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6月26日 the ting tings "we started nothing"![]() Après The Kills, The Raveonettes ou encore The Do, le rock'n'roll (décidemment bien généreux avec ses brebis en ce moment), nous
envoie un nouveau duo irrésistible bien partit pour sauver l'affaire une nouvelle fois. Ladies & gentlemen... please welcome The Ting Tings!
Si par chez nous, c'est au duo avarié Enrique Iglesias/Nadya qu'est revenu l'honneur de détrôner Madonna de la tête des charts (on ne sait pas si on doit s'en réjouir ou pas), en Angleterre (là où ça compte on va dire), c'est aux Ting Tings qu'on peut dire cette fois un grand merci. Par la grace du fantastique single "That's Not my Name".
Ce duo anglais (Katie White la chanteuse guitariste et Jules De Martino le batteur) de Salford (une triste ville industrielle dans la banlieue de Manchester) est encore un de ces groupes miraculés qui crée une musique pop puissante et fun pour s'enfuir de la monotonie de son millieu naturel plombé.
A cheval entre le rock et la pop, The Ting Tings distillent une musique vitale (écoutez seulement "We Walk" et vous comprendrez ce que je veux dire)pour nos oreilles fragiles, agressés par tant de merdes innomables de par et d'autres.
Réservons-leur l'accueil qu'ils méritent car ces deux-là sont sans aucun doute nos amis pour la vie. k "l'amour dans la rue"K "L'AMOUR DANS LA RUE"
Il y a décidemment du Tiersen et du Fersen chez K (alias Nicolas Michel), ainsi qu'un peu de Mano Solo pour le côté engagé. Jeune trentenaire auteur compositeur interprète Lausannois, K n'en est pas à son premier essai, mais cet album(nouvelle version augmentée de l'inaugural "L'arbre Rouge"), signé chez Wagram, affiche des ambitions inédites pour un artiste de chez nous, comme l'atteste sa présence sur plusieurs festivals français cet été.
Chroniques de tous les jours, les quatorze titres de l'album parlent du monde ("Les Nantis"),de nos vies ("Je Suis Bien"), de nos amours ("L'Amour Dans la Rue"), de l'injustice des sans-papiers ("L'Emigré"), le tout avec une candeur et un réalisme qui évitent tous les clichés de ce genre de chansons. Qu'on se le dise, K est loin , très loin de la petite chanson moisie qu'affectionnent les bobos fans de Jérémie Kiesling. Il n'est pas donné à tout le monde de faire dans la poésie sociale, art dans lequel K excelle, souvent avec une douce mélancolie qui confine à la plus belle des tristesses, comme l'atteste de superbe manière un titre magistral comme "Mes Aïeux!".
A noter sur trois titres ("Zazie", "Les Alizés" et "Trois Jours")la présence d'instruments à cordes dont l'interprétation de toute beauté est due à Annick Rody (violon), Marion Rolland (violon alto), Priscille Oehninger (violon alto) et Sara Oswald (violoncelle).
Les amateurs se souviendront que Annick et Sara sont toutes deux membres du fabuleux quatuor Barbouze de Chez Fior, qui a participé ce printemps à Bulle à l'atomisation du répertoire des Young Gods lors d'un fameux concert déjà mythique pour celles et ceux qui y ont assisté.
Actuellement en pleine promotion de son "à nouveau" premier album, K prépare déjà le futur avec un projet multimédia et l'enregistrement d'un second album live. On lui souhaite le meilleur pour la suite et on se réjouit de le retrouver en concert.
6月21日 peter kernel, anti-pop from switzerlandANTI-POP FROM SWITZERLAND
On savait que Kim Gordon et Thurston Moore de Sonic Youth avaient des gosses, mais on ne pensait pas qu'ils étaient si grands! Et qu'ils vivaient en Suisse...
Blague mise à part, c'est la première chose qui vient à l'esprit (dès "Videotapes In Dubai" ou encore "I Counted Them To Die Properly" au début) à l'écoute du formidable premier album de Peter Kernel (nom du groupe, à la base un projet de mise en son des images tournées par l'un de ses membres), "How To Perform A Funeral". Ce disque, très spontané et semblant tout droit sortit de la discographie rêvée du quatuor New Yorkais, est en tout point conforme aux règles du rock indie qui fait sens, à savoir un rock lettré mais pas pompier, une écriture sobre mais pas chiante, une musique précise mais pleine de surprises. Wt une putain de belle chanson au milieu de tout celà: "Shoot Back", déjà un petit classique d'anti-pop en ce qui me concerne.
Mais surtout, "How To Perform A Funeral" capte quatre jeunes personnes sincères et spontanées (Aris, Barbara,Däwis et Anita) , quatre artistes déjà au top de leur art et qui, malgré leurs excellentes influences, réussissent l'exploit de sublimer le genre le temps d'un disque aussi beau et triste qu'un enterrement. Il fallait que celà soit dit, car ce sont eux qui l'on fait. Magnifique.
6月18日 15000 clics15000 clics sur mon blog...
c'est trop gentil, il ne fallait pas...
une poignée de main aux garçons
et un doux baiser pour les filles!
fran 6月12日 end. "the never ending whirl of confusion"END.
the never ending whirl of confusion
Sur le point de finaliser son premier album et en recherche d'un label digne de ce nom, les français (Toulouse) de End. oeuvrent dans un death metal torturé et structuré de haute facture (tout ce que j'aime), appréciable sur un premier EP de 2005(hélas sold-out mais c'est bien normal aussi)de quatre titres.
Difficile de croire à l'écoute de titres comme "Absolutely Nothing" ou "Desensitized" que End. est encore non signé, tant la machine semble huilée et prête à conquérir un public vaincu d'avance. Tout ici résonne grand et fort. Le chant est puissant et conquérant, la batterie (très technique, un bonheur) est fort bien mise en avant, les guitares sont fabuleuses; seule la basse semble (comme toujours) un peu perdue dans tout ce chaos sonore, même si elle demeure prépondérante à l'ensemble. Quand à la production, très pro, presque parfaite, elle ne laisse rien de côté, mettant bien en avant la nature menaçante du groupe.
Petite nouveauté, un cinquième titre épique: "Existence Asleep" (mon préféré perso), absolument effrayant et dantesque par ses ambiances de fin des temps. A découvrir sur le myspace du groupe.
Niveau imagerie, le groupe a parié sur la sombre sobriété du noir et blanc et on s'en réjouit. De plus, niveau photos de groupe, on est loin de la carricature d'une bande de poseurs lookés comme des clowns, les cinq acolytes étant fringués comme de vrais rockers urbains, street style mais pas trop. On s'en réjouit, leurs copines aussi on imagine.
En 2007, End. a triomphé sur la scène découverte du Hellfest, espérons que ce n'est que le début d'une reconnaisance amplement justifiée et méritée. Faudrait juste qu'un label se lave les oreilles et les signent rapidement. Car End. est promis à un destin glorieux. Pas l'ombre d'un doute sur cette vérité en devenir.
the cure "freakshow"![]() 13 juin oblige, The Cure sort
son deuxième single sur quatre
d'ici septembre pour la sortie
de son treizième opus et comme
pour "The Only One", on a une
très belle pochette aquarelle
qui promet le meilleur pour le
double album à paraître. Si il
était question de sa relation
amoureuse avec sa Mary dans le
précédent single, Robert Smith
nous la joue crypté, son texte
pouvant s'interpréter de façon
très libre même si c'est d'une
femme d'ont il est question. A
noter que c'est encore un truc
très pop mais franchement bien
foutu et très estival. La vrai
bonne surprise est de nouveau
le second titre, "All Kinds Of
Stuff". Moins psychédélique et
plus noir, plus rageur dans la
veine d'un "Never Enough". On
attend la suite avec un peu de
curiosité désormais.
FREAKSHOW (Smith/Gallup/Cooper/Thompson) I CAN’T BELIEVE IT I MUST BE DREAMING SHE TURNS THE SOUND DOWN SAYS “I AM HEAVING THIS IS A FREAKSHOW” AND I AM SCREAMING… SHE SPINS THE WORLD ROUND I WANT TO STOP BITTER SWEET AGAIN HER OPENING MOVE DOWN AND OUT IN BLACK SOFT SHINY AND SMOOTH LOOKS LIKE THE ALIEN CROWD GOT GROOVE SHE BURNS HER NAME INTO MY ARM BUT I CAN NEVER GET THROUGH TO PLAY THE GAME SHES TRYING TO LOSE HER ULTRAVIOLET MAKES IT HARDER TO CHOOSE LOOKS LIKE THE EDGE OF THE EARTH GOT MOVED SHE BLURS A WAY ACROSS THE FLOOR I SPIN TO SWALLOW THE VIEW AND IT’S THE SAME SWAY Yeah IT’S THE SAME SLIDE IT’S THE SAME STARE Oh IT’S THE SAME SMILE Yeah IT’S THE SAME BUT… IT’S NOT QUITE RIGHT Oh IT’S INSANE SHE SHAKES LIKE A FREAK STUCK IN THE MIDDLE OF THE ROOM FOR A WEEK LOOKS LIKE THE ONLY WAY TO GET ON THE BEAT IS TAKE HER UP ON HOW TO SWING BUT I AM MISSING MY FEET AND IT’S THE SAME SWAY Yeah IT’S THE SAME SLIDE IT’S THE SAME SWISH Oh IT’S THE SAME SMILE Yeah IT’S THE SAME BUT… IT’S NOT QUITE RIGHT I’M IN A STEP …OUT! SHE’S TWO MORE STEPS …DOWN! FOR THREE STEPS UP …CLAP! AND GO AROUND …OW! IT MAKES MY HEAD BUZZ SHE WANTS TO COME NOW I TRY TO STOP ALWAYS INFRADIG HER FINISHING MOVE UP AND DOWN IN BLACK SOFT SHINY AND SMOOTH LOOKS LIKE THE ALIEN CROWD GOT GROOVE SHE CUTS A NUMBER OUT MY ARM BUT I CAN NEVER GET THROUGH TO PLAY THIS GAME SHES TRYING TO LOSE THE STUFF FROM MARS MAKES IT HARDER TO CHOOSE LOOKS LIKE THE FINAL FRONTIER GOT MOVED SHE BLURS A WAY ACROSS THE FLOOR I SPIN TO SWALLOW THE VIEW AND IT’S THE SAME SWAY Yeah IT’S THE SAME SLIDE IT’S THE SAME STRIP Oh IT’S THE SAME SMILE Yeah IT’S THE SAME BUT IT’S NOT QUITE RIGHT… I CAN’T BELIEVE IT I MUST BE DREAMING SHE TURNS THE LIGHTS UP SAYS SHE IS LEAVING THIS IS A FREAKSHOW AND I AM BEATEN… SHE SPINS THE WORLD ROUND I HAVE TO STOP 6月8日 thalia zedek band "liars and prayers"Thalia Zedek Band
"Liars and Prayers"
![]() Etonnant parcours que celui de cette femme de 47 ans (née de parents immigrés allemand et lithuanien) qui aura attendu la moitié de sa vie pour suivre les pas de son idole de toujours: Patti Smith.
Durant les années 80, elle fera partie de plusieurs groupes de Boston tels que Dangerous Birds, Uzi ou encore Live Skull, mais tous disparaitront pour raisons de conflits internes entre Thalia et des membres de ces groupes. Après quelques problèmes de drogue, elle fonda Come avec le bateur de Codeine, Chris Broka, et obtint une belle reconnaissance au long des quatre albums que le groupe sortit juqu'en 2001, date de sa séparation et de l'échappé belle de Talia en solo.
Avec la sortie de "Liars and Prayers," Thalia en est à sa quatrième sortie sous son nom. Fumeuse invétérée de cigarettes, qui donnent à sa voix cassée des faux airs de Patti Smith, Thalia Zedek oeuvre dans un style rock bohémien de fort belle tenue, accompagnée par un groupe solide dont le piano et le violon sont les atouts les plus remarquables. Artiste incontournable de la scène de Boston, reconnue mondialement par la presse spécialisée qui la respecte depuis vingt ans, Talia est souvent comparée aux plus grands songwriters de notre époque, tels Nick Cave, Mark Lanegan, Leonard Cohen et, bien sûr, Patti Smith.
the gutter twins "saturnalia"The Gutter Twins
"Saturnalia"
![]() Prendre de la bouteille sied décidemment bien à Greg Dulli (Afghan Whigs, Twilight Singers)et Mark Lanegan (Screaming Trees, Mad Season, Queens Of The Stone Age. Ces deux pilliers du rock indie américain des années 90 auront prit leur temps pour concrétiser "Saturnalia", près de cinq ans pour accoucher de ce brillant premier album qui prend aux trippes dès le deuxième morceau, le bien nommé "God's Children". Après, et ce jusqu'à "Front Street", ce n'est que du bonheur, surtout quand les voix des deux acolytes se mélangent dans la fureur des guitares.
Cette association est un petit miracle du rock. Voilà pourquoi.
D'un côté, Mark Lanegan, icône grunge, un gars qui semble être le fils putatif de Tom Waits, preque la même voix et la même tronche. Un homme sur le fil, qui pourrait devenir clochard en peu de temps si la vie lui jouait un sale tour. Mais un clochard céleste, un type qui chanterait le blues dans la rue pour réchauffer les âmes, car ce type chante l'amour, la solitude et l'abandon comme personne, mis à part peut-être Nick Cave et un ou deux autres. Ses deux albums avec Isobel Campbell (Belle & Sebastian) sont des petits bijoux d'americana.
De l'autre, Greg Dulli, le mec en costard du seul groupe en costard des années Sub Pop, le type classieux et parfois hyper violent (il a une fois cassé une chaise sur la tête d'un homme qui manquait de respect à une femme dans un bar)qui n'a toujours pas rêglé son problème avec la religion, tant il continue de prêcher dans ses chansons, recherchant les refrains épiques et les montées fulgurantes qui électrisent les foules. Un homme un brin mégalo et psychopathe, dingue mais terriblement attachant également.
Imaginez donc ce qu'une telle association peut provoquer... L'album étant écoutable en streaming gratuit sur internet, je ne peux que vous suggérer de vous y précipiter afin de juger par vous-même. En ce qui me concerne, "Saturnalia", de par sa sincérité, sa sonorité à l'ancienne et l'alchimie de ses deux instigateurs, est déjà l'un de mes albums rock préférés de cette année.
6月7日 my brightest diamond "a thousand shark's teeth"my brightest diamond
"a thousand shark's teeth"
![]() Derrière My Brightest Diamond se cache la multi-instrumentiste New Yorkaise Shara Worden (repérée en compagnie de Sufjan Stevens), véritable magicienne de cette étonnante machine indie folk goth matinée de cabaret rock, de musique classique et même d'opéra.
Pas étonnant avec une mère organiste et un père champion d'acordéon me direz-vous. Mais le mystère ne cesse de s'épaissir quand on découvre les vidéos de la belle, semblant sortir tout droit de tableaux ou d'un univers victorien, à la fois gothique, art nouveau et classique à la fois. La femme de Lucas Lanthier de Cinema Strange serait-on tenté d'ajouter. Shara Worden est quand même moins barrée mais qui sait un jour...
Résumons-nous. Il faut à peu près une minute pour tomber amoureu(se)x de My Brightest Diamond. Montre en main.
Enregistré en compagnie d'un quatuor à cordes admirable, ce second album (le troisième si on compte l'inaugural "Bring Me The Workhouse de 2006 et celui de remixes "Tear It Down" de 2007)est une envoûtante collection de petits contes sombres et doux amères.
Convoquant les fantômes de l'amour perdu et les esprits de la nature, Shara Worden distille au travers de ces onze sombres morceaux une profonde émotion lyrique, tant sa voix chaude et pourtant hantée se révèle captivante. Véritable raconteuse d'histoire, Shara nous procure une ivresse d'un autre temps, d'une autre époque, le tout avec une grâce qui n'a d'égal que la subtilité des instruments qui l'accompagnent (on y trouve de la clarinette, de la harpe, du marimba et même des bruits de jouets pour enfants) ainsi que le merveilleux travail de production.
Mais surtout, il se dégage de l'ensemble une profonde liberté de penser, ainsi que des véléités paganistes plus qu'évidentes. Derrière l'apparente normalité de ces chansons (essayez "To Pluto's Moon" ou encore "Apples") se cachent des secrets inavouables, tout ici frôlant l'interdit et sentant bon le souffre, mais dans un enrobage de bonbon délicieux laissé sur le parquet d'une vieille maison abandonnée.
Je ne saurais trop vous conseiller de vous intéresser au cas de Madame Shara Worden, peut-être votre nouvelle meilleure depuis Agatha Christie et Siouxsie Sioux.
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