui-même qui a diffusé ces morceaux et il n'y a donc aucune infraction ! C'est pour cela que quelques semaines plus tard, les personnes incriminées ont reçu un nouveau courrier d'Universal s'excusant de cette regrettable erreur, avec un chèque correspondant à l'amende. En prime, la Major les invite au prochain concert de NIN ainsi qu'à une rencontre avec le groupe. Voici encore une belle preuve d'incompétence de l'industrie du disque, complètement dépassé face aux nouvelles formes de promotion... De leur côté, le groupe Nine Inch Nails a parfaitement réussi son coup ! Pour tous les fans, sachez que les lignes de codes sur le CD du dernier album Year Zero renvoient vers un site caché nommé exterminal.net, sur lequel vous trouverez un titre bonus inédit ! via 01net Mettez-vous dès aujourd'hui à la communication sans douleur 5月11日 black rebel motorcycle club "baby 81"BLACK REBEL MOTORCYCLE CLUB
"BABY 81"
![]() Après quelques déboires avec l'industrie du disque, deux ou trois illusions perdues (non, les BRMC ne seront jamais des superstars) et son lot de crises internes, de problèmes de drogues (Nick, le batteur réintégré après ses quelques égarements) qui ont donné, d'une manière ou d'une autre, naissance dans un premier temps au très bel album accoustique "Howl" il y a deux ans, le trio en noir est de retour avec un quatrième album aux allures de chef d'oeuvre qui ne veut pas le dire. "Took Out A Loan", le premier titre, commence de manière conventionnelle, très cool, du rock bluesy qui sent le sud, avant que "Berlin" ("Salvador" sur Itunes, allez comprendre...) monte le niveau de douze crans. Un chef d'oeuvre absolu cette chanson, et tellement BRMC à la fois. Une splendeur moite et électrique, qui ne peut donc que créer des secousses. On se dit que ça va se calmer, redescendre, mais non, au contraire, ça monte encore de trois crans avec "Weapon Of Choice", seconde tuerie où la voix de Peter Hayes et la guitare de Robert Been se montrent héroïques en diable. Après, c'est au tour de "Window" de nous poignarder en plein coeur par son spleen magnifique et son refrain de la mort qui se fait attendre avant de nous exploser au visage. Mais que s'est-il passé chez BRMC? C'est quoi ce disque de malade!? Ces textes qui nous prennent aux trippes et ces questions qui nous arrivent droit dedans, qu'on ne peut pas eviter, ni ignorer. Et ça continue de plus belle, les titres catchy en diable se suivent sans se ressembler, plus à la cool toutefois, jusqu'à-ce que déboule le magique "All You Do Is Talk", chanté comme un chant de funérailles, beau à pleurer, beau à mourir. ce disque est du pur BRMC; c'est fort, puissant, mélancolique et agressif à la fois, comme si The Jesus & The Mary Chain s'étaient mariés à Motörhead, pas possible de trouver un autre comparatif. "Need Some Air" est à nouveau une tuerie qui rase tout sur son passage, un titre qu'on rêve d'entendre en live, comme tout ce foutu album. Mais c'est pas fini, et "American X" est là pour nous le prouver avec son intro de la mort et la suite qui semble toute droite sortie des enfers. Un titre épique qui fait froid dans le dos... et ils osent le mttre en avant dernier! Les fous... Evidemment, l'album se termine par une ballade de trop, histoire de donner du grain à moudre à leurs détracteurs qui trouvent leurs albums trop longs et chiants. On en ricanera autour d'une bonne bière. L'ALBUM ROCK DE L'ANNEE JUSQU'A PREUVE DU CONTRAIRE. the young gods live au romandieTHE YOUNG GODS
live au Romandie
![]() Assis en face de deux de mes meilleurs amis sur un grand balcon en hauteur, je déguste une bière accompagné d'un thé. Il y a du vent depuis un moment et je vais devoir les quitter pour retrouver une amie très chère à mon coeur à la salle du romandie, car ce soir, les Young Gods débutent leur tournée mondiale à Lausanne. On se retrouve à l'intérieur un peu avant la première partie, dont je n'arriverai pas à retrouver le nom. Ambiance à la David Lynch durant une bonne demi-heure! Au moins, les bières restent froides tandis que nous nous replions sur les escaliers de la salle pour y fumer nos dernières cigarettes, la salle étant à moitié fumeur! Les lumières s'éteignent enfin pour laisser entrer nos trois jeunes dieux, Franz Treichler à la voix, Al Comet au sampler et Bernard Trontin à la batterie. Tout de suite, c'est comme si nos sauveurs étaient arrivés. Débutant sa tournée par le Romandie, les Young Gods ont surtout un nouvel album à défendre, et quel nouvel album, celui du retour au rock le plus urgent! "Super Ready/Fragmenté", tel est son nom, et ce soir, on va l'entendre, de "C'Est Quoi C'est Ca" à "Everythere" en passant par "El Magnifico". le déjà classique "Secret" et le flamboyant titrs éponyme.. tout dans cet album sonne historique, comme si on avait d'un coup deux poignées de titres fabuleux qui resteront à tout jamais. A un moment, Al quitte ses claviers pour venir s'asseoir au centre de la scène pour jouer de la sitar sur "Stay With Us", un titre très particulier qui aurait mérité d'être écouté dans le silence absolu, mais le public est bien trop chaud pour se calmer maintenant. le reste du concert est à la hauteur du légendaire trio, des tueries incroyables (Kissing The Sun", "Lucidogen", "Skinflowers","Supersonic", etc...) tout le long avec des pointes hardcore industrielles dignes des héritiers Nine Inch Nails. Après nous avoir bien fait transpirer (la salle est connue pour sa châleur caniculaire) en sautant sur place, le groupe nous quitte avec une dernière valse, nous laissant une nouvelle fois vaincus et heureux à ses pieds. Le temps de reprendre nos esprits autour d'un verre et nous allons backstage saluer le groupe. Al est au fond, jouant de la sitar pour quelques privilégiés tandis que Franz est près du buffet en pleine discussion. Je lui sers la main en lui souhaitant une bonne tournée puis nous repartons, direction le stand merchandising pour y acheter une sérigraphie du groupe. Le croisant dans le couloir, j'en profite pour dire à Bernards tout le bien que je pense de November, son side-project avec le chanteur de And Also the trees, Simon Huw Jones. Enfin dehors pour y respirer l'air pur et sécher un peu, nous regagnons doucement les ruelles de Lausanne pour rentrer dormir chez moi. Nous sommes fatigués mais heureux. On se pose dans ma chambre et discutons un instant sur le balcon éclairé aux bougies, une dernière cigarette à la main. Vraiment une chouette soirée. bloc party live au metropole de lausanneBLOC PARTY
live au metropole
![]() Bloc Party au Metropole de Lausanne, ça ne se rate pas, c'est pourquoi nous sommes venu(e)s en bande ce soir. Après un rendez-vous sur une terrasse privée en compagnie d'une foule de visages amis, quelques verres et pétards, nous partons enfin pour Descendre les escaliers de l'ancienne et mythique salle de cinéma une centaine de mètres plus loin. Après un control à l'entrée et une forte impression de chaleur, nous arrivons finalement au fond du puit géant qu'est cet endroit. Il y a déjà beaucoup de monde et nous n'arrivons pas à commander à boire à temps, le concert (sans première partie et au prix élevé) s'apprêtant à commencer. Le groupe arrive sous les hourras de la foule en délire et commence par quelques titres de son second et brillant album "A Week-End In The City". Les déjà connus "Song For Clay" et "Hunting For Witches" résonnent dans la sono et on se rend compte que le son est pourri. Il le sera jusqu'à la fin. "Banquet" est joué assez tôt, mais ça ne sonne pas si génial que ça. Le groupe alternera des morceaux de ses deux albums sans trop se ré-inventer en live, rajoutant juste du larsen ici et là, modifiant quelques intros ou chantant acapela en début ou fin d'un titre. Pas de révolution, donc, juste la transcription live et sans surprise de deux albums formidables. Mention spéciale pour "Uniform", ma préférée du nouvel album et que je rêverai de voir sortir en single. Ils l'ont bien explosée sur le faux refrain aux guitares. Mais quel son de merde. Nous sortons de la salle un brin tristes, ravi(e)s de les avoir enfin vus mais peu enthousiastes du concert. On se pose dans un coin par terre, des bières arrivant rapidement, presque pour nous consoler de cette fausse déception. Une chose est certaine, Bloc Party n'a pas donné le concert de sa vie à Lausanne et leur ingénieu du son est un gros naze. La soirée se termine dans une boite un peu plus loin, La Ruche où nous y vidons deux bouteilles de vodka au son d'electro hardcore avant de nous dispercer les uns après les autres dans la nuit. Plasticines & Sophie Hunger au festival les femmes s'en mêlent 2007Plasticine
live au Bleu Lézard
(02.05.07)
Katty, Marine, Caroline et Louise, les quatre filles dans le vent du revival rock'n'roll parisien, plus connues sous le patronyme de Plasticines sont à Lausanne ce soir. Après The Parisians, Naast, The Shades ou encore BB Brunes, c'est au tour de ces demoiselles de tirer la couverture à elles. Assises dans leur minibus garé devant la cave du Bleu Lézard, on les apperçoit en train de lire des magazines depuis la fenêtre de l'appartement. Marrant, déjà presque des stars. Il est encore tôt et le concert n'est pas pour tout de suite, alors on continue de boire et de fumer. Deux heures plus tard, nous descendons à la cave, bien remplie pour l'occasion. Je manque de me faire truander à l'entrée en payant deux billets au lieu d'un, le type m'ayant cru accompagné. Après un aller-retour pour débrouiller l'histoire, On se pose au fond dans la fosse, histoire de ne rien rater du jeu de scène des filles. Et elles arrivent. Il y des fans devant, étrangement peu de filles mais surtout des curieux endimanchés qui n'ont rien à faire là. ont-ils pensé qu'il s'agissait d'une soirée de rencontres comme la cave en organise fréquemment? On ne saura jamais. Bon, les Plasticines jouent leur premier album, "LP 1" (un putain de titre déjà), successions de perles pop rock de moins de trois minutes. Bon retour du public, visiblement ravi. Le déjà célèbre "Looser" déboule alors, prenant toute sa splendeur live( il sera d'ailleurs rejoué en rappel). On admire le look simpliste de l'affaire, les physiques de grande soeurs sexy des filles et ces chansons franchement chouettes et un peu fofolles, à l'image de "Bicyclette". 45 minutes plus tard, le concert est plié et on remonte, chacune ayant désormais sa thérorie sur les Plasticines et ce revival sixties, la mienne étant la suivante: Toute cette émulation entre groupes va créer un renouveau du rock en France, surtout avec le nouveau président, et dès les seconds albums de l'élite, on va vite commencer à compter les tubes et les disques d'or. Ca ne fait que commencer, donc. Sophie Hunger
live au Bleu Lézard
(03.05.07)
![]() Honnêtement, si nous avions acheté un ticket pour les deux jours, c'était plus pour assister à tout le mini festival à moindre frais que pour les beaux yeux de Sophie Hunger dont nous ne savions rien avant de nous la prendre en pleine face et en plein coeur. Une chanteuse folk-jazzy, Suissesse qui plus est... Quoi de plus normal que personne ne parle d'elle dans son propre pays? Si vous croyez que beaucoup de gens connaissent The Young Gods par ici, vous rêvez. C'est comme Air en France. Bref, deuxième soirée de débauche et nous descendons si tard que nous ratons Evelinn Trouble, perdant ainsi toute chance de savoir de quoi il retourne, les médias helvétiques ne comptant pas nous aider plus que ça. Et on comprend, avec toutes ces histoires de faits divers sordides en Suisse, pas trop la place de parler d'une artiste unique en son genre qui serait déjà star partout ailleurs sauf en Suisse, ce dont nous allons nous rendre compte dès les premières chansons. Croyez-le ou non, mais depuis sept ans que je viens régulièrement aux concerts de la cave du Bleu Lézard, il y en a eu des concerts intimistes à la guitare sèche, mais jamais un tel silence n'avait perduré ici plus d'un instant un soir de concert. Et c'est ce qui s'est produit, les gens se sont tus (d'abord pour l'écouter, puis à cause de la faible portée de la voix, puis enfin parce qu'il était trop tard pour repartir en arrière) jusqu'au fond de la salle, même les récalcitrants habituels ont fermé leur clapet. Pendant un long moment, plus personne n'osa bouger, parler, commander à boire, servir à boire, ne serait-ce que s'allumer une cigarette pour la déguster ensilence. Non, même ça c'était impossible, on y arrivait pas. On y est arrivé plus tard, à fumer, mais pas à parler, pas encore, seuls les fins de chansons nous permettaient de faire un maximum de bruit en tapant des mains et en hurlant. Et puis après, le silence à nouveau, tandis qu'un ange nous parlait-chantait des petites histoires douce-amères avec les voix de Suzanne Vega, Regina Spektor, Alanis Morrisette ou encore Sarah McLahlan. Elle était, selon les chansons, accompagnée par un charmante choriste à la voix d'or et par un sympathique jeune homme à lunettes aux coeurs et au piano. Alors voilà, elle s'appelle Sophie Hunger, son premier album se nomme "Sketches On Sea" et c'est peut-être le plus beau disque que vous achèterez dans votre vie. Ou pas. 5月7日 spider-man 3... mais quelle daube!!!SPIDER-MAN 3
la catastrophe
innatendue
![]() 5月1日 cyndi lauper "the body acoustic"CYNDI LAUPER
- THE BODY ACOUSTIC -
l'album unplugged
de la décennie!!!
![]() Ce disque (sa pochette surtout, Cyndi, passé la cinquantaine et rayonnante de sensualité dans sa red dress), il me narguait depuis plusieurs mois, perdu dans les bacs du magasin dans lequel je travaille cinq jours sur sept depuis la fin de l'année dernière. Et puis un jour, il y a une semaine environ, je l'ai mis en écoute dans le magasin et là... Le premier morceau, "Money Changes Everything" (with Adam Lazzara aux backing vocals) ressemble à une de ces feel good songs de Springsteen qui font taper du pied en souriant, genre "Better Days", tellement américain dans le meilleur sens du terme. la voix de Cyndi est au top, les gueulantes sur al fin sont franchement classe, bref, ça commence fort. Ca aurait pu se gâter avec la suivante, vu le flow de Shaggy ici et là, mais non, ça passe bien et "All Through The Night" est une merveilleuse chanson douce amère sublimée par la belle qui pousse à nouveau la voix comme en 1983, exactement pareil en fait, ce qui est encore plus troublant. Arrive alors la reprise de "Time After Time" en compagnie de Sarah McLachlan, encore une tuerie à pleurer de bonheur tant c'est triste. Enorme, juste au delà de la critique. "She Bop" crée la surprise, ralentie, chantée à la guitare par la belle blonde, elle pose Cyndi Lauper au même niveau que les grands du folk contemporain. On se croirait dans Twin Peaks et c'est beau. Pour "Above The Clouds", une autre magnifique ballade toute mélancolique, c'est rien de moins que Jeff Beck qui vient jouer de la guitare en fond, donnant une légèreté toute surranée à ce morceau déjà bien aérien et intemporel. "I'll Be Your River", chanté en compagnie de Vivian Green, elle aussi en retrait, remet en avant les aspirations jazzy de Cyndi Lauper, déjà assez évidentes sur ses précédents albums, même si ces derniers ont été plus confidentiels. Avec "Sister Of Avalon", on retrouve le côté festif et paganiste de la belle, toujours bien entourée, puisque Ani DiFranco et à nouveau Vivian Green sont aux coeurs. Un titre qui donne une envie irrépressible, redécouvrir l'album éponyme paru au milieu des années 90 et en son temps vite oublié. Arrive l'entrainnant "Shine" et l'on se rend compte qu'après huit chansons, il n'y a toujours rien de moyen sur cet album, bien au contraire, on touche au sublime intégral, le sans faute absolu. Ce n'est pas la nouvelle version de "True Colors" qui va stoper cette évidence, encore moins les posés "Water's Edge" avec Sarah Mclahlan et "Fearless", le tout s'ordonnant dans une évidence artistique que bien peu d'artistes connaissent au cour d'une carrière. le final de "Girls Just Wanna Fave Fun" avec Puffy Ami Yumi est à l'image de l'original, coloré, fou et diablement communicatif. Il y a parfois des moment de grâce dans une vie artistique et l'enregistrement à New York de "The Body Acoustic" en a été un. Accompagnée de ses talentueux musiciens, appuyée discrètement par des voix amies sur certains titres, Cyndi Lauper a prouvé au monde qu'elle était toujours d'actualité et que ceuy qui continuaient à ne voiren elle qu'une gloire perdue des années 80 avaient de la merde dans les oreilles. Une fois de plus, il y a ceux qui cèdent à la facilité en achetant des best of par nostalgie et paresse et ceux qui savent. Maintenant, vous faites partie de ceux qui savent, alors allez écouter pour juger sur pièce. Vous ne serez pas déçu(e)s du voyage, je vous le garantis. |
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