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June 25 asia argento, du cinéma à la musiqueA S I A A R G E N T O
Asia Argento, une biographie Fille unique du célèbre réalisateur italien de films d'horreur Dario Argento (Suspiria, Les Frissons de l'Angoisse, Inferno) Asia Argento (Aria pour l'état civil), née en 1975 à Rome, débute sa carrière cinématographique alors qu'elle est à peine âgée de 11 ans, dans le très culte Démons 2 de Lamberto Bava, et apparaît ensuite dans les films de son père (Trauma, Le Syndrome de Stendhal et Le Fantôme de l'Opéra en compagnie de Julian Sands) ainsi que sous la direction de Nani Moretti (dont elle ne gardera pas le meilleur des souvenirs) tout en multipliant les projets avec d'autres réalisateurs. Déjà populaire auprès du public italien à travers la presse branchée et ses chroniques dans le magazine Max, sa carrière prend rapidement un tour international à l'âge adulte. On la retrouve ainsi dans La Reine Margot de Patrice Chéreau en 1994 pour un petit rôle. En 1998, elle tourne sous la direction de Michael Radford dans B. Monkey, une troublante histoire d'amour multiple qui vire au drame. Sa prestation aux cotés de Rupert Everett lui ouvre les portes du continent américain. Après avoir figuré au générique du génial New Rose Hotel d'Abel Ferrara en compagnie de Willem Dafoe, elle rejoint le musculeux Vin Diesel à l'affiche du pétard mouillé XXX, sa première superproduction, dans laquelle elle dégage un mélange fascinant de séduction et de froideur, ce qui ne l'empêche pas de figurer entretemps au générique d'une étrange comédie vampirique française : Les Morsures de l'aube, un rôle central qui n'arrive pourtant pas à la sublimer comme il le faudrait, dommage. Parallèlement, Asia Argento passe à la réalisation. En 2000, elle signe son premier long métrage, Scarlet Diva, (auto)portrait d'une star déjantée dont elle écrit également le scénario. Filmé en DV, le film se veut punk et auteurisant à la fois, donnant une proximité inédite avec l'actrice et son univers personnel. Elle renouvelle l'expérience quatre ans plus tard, avec Le Livre de Jérémie, adaptation d'un roman de J.T. Leroy dans lequel elle incarne une jeune mère qui se prostitue sur les aires d'autoroute. Fidèle à ses choix artistiques exigeants, Asia Argento apparait l'année suivante dans le très beau Last days de Gus Van Sant, avant de rejoindre les zombies affamés de George A. Romero dans le dantesque Land of the dead , une forme de clin d'oeil à ses prestations dans les films d'horreur de son père. Coqueluche des réalisateurs branchés, c'est donc tout naturellement que Sofia Coppola lui offre un rôle dans son Marie-Antoinette; l'un des films les plus ambitieux de 2005. D'autres projets d'envergure suivent. Asia Argento s'engage dans Transylvania sous la direction de Tony Gatlif avant de prendre part au très sulfureux projet de Catherine Breillat : Une vieille maîtresse dans lequel elle rejoint Jeanne Moreau en tête d'affiche. Mais Asia Argento, rock jusqu'au bout des ongles et immense fan de musique (du blues à l'electro en passant par les chants politiques et le doom metal, elle possède plus de six mille disques) est aussi connue pour ses performances musicales en tant que DJ, passant des artistes très pointus tels que Archigramme, Joy Division ou les Dead Kennedys. On l'a également entendu pousser la chanson aux côtés de Brian Molko sur la reprise de "Je t'aime moi non plus". Elle réalise aussi (surtout en Italie) plein de clips vidéo, comme celui de Marilyn Manson, "(s)aint", objet visuel le plus scandaleux jamais vu à la télévision depuis les délires sado-maso de Nine Inch Nails. Récemment, le groupe de Manchester Hono McLean a même composé une chanson en son honneur.water lily, la bio officielle du groupeWATER LILY
June 22 visual kei V I S U A L K E I
Le visual kei-rock
(une introduction)
Le visual kei, ou visual rock pour les Occidentaux (ce qui permet d'y inclure des groupes plus connus tels que Kiss, Twisted Sisters ou Slipknot), est en terme général un style de musique rock (un groupe qui joue vraiment de ses instruments) essentiellement japonais, crée dans les années 80, se basant prioritairement sur l'aspect visuel (vestimentaire et physique) et outrancier des groupes en vogue du Pays du Soleil Levant, leur musique servant essentiellement de bande-son à leur look bien défini. Ces groupes (pas d'artiste solo pour des raisons banales de manque flagrant d'individualisme et d'autres raisons un peu plus commerciales) peuvent être classés dans divers genres musicaux qui peuvent parfois êtres complètement opposés et la plupart du temps détournés ou mélangés entre-eux (metal, rock, pop, gothic...) ils seront classés automatiquement (autant par les médias généralistes que dans les bacs des disquaires les plus pointus) dans la classe Visual Kei si le groupe est majoritairement composé de personnalités androgynes, limite inquiétantes et pourtant totalement stylées à la fois, presque toujours des garçons d'ailleurs, et possède un look affilié manga (fringues voyantes, robes dignes de Versailles, maquillages extrêmes, chevelures multicolores et fournies, etc.). A noter que ce look ne cesse d'évoluer, parfois jusqu'à l'épure la plus sobre. Dir En Grey, de par ses différentes incarnations, illustre bien cette évolution. La plupart du temps les paroles, aussi romantiques que torturées (les japonais sont très forts pour ça) ne laissent pas indifférent, compte tenu de leurs aspect sombre et parfois glauque, parfaitement en adéquation avec la jeunesse Japonaise, normal, vu que leurs auteurs en font également partie. Comme dit plus haut, ce mouvement est apparu en même temps que l'explosion manga dans les années 80 et n'a cessé de se développer, engrangeant des bénéfices colossaux, parfois au détriment de la musique. Pourtant, malgré les dérives du merchandising et la prolifération exagérée de disques différents pour certaines formations à la mode, quelques groupes talentueux, autant sur la forme que sur le fond, ont su marquer l'histoire tels que "X Japan" ou Malice Mizer. On parle parfois aussi de groupes Indies, mais il ne faut pas se leurer sur ce terme, car le but reste le même pour les groupes débutants sans succès, devenir des idoles et se transformer en vaches à lait pour leur maison de disques. Les petits groupes indépendants se produisent eux-même grâces à de petits labels amateur en attendant de percer un jour. Ces dernières années, de nouveaux héros ont pris la relève, leurs noms: Mucc, Dir En Grey, Moi dix Mois. Luna Sea, Kageru... June 21 kmfdm, un groupe révolutionnaireKMFDM
![]() June 11 water lily, un groupe mystérieuxWATER LILY un groupe mystérieux
1999, un énième groupe valaisan pointe le bout de son nez avec un EP éponyme de cinq morceaux, sauf que cette fois, ça accroche tout de suite. Le titre "Under The Sea" est une cascade d'émotions, portée par une voix d'une classe folle, celle de Lionel Glassier. Le reste est un peu moins spectaculaire mais donne néanmoins quelques précieuses indications sur l'univers du groupe, affectionnant les ambiances pop rock éthérées, comme sur "Created By Music" et une certaine recherche dans le progressif. Seule faute de goût à ces brillants débuts, l'énervé et énervant "Bitches", heureusement sans suite. Peu de retours pour ce premier effort et le groupe Sédunois reste anonyme jusqu'en 2002, date de la sortie de l'un des plus grands disques de tous les temps, le génial "Aphasie". A nouveau sous un artwork d'Olivier Jeanneret, le groupe revient avec une collection de titres fabuleux et surtout sans titre! En effet, les plages sont numérotées de 01 à 10 et les paroles manquent cruellement à l'intérieur du digipack. Nos sept valaisans commencent alors une longue série de concerts ici et là, passant un beau soir d'automne par la cave du Bleu Lézard à Lausanne, ne sachant pas encore que leurs chansons vont sérieusement embaumer les coeurs d'une bande d'amis dont je faisais partie. Il est assez rare de voir ses convictions musicales s'effondrer en un instant, surtout dans un concert gratuit, et de se rendre compte que l'on est en train d'assister à quelque chose d'unique, à un concert qui va rester gravé à vie dans notre mémoire. C'est ce qui s'est passé ce soir-là, en écoutant l'inaugural 02, l'implacable 05, l'éprouvant 08, l'incroyable instrumental 06 ou encore ce morceau inspiré de l'Aventure des Plantes, le beau à pleurer 07. Mais c'est quoi ce groupe inconnu avec tous ces tubes sortis de nulle part? On nage en plein rock progressif, mais ça ne sonne pas comme Pink Floyd, ni Radiohead, encore moins Marillion, et ces relents de new wave... ce chanteur qui ressemble à Ian McCulloch de Echo & The Bunnymen... trop beau pour être vrai. Toute la salle tripe à fond, on se fait mal aux mains à applaudir comme des fous, hilares au premier rang, refusant de croire à ce qui se passe devant nos yeux ébahis. J'achète le cd et on remonte au deuxième étage chez une amie pour l'écouter des heures durant, faisant quelques copies au passage pour les moins fortunés d'entre-nous. Et puis le temps passe, on revoit le groupe partout, à Montreux, à Lausanne, à Nyon, en Valais, toujours dans des trucs gratuits ou des festivals, et on entend parfois un morceau sur Couleur 3, mais rien ne se passe vraiment, les gens sont réceptifs et quelques articles viennent souligner l'excellence du groupe, mais c'est tout, il ne se passe rien et Water Lily reste cet outsider de luxe, condamné à refiler des stocks de promos aux journalistes et à son entourage, dont à moi, qui tentera, mais en vain, d'alarmer les médias musicaux de l'Exagone de l'existence du groupe. Leur site internet est alors en construction, il mettra une éternité à s'ouvrir, mais au final, quelle beauté, à l'image de leur musique. Le temps passe, 2004, puis 2005 et toujours pas de nouvel album,annoncé mais sans cesse repoussé. La vie reprend son cours, parfois j'achète "Aphasie" chez un disquaire pour l'offrir à quelqu'un que j'aime, le surplus des promos ayant été dispatché à droite à gauche depuis déjà longtemps. Enfin, en janvier 2006,on m'annonce la sortie imminente d'un nouvel album, ainsi qu'un concert du groupe le mois suivant aux Docks de Lausanne. On s'y rend avec les amies de l'époque du premier concert et on réussit à les rater en restant au bar! Petite explication, The Bliss jouait le même soir et on croyait que le groupe ouvrait pour Water Lily, alors que c'était le contraire... Résultat, en attendant des sons rock sortir de la salle, personne ne s'est douté qu'il s'agissait de Water Lily. Dégoûtés, nous décidons de boire pour oublier, mais pour ma part, je vais devoir boire le calice jusqu'à la lie, l'un des guitaristes du groupe venant me saluer et me demander mon avis sur la performance que je n'ai pas vue. Je ne sais plus où me mettre et n'ose pas lui avouer la vérité. Un peu après, j'apprend que le groupe file des promos du nouvel album à qui en veut, mais je ne peut décemment pas aller en chercher un après ce rendez-vous manqué. Les autres, ayant leur copie, me harcellent pour me convaincre et je dois presque les insulter pour leur faire comprendre ma philosophie. J'achèterai ce disque quand il sortira, ce sera ma rédemption pour cette soirée ratée. Fin de soirée un peu glauque qui s'achèvera par un retour en taxi sous la pluie. Et le second album arriva un beau jour de mars dans les bacs, intitulé "13th Floor", co-produit par Teo Miller (Placebo, Robert Plant, etc.) et sous un artwork papier-peints de Gilles Vuissox d'un effet plutôt dissuasif à l'achat, mais bon, depuis le temps que je l'attendais. Un peu de crispation au moment de le mettre dans le lecteur cd, me rappelant soudain les commentaires déçus de mes amies... "Il est rock, c'est plus comme avant, trop nul ce disque..." L'album démarre comme l'intro d'un fameux morceau de Hole avec "Sing Your Life's Song", des distorsions précédant un morceau calme qui monte tout en puissance, j'aime bien ce clavier, la basse et ces guitares acérées, et cette voix... oui, c'est bien du Water Lily, mais plus méchant, plus sournois, moins gentil. Le morceau déchire sur la fin, gros travail sur la reverb, pour ce que j'y connais. Puis "Face to Face" me prend par surprise, un joli morceau rock qui me fait penser aux Stranglers et à New Model Army sans trop savoir pourquoi. C'est comme "Star's End, on dirait du Oasis ou alors un de ces classiques pop, la batterie de Laurent Trachler sonnant tellement brit pop, mais dans le bon sens du terme. Quelques morceaux me semblent quand même un peu fades et ennuyeux au milieu de tout ça, mais ils sont rattrapés rapidement, notamment avec des titres comme "Dust In Hands" ou le très jazzy single "Time To Go", qui, même s'il n'apportera pas la gloire au groupe, marquera peut-être son époque par sa justesse et sa douce mélancolie. Arrive enfin le putain de chef d'oeuvre du disque, j'ai nommé "Spiral", qui tient la dragée haute face à n'importe quelle chanson de Radiohead, haut la main, la voix de Lionel atteignant une fois de plus des territoires inconnus, aidé en cela par les guitares de François, Vincent et Xavier. l'album se termine par un inquiétant et arabisant instrumental, laissant la part belle au didgeridoo de Olivier Vuagniaux. Voilà. l'album est terminé. J'appuie à nouveau sur la touche play, nous sommes en avril 2006 et Water Lily sortira peut-être son prochain album pour fêter ses dix ans d'existence. Il ne me reste plus qu'une chose à faire désormais, c'est d'aller les voir en concert à nouveau et ne pas les manquer cette fois, à aucun prix.
Epilogue Vendredi 9 juin, je me réveille à 22h30... Et merde, c'est pas vrai, ils sont au festival de l'Esplanade pour le Sidaction, à moins de 500 mètres de chez moi et je n'y suis pas. Vite, je me lève, je me douche en vitesse et finit de m'habiller dans l'ascenseur. J'y suis avant 23 heures, ce qui me permet d'assister au concert de Melatonin, un autre groupe dont je vous parlerai plus en détails un de ces jours, promis. Les Lausannois terminent sur une reprise bien torchée de "L'Homme Pressé" de Noir Désir et laissent la place aux roadies pour changer la scène. Je vais m'acheter une bière à un stand puis retourne près de la scène, m'asseillant sur les marches de l'esplanade, tandis que les hauts-parleurs diffusent à fond "The Fragile" de Nine Inch Nails... Rien que pour ça, ma venue s'imposait. La scène met un temp fou à se préparer, comme les musiciens, appercevant François, Samuel, puis Xavier et Vincent. Mais le concert ne commence toujours pas. J'aurai eu le temps de me prendre deux bière, mais bon, je préfère m'avancer pour ne rien rater du début. Et enfin, ça commence. D'entrée le groupe (sept membres quand même) en impose par sa configuration, et c'est rien de le dire dès qu'arrive le chanteur, véritable dandy semblant tout droit sortit de l'époque victorienne. Ce soir, nous aurons droit à la quasi totalité du dernier album, et une évidence se fait après quelques titres seulement, Water Lily est un groupe fait pour le live et qui se bride involontairement en studio, car les version de "Sing Your life's Song" et surtout "Spiral" semblent démultipliées sur scène, atteignant des hauteurs insensées de beauté. Même chose pour "Star's End", "Face To Face" et "Time To Go" qui deviennent soudainement des classiques instantanés semblant tout droit sortis d'un greatest hits imaginaire. Deux titres d'Aphasie viennent rappeler le bon temps et le groupe nous quitte sur une dernière salve, dont l'instrumental "Lizard", laissant le public transi de bonheur, ainsi que ses fans (une bande d'alcolos qui aurait plus sa place dans des tribunes de foot), hébétés mais heureux (le concert de Water lily ayant été un bon prétexte pour venir faire la fête au festivale de l'Esplanade). Quand à moi, il ne me reste plus qu'à rentrer chez moi, un sourire béat au coin des lèvres. Quand je pense que ce concert était gratuit... ça me parait presque anormal. Sale pays que la Suisse où les véritables artistes ne peuvent pas vivre de leur musique et où seuls les chanteurs de charme passent à la télévision. En route, je m'arrête à la Brasserie du Château pour commander une pizza (le ventre vide, moi) et siroter une ginger beer en compagnie du serveur à qui je parle du groupe (il note le nom sur un carnet), puis retour à la maison pour propager la bonne parole sur le forum européen des Dresden Dolls, the Shadowbox, faisant découvrir le groupe à une poignée d'amis virtuels. La vie est belle, je suis au 13ème ciel. Je repense alors à cette idée d'aller taguer des murs en ville du logo du groupe.
Remerciements à Xavier pour toute ces photos magnifiques (checkez le diaoporama!) June 09 beth orton "comfort of strangers"BETH ORTON COMFORT OF STRANGERS
![]() Qu'est-ce qu'un cd carbon neutral? Eh bien il s'agit d'un cd comme tous les autres, dont la création a exigé la production de dioxide de carbonne. A la différence près que pour compenser cette pollution, responsable du réchauffement de la planète, on a planté un nombre équivalent d'arbres, afin que cette agression non désirée de l'environnement s'annule par elle-même et que ce cd demeure une oeuvre artistique pure. Joli concept non? Il y a plein d'artistes qui font ça, les Foo Fighters, Lamb, Feeder, etc... et maintenant Beth Orton.
Parlons du disque maintenant. Ca doit être le quatrième ou cinquième de la grande (oui, je l'appele ainsi) depuis ses débuts en 1996 (avec l'album de la révélation, "Trailer Park"), et jamais elle ne s'était autant éloignée du format folk pop pour laquelle on la connaissait au long des années 90. Ici, pas de single programmé, pas de relent mainstream à l'horizon, il est question de vraies chansons folks (parfois même un peu jazzy) qui se suffisent à elles-mêmes, tel le titre éponyme, le rythmé "Worms" d'ouverture, presque déclamé par la grande, le très reconnaissable "Countenance", la merveille qu'est "Absinthe" ou encore le premier single, "Conceived" qui, à l'image de cet album classique et classieux, élève la grande encore un peu plus haut qu'elle ne l'était auparavant, la faisant toucher du doigt les grandes oeuvres d'artistes sacrés tels que Ricky Lee Jones et Bob Dylan.
Il semblerait que la collaboration amorcée en 1999 avec le guitariste Jim O'Rourke (oui, l'ex fameux cinquième membre de Sonic Youth, c'est lui!) soit arrivée à son top avec ce dernier album, tant on a l'impression d'une finalité dans ce disque qui n'apparaissait pas dans les précédents albums de la grande, plus pop, plus légers, presque volatiles. Enfin un disque d'elle que je vais pouvoir écouter la nuit en rêvant. Beth Orton est grande, mais cette fois, au propre comme au figuré.
June 08 suicide girlsSUICIDE GIRLS
![]() Annie Sprinkle, l’illustre, et généreusement dotée par la nature, avocate de la pornographie féministe des années 70, n'aura pas prêché son message d'amour, de liberté et de tolérance dans le désert de l'indifférence. Une nouvelle génération de filles issues des mouvances gothique, punk rock et techno, s'apprête à prendre la relève en revendiquant haut et fort le droit de disposer de leur corps pour exhiber leurs tatouages aux yeux du monde entier.
Lancé en 2001 depuis Portland, une ville du nord-ouest des Etats-Unis réputée pour sa scène alternative très active, Suicide Girls illustre parfaitement cette tendance. Le site, bien que proposant de très nombreuses photographies et vidéos qui mettent en scène cette nouvelle lignée d’agitatrices dénudées, se distingue de la majorité des publications érotiques par l’authenticité, la joie et l’énergie qui s’en dégagent. On sent dès les premières pages qu’il ne s’agit pas d’une succession d’étalages de chairs à vocation pécuniaire mais bel et bien du lieu de rendez-vous d’une petite communauté dont les modèles occupent fièrement la place centrale. June 07 l'éclat des blés de paul eluard
placebo en quelques lignesPLACEBO
June 06 indochine "alice & june"INDOCHINE
lacuna coil, ou la belle et les bêtesLACUNA COIL
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