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5月24日 bak XIII, l'interviewB A K X I I I
L'INTERVIEW
Les héros de la dark electro genevoise sont de retour, plus EBM que jamais et bien décidés à nous faire danser en ces temps de fin du monde. Relevé des compteurs en compagnie du Baron et de Dada.
Cinquième sortie officielle pour Bak XIII en six ans d'existence. ca ne chôme pas... DDDmix : C'est le nerf de la guerre... BVS : C’est très important d’offrir un max de nouvelles choses à se mettre entre les tympans car on t’oublie très vite dans ce milieu et cela devient très facile de sortir des disques mais il faut aussi les dates qui vont avec car autrement tu n’as aucune chance de les écouler.
"Ultima Ratio Regum" votre nouvel album semble encore plus orienté dance-floor que ses prédécesseurs, une mutation logique pour Bak XIII énorme machine à danser live? DDDmix : Je pense que c'est une suite logique, la formule reste la même en plus abouti grâce à l'expérience acquise au fil des ans... BVS : C’est une volonté d’aller dans cette direction, et le publique nous le rend bien, merci a eux !
On trouve des textes en français sur l'album et ils font mal, mais surtout ils représentent une tentative concluante de dark electro dans la langue de Molière. Une piste pour la suite? « Open The Borders » porte un message fort. Votre sentiment? Mon sentiment est que trop de gens meurent en recherchant un bonheur et un confort que d'autres ont toujours eu. Que les civilisations occidentales se barricadent derrière des murs en espérant échapper à la pauvreté, comme si elle était contagieuse. Cette chanson est un appel à un changement de mentalité. Il faut arrêter d'avoir peur des autres et arrêter de croire qu'on pourra éternellement vivre derrière nos barbelés sans jamais rien remettre en question. Il vaut mieux ouvrir les frontières de notre plein gré plutôt que d'exploser avec.
Bak XIII semble demeurer un secret bien gardé hors de ses frontières... vous ne ressentez pas l'envie de vous exporter à l'étranger? Bien sûr que oui!!! Nous le souhaitons ardemment! Mais ceci dépend malheureusement de beaucoup de facteurs que nous ne maitrisons pas. Il nous faudrait un tourneur, des distributeurs enthousiastes... mais ces gens sont difficiles à rencontrer. BVS : C’est que c’est difficile de trouver des dates par nous même c’est presque un boulot à plein temps si tu veux faire bien ta promotion, Mais on arrive quand même à faire une trentaine de dates par année et de jouer asse régulièrement en Belgique, Hollande, France et par chez nous.
Vous fonctionnez par concerts évènements plutôt que par tournée, une manière de concilier vos vies respectives avec le groupe? DDDmix : Je crois que ça nous ramène un peu à la question précédente... l'envie et la disponibilité sont là, c'est de trouver une agence à la hauteur qui nous fait défaut. BVS : On a tous des jobs autour de la musique et nous sommes souvent bloqués les week-ends le truc il faudrait trouver 3 ou 4 tournées par année de 1 à 2 semaine mais peu de clubs programme le dimanche, lundi, mardi mais quand tu proposes de jouer juste pour la bouffe et le logement. L’idéal pour des groupes peu connu c’est d’avoir une usine par ville dans toute l’Europe.
Quelles sont vos passions respectives en dehors de la musique? DDDmix : Le cinéma, les jeux vidéos, les livres, le sport... des trucs incroyables quoi... BVS : La photo, le travail vidéo, les voyages, le cinéma…. Mon amie !
Quel avis portez-vous sur notre société et le monde dans lequel nous vivons, y a-t-il encore de l'espoir pour la jeunesse alternative dans un monde aussi formaté? DDDmix : Nous vivons une époque charnière... écologiquement, politiquement et spirituellement. Nous n'avons pas encore franchi le point de non-retour, mais les gens commencent à s'inquiéter. Avant rien n'était grave, et ce n'était la faute de personne, maintenant les consciences s'éveillent, on se rend gentiment compte qu’on peut perdre. Des tarés religieux profitent de ce contexte pour répandre leurs bobards malfaisants. Le clivage semble aussi propice aux extrémistes politiques qui prolifèrent comme des insectes. Tous ces gens nous conduisent au désastre. La jeunesse alternative a de ce fait plein de sales cons à combattre, et ne manquera pas de but dans les années à venir. Les gens doivent arrêter de prendre les jeunes pour des imbéciles, eux les premiers d’ailleurs… fini la tecktonik et autre Star Academy de merde ! Qu’ils arrêtent d’accepter d’être les cibles privilégiées de toutes les saloperies commerciales. Il faut qu’ils suivent leurs propres idées. BVS : Bougez-vous le cul !
Parlez-nous de ce ghost track sur l'album, « I Love My C-64 ». DDDmix : Chanson plus légère, ode à la meilleure machine de tous les temps et à l’ami que désirait toute une génération. Un truc pour les geeks vétérans nostalgique… dans le prochain album je ferai une chanson sur Donjons et Dragons… Ouaiiiiis !!!
Les années 80 reviennent à la mode pour les plus mauvaises raisons (cheap disco, musique de merde, clips video kitchs). En quoi vous inspirent-elles vraiment? BVS : On va dire que les années 80 ne sont jamais parties, elles nous hantent pour de bonne et mauvaises raisons, c’est aussi dans cette période que je me suis fais mes plus gros cachets en passant des plaques ce qui me permettais de ne pas trop bosser la journée donc je ne vais pas trop cracher dessus.
Vous avez demandé à vos fans de filmer le concert de votre vernissage à l'Usine... une idée derrière la tête? Un futur dvd en perspective? DDDmix : On pensait faire un petit clip avec la récolte… Faire un DVD d’une heure ça exige des moyens dont nous ne disposons pas, si on veut le faire bien… En attendant on demande aux gens et on bricole. BVS : L’idée de faire de nouveaux clips, un peu d’archives et l’œil de l’autre est toujours très intéressant.
Votre titre "Disco Armageddon" sonne de plus en plus comme une mise en garde qui resterait sans réponse. La jouerez-vous toujours? DDDmix : La thématique de cette chanson ne sera jamais démodée malheureusement… Pour conclure, "Eighties are back forever"? interview à paraître dans le daily rock no.21 de juin joy division, la biographieJoy Division biographie
Manchester, mai 1976. C’est à un concert des Sex Pistols que Bernard Sumner, Peter Hook et Terry Mason décident de fonder Stiff Kittens. Rencontrant Ian Curtis au second gig des Pistols, ce dernier (assistant social et déjà marié) devient leur chanteur. Fin mai 1977 Sumner, Hook, Curtis et Tony Tabac (batteur vite remplacé par Steve Brotherdale), deviennent Warsaw en référence au « Warszawa » de David Bowie.
Apprenant l’existence du groupe Warsaw Pakt, le groupe réfléchit à une solution pour éviter toute confusion. Avant le EP « An Ideal for Living » qui sortira un an plus tard, Warsaw enregistre une demo, qui regroupe cinq chansons punk qui resteront longtemps invisibles. Stephen Morris devient le batteur définitif. Le line-up ne changera plus.
Joy Division donne son premier concert le 25 janvier 1978. Leur nom fait référence de manière littéraire aux bordels juifs crées durant la guerre par les nazis. Accusé de sympathies fascistes, le groupe joue en fait (déjà avec Warsaw) de cette image pour dénoncer l’oubli de ces horreurs. Après un concert en avril à quatre heures du matin, un certain Rob Gretton vient les féliciter puis dégomme Terry leur manager au culot pour le remplacer. Les sessions studios en mai ne donnent rien de bon. Seuls deux titres referont surface sur le coffret « Heart and Soul » deux décennies plus tard. En septembre Ian provoque Tony Wilson dans un pub pour passer dans son show. Ca fonctionne, Joy Division passe sur Granada TV. Ian surprend par sa gestuelle. Le mois suivant Factory Records voit le jour. Joy Division est la première signature, soutenue par Tony Wilson qui signera le contrat avec son propre sang ! A noter que la Factory est aussi un club, version anglaise de celui d’Andy Warhol. Martin Hannett devient le producteur de Joy Division, leur donnant ce son particulier qui les caractérisera bientôt sur album. Le groupe joue pour la première fois à Londres en décembre devant une misérable trentaine de personnes! Lors du retour en voiture, Ian connaît sa première crise d’épilepsie devant un groupe choqué. Il devra prendre des médicaments sans garantie et aux nombreux effets secondaires jusqu’à la fin de sa vie.
1979 commence avec l’enregistrement des légendaires Peel's sessions pour la BBC Radio (rebelote en novembre). Puis en février Joy Division passe à la radio nationale. Enregistrement de « Unknown Pleasures » en avril. « Transmission », absent de l’album, est réenregistré pour sortir en EP. Joy repasse sur Granada TV avec « She's Lost Control » (inspiré d’une jeune femme épileptique, rencontrée au bureau de Ian, depuis décédée) et fait son plus grand concert à l'Electric Ballroom de Londres fin août devant 1200 personnes ! Debbie, la femme de Ian, tombe enceinte, ce dernier oubliant de le mentionner au groupe.
Début 80, Ian rencontre Annik Honoré, timide et envoutante journaliste belge qui lui fait perdre pieds. Epuisé par les concerts, son traitement et désormais père d’une petite fille, il fait une première tentative de suicide au rasoir. Le groupe marque une pause et commence l’enregistrement de son second album. Lors d’une première partie des Stranglers, Ian a une nouvelle crise sur scène et doit être évacué. En avril, menacé de divorce, il avale des barbituriques. Son remplacement le lendemain à un concert déclenche une émeute qui s'achève en bagarre générale. Les dates suivantes sont annulées. Avant une tournée US, Joy Division donne un dernier concert le 2 mai à Birmingham. Le 18, à la veille du départ, à cinq heures du matin, Ian se pend dans sa cuisine. Sa femme, éjectée la veille, le trouve en rentrant vers midi. En juin et juillet, « Love Will Tears Us Apart » et l'album « Closer » sont publiés. Ce dernier ne comporte pas la fameuse chanson écrite par Ian à propos de son mariage à la dérive. 1981 Sortie de l'album posthume « Still ». Ce disque est fait de titres rares et de prises live, dont la cover du Velvet Underground, « Sister Ray ».
Après une année et demie de doute, Summer, Hook et Morris, rejoints par Gillian Gilbert, décident de continuer sous le nom de New Order. Mais ceci est une autre histoire.
En 2007, les trois albums officiels sont réedités avec des live additionnels. Le photographe Anton Corbijn, qui avait shooté le groupe bien avant de devenir le complice de Depeche Mode, sort son premier film. Tourné en noir et blanc, « Control » capte Ian Curtis au plus prêt, magnifié par l’interprétation impeccable de Sam Riley.
Groupe post-punk ayant synthétisé son malaise intime pour fonder à son corps défendant la cold wave et ses ramifications gothiques, Joy Division demeure aujourd’hui cette étoile filante qui aura rendu la pop music plus humaine de par son rapport à la normalité du quotidien, aussi glauque soit-il. Grace leur en soit rendue. (FSt)
http://www.myspace.com/joydivision
control![]() Anton Corbijn, on le connait bien en tant que photographe, dont les clichés noir blanc, parfois sépia, illuminent le monde du rock et du cinéma depuis longtemps. On le connait également en tant que clipeur et directeur visuel pour Depeche Mode qui lui doivent beaucoup au niveau reconnaisance visuelle. Le néerlandais, la cinquantaine bien sonnée, est aujourd'hui réalisateur et son premier film est déjà un coup de maître salué par une presse unanime (caméra d'or au festival de Cannes entre autres récompences internationales). Ce film, c'est "Control" (clin d'oeil épileptique à la chanson "She's Lost Control") qui relate la courte vie de Ian Curtis, leader et chanteur de Joy Division. Musicien partagé entre ses obligations envers son groupe et sa famille, torturé par l'épilepsie et l'adultère, Ian Curtis fut la pierre angulaire malgré lui de tout un courant musical qui allait survivre à son suicide et engendrer toute une vague de nouveaux groupes, à commencer par New Order, constitué des membres survivants de Joy Division. De la vie d'adolescent solitaire de Ian à Manchester, sa passion de rock, puis son premier amour (le scénario du film est tiré du livre de sa veuve et de sa relation avec lui), avant sa rencontre avec les futurs membres de Warsaw (qui deviendront Joy Divison) à la première crise d'épilepsie de Ian, puis l'enregistrement du premier album, des premières télés, et enfin le succès avant un second album qui sortira de façon posthume après une tournée américaine avortée par le suicide de Ian, tout y passe avec une pudeur et une honeteté rarement égalée dans ce genre ultra codé qu'est généralement le biopic. Surtout, à aucun moment Anton Corbijn essaie de nous faire passer Ian Curtis pour un mec cool et sympathique. La vie tue, c'est ce que raconte le film avec une rare économie d'effets contrebalancée par une multitude de détails et d'authenticité qui font de "Control" l'un des plus honnêtes biopics de l'histoire du cinéma. Le tout magnifié par un noir et blanc sublime et l'interprétation dantesque de l'acteur Sam Riley, tout en retenue et en fragilité. Baignant dans une époque charnière (le post-punk et la cold wave), "Control" est surtout une déclaration vive pour les nouvelles générations, histoire de leur rappeler que le rock est bien la seule musique pour laquelle on peut mourir et y trouver du sens, aussi tragique soit-il. Quand à la BO, (la compile parfaite en soi) elle est absolument fabuleuse, de Joy Division à New Order en passant par les Buzzcocks ("ça me ferait chier de jouer dans un groupe avec cocks dans le nom" dixit Peter Hook), David Bowie, Kraftwerk et Iggy Pop, tout fait replonger dans cette époque charnière entre deux décennies. The Killers se sont même fendus d'une reprise de Joy Divison, imprimant leur patte sur le magnifique "Shadowplay" du générique de fin. Bref , rien à jeter, le tout confine à l'excellence. Il vous la faudra. the dresden dolls "no, virginia"THE DRESDEN DOLLS
"No, Virginia"
Quel bonheur de retrouver le duo cabaret gothique de Boston aussi rapidement après son second album "Yes, Virginia" (qui, rappelons-le, devait son titre à une lettre adressée au New York Sun en 1897 et dans laquelle la petite Virginia s'inquiétait de savoir si le Père Noël existait), paru en 2006.
Constitué de vrais inédits, de raretés enfin enregistrées et d'une cover absolument chouette du "Pretty In Pink" des Psychedelic Furs, ce troisième album mérite vraiment d'être considéré comme tel et non pas comme une collection de fonds de tiroirs comme peuvent l'être les dernières sorties de groupes comme The Killers. A l'inverse, le disque des Dresden Dolls regorge d'une fougue toute juvénile (certains des titres ont été écrits par Amanda dans ses jeunes années!)et surprend par une spontanéité et une simplicité qui n'apparaissaient pas autant sur leur second et pourtant excellent album. Comme quoi, passer six mois en studio ne sert vraiment à rien sinon à brider, voir effacer le génie invisible d'un musicien.
C'est aussi un bon moyen de patienter avant le premier album d'Amanda Palmer ("Who Killed Amanda Palmer?")qui, espérons-le, ne retardera pas trop l'élaboration du prochain album des Dresden Dolls, ces derniers tournant néanmoins cet été pour la promotion de "No, Virginia", le disque d'Amanda devant débouler plus tard cet automne.
Abonnés à l'excellence, les Dresden Dolls continuent de nous émerveiller, espérons-le pour longtemps encore. 5月23日 the cure "the only one"![]() 13ème album studio oblige
le désormais quatuor sort
un single le 13 de chaque
mois et ce jusqu'à ce 13
septembre 2008 ou sortira
non pas un simple mais un
double album! Autant vous
dire que cette affaire ne
passe pas innaperçue chez
les fans qui redoutent le
pire comme le meilleur. A
l'écoute, "The Only One"
et "NY Trip" ne créent ni
joie ni haine, à peine la
satisfaction de retrouver
ce son.On se gardera donc
de s'affoler car The Cure
2008 sonne très festif et
donc très pop. Si vous ne
souffrez pas un hit comme
"The End Of The World",ce
premier avant-goût est à
éviter en attendant le 13
juin prochain et le petit
miracle qui devrait aller
avec. Allez, on y croit.
Oh I LOVE Oh I LOVE Oh I LOVE WHAT YOU DO TO MY HEAD WHEN YOU PULL ME UPSTAIRS AND YOU PUSH ME TO BED Oh I LOVE WHAT YOU DO TO MY HEAD IT’S A MESS UP THERE Oh I LOVE Oh I LOVE Oh I LOVE WHAT YOU DO TO MY HEART WHEN YOU PUSH ME BACK DOWN AND THEN PULL ME APART OH I LOVE WHAT YOU DO TO MY HEART IT’S THE BEST Oh YEAH! Oh I LOVE Oh I LOVE Oh I LOVE WHAT YOU DO TO MY LIPS WHEN YOU SUCK ME INSIDE AND YOU BLOW ME A KISS Oh I LOVE WHAT YOU DO TO MY LIPS IT’S SO SWEET IN THERE Oh I LOVE Oh I LOVE Oh I LOVE WHAT YOU DO TO MY HIPS WHEN YOU BLOW ME OUTSIDE AND THEN SUCK ME LIKE THIS Oh I LOVE WHAT YOU DO TO MY HIPS IT’S THE BEAT Oh YEAH! YOURE THE ONLY ONE I CRY FOR THE ONLY ONE I TRY TO PLEASE YOURE THE ONLY ONE I SIGH FOR THE ONLY ONE I DIE TO SQUEEZE AND IT GETS BETTER EVERY DAY I PLAY WITH YOU IT’S SUCH A SCREAM YEAH IT GETS META EVERY DAY I SAY WITH YOU IT’S SO EXTREME YEAH IT GETS WETTER EVERY DAY I STAY WITH YOU IT’S LIKE A DREAM Oh I LOVE Oh I LOVE Oh I LOVE WHAT YOU DO TO MY SKIN WHEN YOU SLIP ME ON AND SLIDE ME IN Oh I LOVE WHAT YOU DO TO MY SKIN IT’S A BLUSH ON THERE Oh I LOVE Oh I LOVE Oh I LOVE WHAT YOU DO TO MY BONES WHEN YOU SLIDE ME OFF AND SLIP ME HOME Oh I LOVE WHAT YOU DO TO MY BONES IT’S THE CRUSH Oh YEAH! YOURE THE ONLY ONE I CRY FOR THE ONLY ONE I TRY TO PLEASE YOURE THE ONLY ONE I SIGH FOR THE ONLY ONE I DIE TO SQUEEZE AND IT GETS HAZIER EVERY WAY I SWAY WITH YOU IT’S SUCH A SCREAM YEAH IT GETS MAZIER EVERY PLAY I SAY WITH YOU IT’S SO EXTREME YEAH IT GETS CRAZIER EVERY DAY I STAY WITH YOU IT’S LIKE A DREAM Oh I LOVE Oh I LOVE Oh I LOVE WHAT YOU DO TO ME indochine "you spin me round (like a record)"indochine
"you spin me round (like a record)"
![]() "you spin me round (like a record)" Les Indo boys ont enregistré une reprise du classique 80's de Dead Or Alive en faveur de Reporters Sans Frontières et soutiennent aussi le boycot de la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin. Le clip vidéo, tourné en noir blanc sur les planches de l'Elysée Montmartre est visible sur le net depuis quelques jours. On y retrouve la formation actuelle (Nicola Sirkis, Oli de Sat, Boris Jardel, Marc Elliard et François Soulier) accompagnée de deux ravissantes pom pom girls semblant tout droit sorties d'un fameux clip de Nirvana. A la place du public, une salle vide dont le sol, tout comme le fond de la scène, est marqué des désormais fameuses et infâmantes menottes olympiques. Pour ce qui est de la reprise de Dead Or Alive, on notera que l'anglais de Sirkis est toujours aussi approximatif, ce qui, plus de quinze ans après son fameux album solo ("Dans la Lune") principalement en anglais, en deviendrait presque touchant. Une reprise plus rapide et donc plus dance que l'original et qui voit enfin le jour après avoir terminé bon nombre de concerts du "Alice & June Tour". Un nouvel album (promis rock'n'roll et court) est déjà en phase d'écriture (qualifié par Sirkis de bouleversant): Le groupe devrait être en studio mi-juin pour finaliser une quarantaine de pistes. Sortie prévue début 2009. http://www.rsf.org/article.php3?id_article=26876 5月21日 nikola acin 1974-2008NIKOLA ACIN
1974-2008
Nikola Acin, c'est d'abord dans les pages de Scarce, LE fanzine de référence sur les comics américains(celui-là même qui nous a fait faire SWOF en Suisse avec mes potes Steph et Olivier) qu'on a pu lire sa plume en premier.
Nikola était le genre de gars à s'asseoir sur la table de dédicace de superstars américaines (genre Rob Liefeld et Todd Mac Farlane)pour leur demander s'ils se rendaient bien compte qu'ils produisaient de la merde en masse pour les kids et de savoir s'ils arrivaient à se regarder dans le mirroir chaque matin. La classe. Ce petit mec nous vengeait tous au début des nineties.
Et puis on l'a rencontré sur des festivals BD, on a bu des coups et fait deux trois conneries ensemble, du genre draguer une meuf au bar devant un gars qui essayait de se la lever depuis une plombe puis partir de nuit dans les rues au petit bonheur la chance pour se perdre aussitôt. On l'a retrouvé le lendemain matin couché sur une table d'exposant au milieu des tentes du festival, comme si de rien n'était.
Quelques années plus tard, alors que Nikola écrivait déjà dans Max et surtout Rock & Folk, il est venu directement vers moi pour me saluer dans une convention. On a parlé rock'n'roll, de ses potes des Cramps. Quelques minutes très chouettes.
C'est la dernière fois que je l'ai vu. J'avais l'impression de connaître Elvis tellement il lui ressemblait.
Quand Il a formé les Hellboys, on a bien comprit que le gars était sérieux, même si son groupe de rock garage restait un doux anachronisme d'une époque révolue, sauf pour les rockers, les vrais, ceux qui se bagarent encore au cran d'arrêt pour l'honneur ou une fille, ce qui revient à peu près au même.
C'est Manoeuvre qui m'a apprit la putain de nouvelle en direct à la télé. Nikola avait 34 ans...
Il fut à la Une de son vivant durant deux-trois jours avec le dernier numéro de Rock & Folk et son interview de The Raconteurs, sortit ce jour en Suisse.
Je n'ai passé qu'une poignée d'heures il y a une décennie avec Nikola, mais il me manquera comme un frère.
SO LONG BROTHER...
5月15日 ladytron, sublimation de la pop synthétiquel a d y t r o n
sublimation de la pop synthétique
![]() Ce "Velocifero", déjà le quatrième album du quatuor démoniaque, nous arrive trois ans après le fabuleux blizzard de "Witching Hour", sorte de leçon de chose de ce que la pop devrait toujours être, synthétique, froide, rebelle et inventive sans se départir de ses refrains et d'une volonté de faire des étincelles. Quelque part entre Duran Duran (ils en sont fans) et Echo & The Bunnymen (ils sont potes), cet album se déguste comme un désert glacé en plein soleil et ce depuis l'intro de "Black Cat".
Groupe au combien féminin (Helen Marnie et Mira Aroyo, les voix du groupe) et ce malgré deux garçons (Reuben Wu et Daniel Hunt, claviers et guitares), Ladytron a posé depuis l'inaugural "604" de 2001 ( suivit de "Light & Magic" en 2002)les bases d'un son inimitable (la grande préocupation du groupe depuis ses débuts) qui n'a jamais cessé d'évoluer, atteignant une ampleur rare sur ce nouveau cd (enregistré à Paris) qui pourait bien faire du groupe à l'avenir une référence absolue. Néanmoins on regrettera quand même qu'une certaine lourdeur remplace l'immédiateté pop et un peu futile qui marquait les précédents enregistrements du quatuor. La preuve de la maturité on va dire. A noter que si le groupe a produit lui-même "Velocifero", il a reçu l'aide de Alessandro Cortini (Nine Inch Nails) et du producteur Vicarious Bliss (Justice, DJ Mehdi). On trouve aussi quelques intervenants comme Somekong, deux membres de Panico et Justin Meldal. Quand à la pochette, plutôt tourbilonnante, elle est l'oeuvre de l'artiste Assume Vivid Astrofocus, artiste conceptuel reconnu de l'art moderne. Remixeurs de génie au tableau de chasse assez impressionant (Goldfrapp, Nine Inch Nails, She Wants Revenge pour en citer quelques-uns) Ladytron promet déjà un album de remixes pour la fin de cette année. 5月12日 portishead, retour d'exilPORTISHEAD
retour d'exil
![]() Onze ans depuis leur dernier album éponyme, successeur du fondateur "Dummy". Dix si on compte le live enregistré à New York. Depuis, rien ou presque. Un album solo de Beth Gibbons au milieu pour nous faire patienter. Puis, depuis deux ou trois ans, les rumeurs d'un troisième album à paraître très bientôt, la nouvelle devenant une arlesienne, un peu comme pour Guns N'Roses, cette vieille blague.
Et puis l'année dernière, ça s'est précisé, le groupe est sortit de sa retraite, à joué dans un bar, puis ailleurs, devant une poignée de personnes. Avant de se pointer dans un festival. Grosse sensation. Tout s'emballe, réactivation du site internet, bribes d'informations et enfin une date de sortie.
Nous sommes après.
Et cet album est un chef d'oeuvre.
Il n'y aura pas d'autre avis que ce que je viens d'énoncer. Il est tard et je vais aller me coucher.
Le monde possède désormais trois albums studio de Portishead.
Merci à eux.
deus, ex machinadEUS
ex machina
![]() Après un long break et un changement de personnel, dEUS revenait il y a deux ans avec le magnifique "Pocket Revolution", plombant ce come-back par des choix de singles complètement à côté de la plaque.
Conscient d'avoir clairement raté le coche en faisant de son retour une sortie technique, sans compter des prestations live vivement critiquées par leurs fans les plus hardcore, le groupe belge s'est remit en question en relevant la tête, enregistrant un album sec et nerveux taillé pour la scène.
Exemple frappant de cette nouvelle volonté d'occuper le terrain et de rappeler au peuple qui est le patron, le single "The Architect" et son clip frondeur et survolté qui donne enfin une consistance digne de la réalité aux membres du groupe, Tom Barman et consorts apparaissant plus sombres et menaçants que jamais. Plus attirants également.
Un disque qui n'a pas finit de tourner sur la platine. Bon retour les gars. the do, à une note du bonheurthe do
à une note du bonheur
![]() Un duo franco-finois, ça ne s'invente pas. Réunis pour la musique d'un film dont plus personne ne se souvient et devenu célèbre par la grâce d'une pub télé, Olivia et Dan aka the do (comme la note de musique)déboulent dans les bacs avec un premier album aussi barré que riche de l'histoire de ses deux protagonistes. "A Mouthful" est une sorte de kaleidoscope fascinant de ce qui se fait de mieux en matière de pop contemporaine, un peu comme si Björk et Beck avaient fait un disque ensemble au lieu de débuter chacun une carrière solo. Bercé par des influences aussi diverses que le rap, l'electro ou encore la musique africaine, the do se veut libre de toute contrainte et libre d'aller où il veut. Objectif clairement atteint avec ce disque aussi lumineux et fascinant qu'un feu d'artifices.
joe jackson, un ami de longue dateJoe Jackson
un ami de longue date
![]() Joe Jackson. Qui se soucie de Joe Jackson à notre époque? Pas grand monde en dessous de quarante ans si j'en juge par les clients qui sont venus me demander son disque au magasin.
Joe Jackson n'a jamais été jeune de toute façon, ni à la mode, pas même à l'époque de "Look Sharp" (et de son tube "Steppin'Out") où il ressemblait à un détective privé des années trente ou à un personnage de BD échappé d'un album de Tintin. Un artiste des années 80 fringué comme un vieux, voilà l'image de Joe Jackson.
Mais Joe Jackson vous emmerde car il à la classe.
Arrivé dans les années 70 et affilié à la new wave dès le début des années 80, Joe Jackson se sera toujours battu contre l'étiquette pop, la trouvant réductrice au possible, ce qui le conduira à conceptualiser sa musique, y incluant des éléments de jazz, de world et même de classique. Ca s'entend bien sur des albums comme "Body & Soul" ou "Around The World". Il disparait définitivement des écrans de MTV à l'apogée de son art, enfin certain que seuls celles et ceux qui l'aiment achèteront sa musique.
A 55 ans bien sonnés, il revient avec "Rain", un album qui ne fait pas son âge, chantant comme un adolescent sur "Invisible Man", le titre d'ouverture, il distille comme jamais sa rage contrôlée tout le long de ces dix morceaux aussi frais qu'exaltants. On retrouve avec bonheur ces cris de fins de couplets, ces aigus et tout le bagage musical d'un artiste qui finalement, bien qu'on le connaisse très mal, ne nous aura jamais vraiment quitté depuis la première rencontre.
A noter que Isaac Slade, jeune chanteur pianiste (!) du groupe américain The Fray, en plus de cumuler une ressemblance troublante avec Joe Jackson, joue de exactement de la même façon et possède une voix similaire. Mais il semblerait qu'ils n'aient aucun lien de parenté...
mgmt, un son qui en jetteMGMT
UN SON QUI EN JETTE
![]() Pour commencer, il faut prononcer Management, sinon on passe pour une bille. Leur premier album s'appelle "Oracular Spectacular" et leur tubesque single "Time To Pretend", ce dernier parlant de devenir rock star pour se marier avec des top models et crever dans son vomi. On ne sait pas trop si c'est un groupe de rock ou un truc electro mais eux non plus. Ils prennent certainement de la drogue car leur clip fait mal aux yeux et semble le produit d'un trip halluçinant. Ils devraient logiquement dominer le monde mais ça n'arrivera pas car la réalité est merdique. Pour résumer, MGMT est un chouette groupe. Donnez-lui votre argent.
gossip, live in liverpoolGOSSIP
LIVE IN
LIVERPOOL
![]() Beth Ditto est la chanteuse de Gossip.
Beth Ditto est bandante.
Beth Ditto est grosse.
Beth Ditto est énorme.
Beth Ditto sue des litres en concert.
Beth Ditto rend fou les garçons.
Beth Ditto rend folles les filles.
Beth Ditto fait pleurer les garçons car
Beth Ditto est homosexuelle.
Beth Ditto a des robes fabuleuses.
Beth Ditto est encore plus fabuleuse à moitié à poil.
Beth Ditto à une putain de voix.
Beth Ditto est la Janis Joplin de sa génération.
Beth Ditto rend le monde meilleur.
Beth Ditto est amour.
Beth Ditto est Dieu.
Les preuves de ces affirmations se trouvent sur le cd-dvd "Gossip Live In Liverpool".
![]() kassette, la bioKassette
la bio
Laure Betris est née en
1981 à Fribourg. Durant
son adolescence elle et
trois copines férues de
rock (Claire, Noémie et
Sarah)forment le groupe
Skirt et deviennent une
véritable sensation de
la scène romande. Entre
des concerts fièvreux à
réveiller les morts et
le début d'un buzz très
prometteur, le quatuor
se rend en studio pour
enregistrer ce qui sera
son unique maxi, Skirt
se séparant pour raison
d'études à terminer. Le
temps passe et Laure se
remet sérieusement à la
musique en bidouillant
chez elle. Avec l'aide
de Sacha Love, qui est
ingénieur du son, ainsi
que producteur, elle se
transforme en Kassette
et enregistre Chambre 4
sur Saïko Records. Vrai
bijou de songwriting au
charme indéniable,cette
collection de 13 titres
se déguste comme un bon
vin et possède déjà une
petite merveille qui se
nomme Lila. Partant en
trio sur les routes de
Suisse pour distribuer
la magie qui se trouve
sur son album, Laure se
montre sous un jour des
plus convainquant, ses
chansons prenant une si
belle ampleur sur scène
pour qui sait tendre l'
oreille et ouvrir son
coeur. On espère que ce
projet continuera, lui. blackmail "tempo tempo"BLACKMAIL
"TEMPO TEMPO"
![]() Retour du groupe de rock indie allemand avec ce "Tempo Tempo" de fort belle facture qui démarre sur les chapeaux de roues avec l'enlevé "False Medication" et se poursuit dans la droite ligne de ce son épique et mélodique qui font la marque de fabrique de Blackmail depuis dèjà quinze ans.
Héros dans leur pays, le quatuor (Aydo Abay - voix, Kurt et Carlos Ebelhäuser - guitare et basse, et Mario Matthias - batterie)continue son petit chemin un peu en dehors des courants du moment, distillant un rock frondeur et franchement jouissif, à l'image d'un titre comme "(Feel It) Day By Day" clairement fait pour être reprit en coeur dans les stades.
La voix de Aydo est toujours aussi particulière et reconnaissable, quelque part entre celles de Stephan Groth de Apoptygma Berzerk et Brian Molko de Placebo, un peu androgyne, un peu froide, mais terriblement familière et plaisante à écouter, comme sur "The Mentalist" où elle se laisse goûter avec délectation.
Groupe de rock digne et jamais putassier, Blackmail demeure une bande d'amis passionnés par la chose binaire et qui distille ses tubes underground connus de ses seuls fans. Une merveille de groupe qu'on se réjouit de revoir en concert un de ces jours par ici. 5月11日 counting crows, le retour des morts vivantscounting crows
le retour des morts vivants
![]() Cause perdue depuis longtemps, Counting Crows a
su retrouver sa superbe sans même s'en rendre
compte. C'est en 1993 que le groupe débarque en
grandes pompes sur les ondes. Avec "Mr. Jones"
et un premier album bouleversant, mélange assez
subtile de folk-rock et de pop. Un second vient
confirmer le potentiel hautement fréquentable
du groupe mené par la voix d'écorché vif d'Adam
Duritz. Puis un live vient couronner le succès
de ces honnêtes raconteurs d'histoires. Et puis
c'est la dégringolade. Galvanisé par la joie de
vivre, le troisième album, positif en diable et
dégoulinant de bons sentiments, rate totalement
le coche, s'étalant dans une complaisance très
racoleuse et franchement FM. On est très loin
de "Round Here","Children In Bloom" ou "Raining
in Baltimore". Vont suivrent quelques années de
très très mauvaises chansons, faisant du groupe
une institution pour bobos américains. C'est en
2003 que l'album "Hard Candy" remonte un peu le
niveau.Un live en 2006 fait redécouvrir le beau
répertoire du groupe. Ne restait plus qu'à nous
donner un vrai grand disque digne de ce nom. Et
ce sera "Saturday Nights & Sunday Mornings", un
coup de pied salvateur qui dégage une puissance
sombre et belle à la fois. Dès "1492" jusqu'au
final de "Come Around", Counting Crows retrouve
sa superbe couleur d'automne et redevient enfin
ce magnifique groupe américain qui nous faisait
taper du pied en pleurant dans notre bière. Une
histoire qui finit bien en somme. r.e.m. met le turboR.E.M.
met le turbo
Franchement, on ne donnait pas grand chose de la peau du trio d'Athens après ses deux derniers albums, un "Reveal" à moitié
réussi et un "Around The Sun" à moitié raté (ce qui n'est pas
la même chose). Et puis est arrivé "Accelerate". 34 minutes
de bonheur à fond la caisse, énergique et fièvreux comme le
groupe nous avait habitué par le passé.On se croirait presque
à l'époque de "Green" ou "Murmur" c'est vous dire. Du coup on
s'excuse d'avoir douté et on veut bien en reprendre pour dix
ans ou même plus si c'est possible.
ascension of the watchers, la lumière au fond des ténèbres?ASCENSION OF THE WATCHERS
la lumière au fond des ténèbres?
![]() En totale rupture avec ses anciens complices de Fear Factory (le groupe tournait en rond depuis longtemps), Burton C. Bell nous revient avec un projet pour le moins intriguant. Exit la brutalité indus, bienvenue à un son darkfolk éthéré limite ambient.
Avec "Numinosum", Ascension Of The Watchers donne enfin vie à un projet existant depuis 2002. Formé de Burton C. Bell, John Bechdel et Edu Mussi, le trio propose une musique inspirée d'un ancien livre écrit par Enoch et parlant des watchers, des anges descendus sur terre et qui tombèrent amoureux des humains. Ne restait plus qu'à broder sur cette thématique pour le moins fascinante.
Si le résultat n'est pas toujours à la hauteur des nouvelles ambitions de Burton C. Bell (c'est parfois un peu léger, limite ennuyeux, bien que très bien fait), il est fort à parier qu'une suite est à venir, l'ancien chanteur de la fabrique de peur n'ayant aucune envie de retrouver ses anciens camarades de jeux pour le moment. Renoncer à une musique furieuse et addictive en diable (en tout cas les premiers albums) contre des véléités plus pastorales, celà ressemble beaucoup à un exil au couvent, mais finalement, pourquoi pas? Bienvenue du côté obscur, cher Burton! 5月10日 disown, l'interviewinterview disown
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