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    July 19

    man ray, déjà trente ans...

    M  A  N    R  A  Y
     
     
     
     
     Cette année, nous fêterons les 30 ans de la disparition de Man Ray, un photographe, entre autres, de génie qui aura injecté au XXème siècle une sombre aura de mystère et de sensualité. Pour ceux et celles qui ne le connaitraient pas encore, voici une petite biographie du maître.

    Man Ray (27 août 1890 - 18 novembre 1976) est un photographe dadaïste américain et réalisateur de films.

    Né le 27 août 1890 à Philadelphie, Emmanuel Radnitzky, peintre, designer et réalisateur de films d'avant-garde, est surtout connu comme photographe surréaliste à partir de 1918.

    Il vit à New York, et avec son ami proche Marcel Duchamp il forme une branche américaine du mouvement Dada, né en Europe par rejet de l'art traditionnel. Après quelques expériences artistiques infructueuses, et notamment une publication sur le Dada new-yorkais en 1920, Man Ray conclut que « Dada ne peut pas vivre à New York », et, en 1921, il s'établit à Paris, dans le quartier Montparnasse, pour y vivre et y travailler. C'est là bas qu'il tombe amoureux de la chanteuse française Kiki.

    Avec Jean Arp, Max Ernst, André Masson, Joan Miró et Pablo Picasso, il présente ses œuvres à la première exposition surréaliste de la galerie Pierre à Paris en 1925.

    Durant trente ans à Montparnasse, Man Ray révolutionne l'art photographique. Les grands artistes de son temps posent sous son objectif, comme James Joyce, Gertrude Stein ou Jean Cocteau. Il contribue à valoriser l'œuvre d'Eugène Atget, qu'il fait découvrir aux surréalistes et à son assistante Berenice Abbott. En 1934, Méret Oppenhein pose pour Man Ray, cette série de photos de nus devient la plus célèbre de leur auteur.

    Plus tard, Man Ray revient aux États-Unis, pour vivre à Los Angeles. Mais c'est à son domicile parisien qu'il retourne vivre. Il devient Satrape du Collège de Pataphysique en 1963. Il meurt le 18 novembre 1976 et est inhumé au cimetière du Montparnasse (7e division), où on peut lire son épitaphe :
     Unconcerned, but not indifferent.

    water lily live at montreux

    WATER LILY LIVE
    MONTREUX 2006
    (water lily se fait violence et les fans s'en mêllent)
     
     
     
     
    C'est en pleine coupe du monde que nous nous rendons à ce second rendez-vous de notre groupe préféré au festival off de montreux.
    Arrivés en début de soirée, nous nous effrayons tout seuls d'avoir peut-être raté la performance du groupe sédunois, n'ayant aucun programme sous la main. heureusement, il n'en est rien et nous pouvons tranquilement aller nous asseoir pour attendre nos héros.
    Ils arrivent enfin pour préparer la scène, au son de nine inch nails, comme lors du festival de l'esplanade. De notre côté, nous nous préparons également en priant pour que le son soit à la hauteur, cette fois.
    La nuit commence à tomber, il fait chaud mais pas trop, le groupe continue ses réglages, mais cela ne va pas servir à grand chose, hélas.
    Dès l'intro de "Sing your Life Song", nous comprenons que cette scène gratuite est toujours à la hauteur de sa triste réputation. Qu'importe, le groupe joue à fond, toujours très classe, allignant les bombes de son dernier opus avec une rare maestria, même si la voix de Lionel n'est pas au top ce soir, comme on le remarquera sur le final de "Spiral", mais qu'importe, la joie de les revoir est plus grande. Et puis arrive un moment grandiose, totalement improvisé, sur l'instrumental tiré d'"Aphasie", de fans du groupe allument conjointement des torches de bâteau, baignant la performance d'une lumière rouge étrangement rassurante malgré le recul étonné de la foule. Grande idée et timing parfait, le morceau redémarrant sur des chapeaux de roues pour un final tonitruant. Pourtant déjà pas génial, le son se barre entièrement sur "Time to go", le plublic ne captant que les retours. Le groupe s'en rend finalement compte et décde d'orienter les amplis vers le public. Problème rêglé. Le son est des plus heavy et le rendu n'en est que meilleur. Le groupe maintient la pression jusqu'à la fin, donnant l'un de ses concerts les plus rock depuis longtemps. Tonnerre d'applaudisssements et supplique de la foule déchaînée pour un rappel qui ne viendras pas, le groupe ayant prit du retard et ne pouvant plus remonter sur scène, si ce n'est pour plier son matos.
    J'en profite pour aller féliciter Xavier, nous parlons de mon site et des photos exclusives qu'il m'a envoyées, puis je le laisse à son rangement.
    Sur le point de quitter les lieux, je tombe sur Lionel que j'appelle à son tour. Seul derrière la scène, il vient me rejoindre et entame une discussion avec moi, nous parlons du concert, des problèmes de sons et de l'extraordinaire énergie qui s'est échappée de cette performance perturbée et loin d'être gagnée au début. Un gars l'apostrophe en lui faisant remarquer que c'était bien rock n'roll pour une fois. Il acquiesse en esquissant un sourire crispé, bien conscient que le groupe est passé à côté du naufrage ce soir. Je lui parle du site évidemment et nous nous mettons d'accords sur un projet d'interview, ayant plein de questions à poser au groupe. Je lui dit que mon portable est nase (il l'est encore au moment où j'écris ces lignes chez ma meilleure amie) et lui promet de chroniquer déjà le concert de ce soir, chose faite aujourd'hui avec pas mal de retard, mais bon, ils ne m'en voudront pas trop je l'espère.
    Encore un putain de concert. Vivement Avenches. Et si le son est à la hauteur cette fois, Radiohead peut commencer à se faire du souci, car Water Lily devrait beaucoup faire parler de lui ce soir-là, c'est une certitude.
     
    P.S. respect aux fans valaisans du groupe