fran 的个人资料THE SAD PLACE照片日志列表 工具 帮助

日志


7月31日

the subways "all or nothing"

THE SUBWAYS
"ALL OR NOTHING"
 
 
 
 
Le jeune trio britanique de Welwyn Garden City avait plutôt fait forte impression il y a trois ans avec son rock nerveux et impulsif bardé d'influences aussi diverses que Nirvana, Oasis ou les Smashing Pumpkins. Son premier album explosif en diable, le bien nommé "Young For Eternity" contenait son lot de pépites rock, à l'image de "Rock & Roll Queen" ou encore "Oh Yeah". Est-ce que "All Or Nothing" allait confirmer l'amour inconditionnel que nous leur portions? Après une seule écoute la réponse est évidente: oh yeah!
 
On retrouve donc l'énervé Billy Lunn (nom dédié à son grand-père)à la guitare et au chant, son ex futur ex futur copine (on ne sait plus trop)Charlotte Cooper à la basse et aux coeurs, ainsi que quelques claviers; et pour finir le frangin de Billy, Josh Morgan à la batterie et aux percussions.   
 
Débutant sur les chapeaux de roues avec le fulgurant "Girls & Boys" (single sortit en éclaireur à la fin de l'hiver) avec son intro vocale digne d'un train fantôme couplé à un grand huit, l'album dégage immédiatement une sensation de puissance absolue qui ne redescendra presque jamais tout au long de ses douze plages. On y retrouve quantités de tueries, dont le second single, "Alright", "Kalifornia", "I Won't Let You Down" et le très surf rock "Shake! Shake!" qui ne démériterait pas sur un album des B52's.
 
A noter que si la voix de Billy, visiblement remonté, est parfois plus chaude que la braise, celle de Charlotte, tout aussi orgasmique, donne une considérable fraîcheur au tout qui pourait sonner parfois un peu jusqu'au boutiste dans ses intentions d'épater la galerie. Heureusement, tout celà est contrebalancé (mais peut-être pas assez...) par les deux seuls morceaux un peu calmes et assez beaux que sont "Move to Newlyn" et "Strawberry Blonde".
 
Au final, The Subways persistent dans une veine rock digne des meilleurs albums de Ash, Stereophonics et autres Foo Fighters, la jeunesse insouciante en plus, du moins pour l'instant. On ose à peine imaginer les prochains albums quand le trio aura commencé à larguer les amarres avec son éternelle adolescence...
 
 
 

alain bashung live au paleo festival de nyon

ALAIN BASHUNG
LIVE AU PALEO
FESTIVAL DE NYON
 
 
 
 
La nuit est bel et bien tombée, tout comme la pluie qui n'en finit plus, quand nous nous rendons au châpiteau pour ce qui restera comme le grand évênement de ce festival, à savoir la venue de l'un des derniers géants du rock français.
 
Impossible de pénétrer sous le châpiteau, la foule débordant des deux côtés pour être à l'abri des éléments. Les abords sont des flaques de boue et l'eau de la tente géante coule comme une goutière sans fin. C'est vraiment la merde.
 
Et Bashung arrive, accompagné de ses musiciens, looké comme un Blues Brother, lunettes noires vissées sur le nez, la classe personnifiée. pas de synthé sur scène, comme il l'avait promis. Il reçoit un accueil digne d'un roi, ce qu'il est, aujourd'hui plus que jamais.
 
Le concert, pardon... la messe commence dans un silence religieux. "Comme Un Lego", "Je T'Ai Manqué", "Sur Un Trapeze", "Suzanne" ou encore "Samuel Hall", le fameux titre écrit par Rodolphe Burger de Kat Onoma.
D'entrée, on est frappé par un truc évident, la voix de Bashung est non seulement intacte, malgré son combat, mais plus puissante et intimidante que jamais. La voix d'un homme au dessus de l'humanité. Un guide, un héros, une légende bien vivante. 
 
L'album "Bleu Pétrole" est à juste titre représenté, bon nombres de ses titres, tels "Je Tuerai la Pianiste", Hier à Sousse" étant faits pour êtres joués live ce soir.
 
"La Nuit Je Mens" est interprété de grande manière, tout le romantisme noir de Bashung, exalté, chavirant les coeurs de l'assistance, n'en croyant pas ses yeux et ses oreilles d'une telle puissance et cohérence dans l'exécution de ce chef d'oeuvre. Mais ce n'est encore rien en comparaison de la version terminale de "Osez Joséphine", démarré par le "Blowin In The Wind" de Dylan. D'une puissance inouïe, on comprend vite que, à l'image de cette chanson, Bashung est immortel.
 
Mais ce qui m'a épaté, c'est que le Bashung de 2008 est bien plus loquace que celui que j'avais vu il y a plus d'une décennie lors d'un fameux concert à la salle Métropole de Lausanne, muet entre les titres et s'allumant clope sur clope. Certes, sa voix est un peu hésitante, toujours cette fameuse pudeur... mais quand il parle ce n'est pas pour dire des conneries anecdotiques ou remercier dans le vide, c'est vraiment pour nous parler et ça c'est énorme de sa part. Et puis il y a cette gestuelle. Celle d'un homme de 61 ans qui ressent plus que jamais les vibrations de la musique, qui lève les bras en l'air, provoque le public, joue avec ses doigts sur les notes agressives, donnant une impression rare de fusion totale avec son art. Ca c'est beau, surtout venant de Bashung.
 
La fin du concert se termine sur d'autres grands classiques (à croire que Bashung n'a jamais chanté que ça...)comme "Madame Rêve" "Malaxe" et... "Vertiges de l'Amour" qui nous renvoie à ces années 80 où Bashung était l'une des rares alternatives à la soupe musicale balancée par les radios françaises.
 
Le patron revient seul avec sa guitare pour l'ultime rappel, chantant "Nights In White Satin" des Moody Blues. Encore des frissons dans la colonne vertébrale et une dernière ovation à s'en faire mal aux mains tandis qu'il nous embrasse à plusieurs reprises avant de quitter la scène comme le grand seigneur qu'il est et restera à jamais.    
 
Ayant réussi après quelques titre à me réfugier sous le châpiteau pour me retrouver dans un inconfort total au milieu d'une foule ressemblant à des sardines en boite, je ne resens presque plus le froid dans mes habits trempés et quitte le festival dans un état de bonheur second, croisant la limousine de l'artiste en train de s'en aller en même temps que moi tandis qu'une centaine de fans transis de froid le saluent une dernière fois. Pas de doute, Bashung est Dieu.
7月29日

etienne daho live au paleo festival de nyon

ETIENNE DAHO
LIVE AU PALEO
FESTIVAL DE NYON
 
 
 
 
Etrange impression qui m'étreint en pensant soudain que je n'ai jamais vu Etienne Daho sur une scène depuis que je le connais. Comme il me semble loin le temps de "Week-End A Rome" et les années 80...
 
J'ai toujours connu Daho, j'ai réceptionné tous ses singles, même les plus anodins, aimé quelques-uns à la folie, vu tous ses clips, écouté la plupart de ses albums et passé une partie de ma vie à le voir évoluer, grandir, vieillir.
 
Le hic (à part la pluie qui vient d'éclater), c'est que je sais bien dans quelle période il est en ce moment et ce n'est pas ma préférée, de loin pas. En effet Daho est dans une phase vieux beau au look de crooner magnifique. Je le constate en le voyant débouler sur scène dans un costard classique boutonné sur son torse nu, qu'il aura la décence de ne jamais révêler. Première réaction, il s'est coupé les cheveux comme avant, ce qui le rajeunit de dix ans. Dommage que les favoris soient toujours présents, c'est d'un moche.
 
Visiblement heureux d'être là, souriant de bonheur comme si on venait de lui annoncer un heureux évênement, Daho égrenne les titres raffinés de son nouvel album entre quelques classiques de son répertoire ("Des Attractions Désastres", "Jungle Pulse", "Des Heures Hindous", "Saudade", "Comme un Igloo", "Epaule Tatoo", "Soudain"), ces derniers récoltant les vivas d'une foule trempée et bientôt frigorifiée par les extraits de "L'invitation", pas vraiment calibrés pour réchauffer 30000 personnes sous la pluie. Pourtant, étrangement, ça le fait quand même, Daho étant toujours cet animal magnétique qui capte l'attention et fascine. Alors on subit ce concert égoïste dans un mélange de désinvolture et de plaisir, acceptant le choix de la setlist en maudissant la pluie (comme un peu plus tôt Daho durant "Des Heures Hindoues", ce qui lui vaudra d'être acclamé) qui modifie notre jugement sur la performance pourtant impeccable du français.
 
Et puis on se souvient que Bashung joue bientôt sous le châpiteau et on s'éloigne avec bienveillance sur les accords de "Mon Manège A Moi". Daho reste Daho, mais ce soir, même les violoncelles et ses trois ravissantes musiciennes ne sauront m'empêcher de retrouver l'homme en noir. 
   

the do live au paleo festival de nyon

THE DO
LIVE AU PALEO FESTIVAL DE NYON
 
 
 
 
 
Jouant en tout début de soirée, le duo adoré n'a pas eu besoin de prier les festivaliers de se rendre à lui, une foule compacte garnissant le châpiteau dès les premières notes jouées.
 
Révêlés par un premier album désarmant de simplicité indie et de candeur pop, "A Mouthful", Olivia B. Merilathi (toute de bleu et de gris vêtue et pieds nus sur scène) et Dan Levy jouent ce soir avec une joie et une frâicheur évidentes des titres irrésistibles tels "The Bridge Is Broken", le fantasque "Queen Dot Kong" ou encore le fabuleusement mélancolique "Tammie", probable prochain single.
 
Mais c'est bien évidemment dès les premières notes de "On My Shoulders" que le public devient fou et applaudit à tout rompre en criant sa joie, ce hit aussi improbable qu'incroyable ayant fait souffler un vent de liberté dans les hit-parades moisis ce printemps, à l'image du bonheur qu'il semble procurer aux milliers de personnes réunies ce soir.
 
Magnifique croisement entre Björk et Brisa Roché, Olivia séduit le public avec sa voix un peu cassée mais tellement belle qu'elle en ferait presque oublier sa sublime beauté.
 
J'aurais peut-être gagné à me rapprocher un peu plutôt que d'assister à l'ensemble depuis l'extérieur du châpiteau. Mais Dieu qu'elle était belle sur les écrans géants.l
 
 

k live au paleo festival de nyion

K
LIVE AU PALEO FESTIVAL DE NYON
 
 
 
 
 
En ce samedi de juillet, on se presse pour gagner la grande scène car c'est un peu le retour du fils prodigue, Nikolas Michel, alias K, y faisant son retour après une belle aventure commencée il y a trois ans sur ce même festival, mais pas sur la même scène.
 
L'histoire est désormais connue, programmé lors du 30ème anniversaire du festival, K se fait repérer par un tourneur français qui le fait jouer en France, pays dans lequel un responsable de Wagram Music va le repérer à son tour et le signer. la suite est connue.
 
Il est 19 heures quand le lausannois débarque en compagnie de ses musiciens (dont Yves Zahno, encore lui, à la guitare) sur la grande scène du Paléo. Un peu impressionné par la foule, un peu blème aussi, le jeune homme ne se laisse pas démonter et commence à jouer les titres de son magnifique album "L'Amour Dans La Rue". "Les Nantis", l'entrainant titre éponyme de l'album, "Flicard", ainsi que "L'Emigré", joli merci aux populations qui ont construit et constituent la Suisse aujourd'hui. Malgré un son pas toujours à la hauteur et des instruments qui sonnent en sous-régime, K domine sa scène, dansant et sautant sur ses chansons pour le plus grand bonheur d'un public encore un peu tiède mais réceptif.
 
 
A un moment, K se sera adressé à la foule pour lui avouer que sa chérie se trouvait pour une fois dans le public, ce qui lui vaudra de beaux applaudissements avant que lui soit dédié la prochaine chanson, "Je Suis Rien", un beau morceau sur le bonheur à deux.
 
J'ai hélas manqué la fin de ce concert mais quel plaisir de voir cet artiste, futur star en devenir, prendre son pied sur la grande scène du Paléo. 
 
 
7月24日

des nouvelles de Bob...

des nouvelles de Bob...
 
 
 
Alors déjà, le 13ème album des Cure ne sort plus le 13 septembre mais le 13 octobre!
 
En lieu et place de l'album sortira le 13 septembre un EP de remixes des quatre fameux singles par des invités surprise. Ce qui est amusant c'est que rien n'a encore vraiment filtré sur internet, ce qui est plutôt rare.
 
On attend plus que la sortie du quatrième et dernier single le 13 août.
 
Toujours pas de titre à l'album mais on sait déjà qu'il comptera 17 titres répartis sur 80 minutes. Ou pas.
 
Voilà, la suite au prochain épisode.

the ting tings live au montreux jazz festival

the ting tings
live au montreux
jazz festival
 
 
 
 
 
 
A force de tout le temps pester contre le prix des places, on finirait presque par oublier qu'il y a des artistes fameux qui se produisent gratuitement au Montreux Jazz festival. Ayant laissé de côté les Midnight Juggernaut et juste pas vu le retour miraculeux de Day One (8 ans après un premier album qui créa la sensation, six mois après un second qui suscita une indifférence polie), il était hors de question en plus de rater le duo bondissant de Manchester, meilleure nouvelle pop depuis The Do.
 
Avec Manga Girl, on s'engoufre donc dans les entrailles du MJC et débarquons au milieu d'une foule compacte visiblement pas là pour siroter des cocktails. Nous approchant de la scène, nous comprenons vite que celà va rapidement devenir impossible de faire marche arrière, ce qui tombe très bien vu que nous n'en avions pas l'intention. Manga Girl va se chercher un drink et revient avec ses shades sur le nez, prête à recevoir les Ting Tings comme il se doit.
 
Ces derniers ne se font pas attendre, débarquant sur la scène au son trafiqué de leur "We Walk", ce dernier débarassé de sa mélancolie et revêtu d'un nouvel habillage club étonnant. La foule exulte, mais celà n'empêche pas la paire De Martino/White de se planter au milieu, le batteur enchaînant, après un silence gênant, par un roulement de batterie pour relancer la machine et terminer la chanson, tandis que la belle l'accompagne à la guitare.
 
"Great DJ" remet immédiatement les pendules à l'heure, Katie White, telle Debbie Harry aux grandes heures de Blondie, reprennant le contrôle d'un public devenu fou, tandis que Jules De Martino, caché derrière ses shades à monture rouge, déploie ses talents de batteur rythmique, accompagnant sa chanteuse sur les refrains. Manga Girl est déjà au paradis et, malgré les mouvements de foule et le fait qu'on est serrés comme des sardines en boite, il est impossible de ne pas marquer le rythme et de crier en sautant sur place. En effet, en l'espace de cinq minutes, une vérité inattendue se révèle à nous, The Ting Tings n'est pas du tout un duo d'electro pop amusante mais bel et bien un groupe de rock furieux. La preuve en sera donnée avec des titres de la trempe de "Shut Up And Let Me Go" ou encore le fabuleux "Keep Your Head", réjouissants sur album et ici totalement transfigurés par le jeu furibard de ce duo né pour jouer live, la voix aigue de Katie résonnant comme celle de la reine des chipies rock, tandis que la frappe de Jules, franchement classe derrières ses shades, laisse pantois le fan de rock, que je suis bordel, qui a vu des centaines des concerts dans sa vie et qui pourtant ne reconnait pas ce jeu furieux et incroyablement bien rythmé.
 
 
Pour nous éviter de tomber dans les pommes, vu que nous sommes déjà trempés de sueurs, des gouttes perlant dans nos dos et le long de nos jambes, dixit Manga Girl, Katie annonce le seul slow de la soirée. à savoir le charmant "Traffic Light" durant lequel des lumières spéciales transformeront son micro en une chose phosphorescente du plus bel effet.
 
Retour aux affaires avec le tube "That's Not My Name" qui s'avère presque conventionnel par rapport aux tueries précitées. Comme quoi, un tube est rarement la meilleure chanson d'un album. Il faudra aller expliquer ça à Madonna, cette dernière s'étant fait débouter des charts anglais par la chanson en question.
 
Tout grand concert méritant un grand moment, c'est "We Started Nothing" (titre éponyme et dernière plage de l'album) qui va se charger d'assassiner l'auditoire de grande manière, le duo partant dans une course finale batterie/guitare en créant une montée en puissance comme rarement entendue, atteignant l'orgasme plusieurs fois de suite et montant d'un cran jusqu'à l'explosion finale. Jules en perdra même ses lunettes dans l'effort, tapant comme un sourd sur sa batterie.
 
Laissant un public dévasté de bonheur derrière lui, le duo de la mort quitte la scène pour ne plus revenir. Atomisé par cette petite heure de bonheur total, nous sortons hébétés de la salle avec Manga Girl, des sourires idiots sur nos deux visages.
 
Ah putain ce que c'était trop cool. Vite, deux bières, des clopes, se poser au bord du lac. Maintenant, on va pouvoir doucement redescendre, mais pas trop vite, pas tout de suite. Un sèchoir serait également utile, mais bon, on va pas se plaindre non plus. Yosh!!! 
 
 
 
 
 
7月16日

mötley crüe "the saints of los angeles"

M Ö T L E Y  C R Ü E
"THE SAINTS OF LOS ANGELES"
 
 
 
 
 
Avec Guns N'Roses aux abonnés absents(on ne me fera pas croire que Axl Rose et sa bande de mercenaires sont les Guns, et même, on attend toujours un album!), Kiss déconnecté de la réalité (le groupe pense perdurer à jamais, quitte à remplacer ses membres fondateurs sous le maquillage!), L.A. Guns, Cinderella et autres Poison dans le caniveau depuis belle lurette, il ne restait qu'un seul groupe debout au sens le plus absolu du terme: Mötley Crüe.
 
Seul problème, depuis la reformation miraculeuse du line-up historique (Nikki Sixx, Vince Neil, Tommy Lee & Mick Mars)en 1997 et l'extraordinaire album "Generation Swine", on ne peut pas dire que le Crüe s'est montré soudé comme au bon vieux temps. Projets parrallèles en cascades pour Sixx, émissions de téléraéalité et scandales people pour Tommy, maladie des os pour Mick, mort d'un cancer de la fille de Vince, sans compter deux trois bouquins crouistillants (The Dirt, Heroïn Diaries")sur la vie dissolue des membres du groupe, etc... Bref rien qui ne permette de ressouder les liens. Pourtant le groupe continue de tourner, des premières parties des Rolling Stones à la fabuleusement trash et grand guignolesque tournée "Carnival Of Sins" (qui était surtout un bon prétexte pour renflouer les caisses en écumant les States de long en large). Un simple single(certes épatant), "If I Die Tomorrow", finit même par sortir pour rappeler que le groupe n'a pas grillé toutes ses cartouches, atteignant la quatrième place des charts US et devenant leur plus grand tube à ce jour.
 
Mais on attendait toujours un nouvel album des quatre Californiens. C'est chose faite depuis quelques semaines avec le bien nommé "The Saints Of Los Angeles" qui vient mettre un terme à un silence de près de
8 ans et non pas 11 comme lu dans la presse. En effet, après le départ de Vince, le Crüe avait enregistré un album en 2000 intitulé "New Tatoo" en compagnie du batteur Randy Castillo, aujourd'hui décédé suite à un cancer.
 
Epaulé en tournée par une partie de la nouvelle scène métal de Los Angeles (Trapt, Papa Roach, Buckcherry, Sixx:A.M., le groupe de Nikki) le Crüe est revenu à un son plus vintage et moins glam que par le passé, redonnant de la superbe à sa brillante discographie. Du single éponyme en passant par "Motherfucker Of The Year" ou encore l'inaugural "L.A.M.F.", Nikki % Co. signent un retour efficace et rempli d'énergie. On espère ne pas avoir à attendre une décennie pour un nouvel album cette fois.
 
 
 
 
 
 
 
 
7月14日

françois vé live au festival de la cité.

Francois Vé
live au Festival
de la Cité
 
 
 
 
Il pleuvine légèrement sur la Cité tandis que le trio installe son matériel et procède aux derniers réglages. Il fait encore jour et les gens commencent gentiment à se poster devant la grande scène du Château. Un rideau bleu ciel est posé au fond.
 
Enfin, tout est prêt et tout le monde disparait cinq minutes avant le début du concert.La pluie en profite pour s'arrêter définitivement.
 
Et le trio arrive enfin. François Vé, habillé comme sur la pochette de son dernier album, "Le Jardin de Frankee" chemise blanche et pantalon pattes d'éléphant pistache; Sara Oswald, la multi-instrumentistes, toute de noir vêtue; Et enfin Yves Ali Zahno (Jack Is Dead), le batteur, basquettes jeans tout droit sortit d'un groupe de rock.

N'ayant jamais vu François Vé sur scène, connaissant à peine sa musique pour ne l'avoir écouté qu'à une ou deux reprises au magasin, je découvre avec étonnement toute la poésie qui s'échappe du bonhomme, cette espèce de folie douce qu'il dégage dès qu'il s'adresse aux gens ou qu'il commence à chanter. sa façon de jouer de la guitare est aussi particulière que son look d'un autre temps, celui des jours heureux.

A mi-chemin entre Thomas Fersen, Katerine et Vincent Delerm, Vé distille ses joies et ses peines au travers de quelques morceaux charmants tels que "Les Petits Bonheurs","Petite Terre","J'aime les Filles" ou encore "Le Chacal", épaulé par une Sara souriante à la basse et aux coeurs, cette dernière échangeant des regards complices avec Yves le batteur, très en forme et visiblement tout aussi ravi qu'elle de la bonne tournure du concert. 

Tandis que François Vé n'en finit plus de charmer le public avec ses pitreries dignes d'un chanteur de rues, Sara se saisit de la contrebasse pour l'accompagner sur "Ciel", une chanson qui m'a fait beaucoup penser à Alain Chamfort; "Le Moral", un titre faussement naïf qui en dit beaucoup sur les névroses cachées de son interprète, puis "Le Mambo" qui sera reprit en coeur par un public au diapason.
 
Mais Sara étant aussi une remarquable artiste classique (Barbouze de Chez Fior, remember?), elle ne peut pas rester trop longtemps loin de son violoncelle et c'est donc avec bonheur qu'on le retrouve sur
"Les Fraises", "C'est un ange" et surtout le fabuleux "Neige" où elle nous offre une solo d'une beauté incomparable.

Yves aussi en profite pour changer d'instrument, empoignant une guitare, Sara son ukulélé, pour accompagner François sur "Le Mariage", chanson qualifiée de révolutionnaire (comme les trois suivantes d'ailleurs!) par ce dernier.

Le concert, aussi bancal et improbable que réussi (le fameux passage des fruits! impossible à raconter tellement c'était space...)se termine sous des applaudissements nourris de la foule, votre serviteur y compris.

Ainsi se termine cette Cité pour moi, enfin, presque. J'assiste le temps de quelques chansons au concert de Izull mais mon attention est détournée par une charmante présence et je ne rentre pas dans le rock festif de la formation biennoise. Pas grave, il y aura d'autres concerts, d'autres occasions.

P.S.

Bien qu'ayant assisté aux "terribles" concerts de William White et de Redwood, je m'abstiendrai de toute chronique par pure charité.

 



Son site internet: http://www.francois-ve.ch/
Sa page myspace: http://www.myspace.com/francoisve

Sara sur myspace: http://www.myspace.com/saraoswald  

Yves avec Jack is Dead sur myspace: http://www.myspace.com/jackisdead

        

  

gossip live au montreux jazz festival

G O S S I P
LIVE AU
MONTREUX
JAZZ FESTIVAL
 
 
 
 
On y est enfin, l'heure est arrivée de découvrir le groupe de rock le plus hype de ces deux dernières années. Celui qui allie la punk attitude à la soul la plus brûlante.
 
Seul problème, une demi-heure avant, sur cette même scène du Miles Davis Hall, il y avait The Kills, un duo furieux en dehors de la hype qui a atomisé pas mal de clichés sur ce qu'est être rock en 2008.
 
Et effectivement, on va vite se rendre compte du fossé qui sépare les deux groupes amis (ils partagent une tournée commune depuis quelques mois). Dès que Gossip entre sur scène, une innatendue convivialité envahit la salle; Beth Ditto, vêtue d'une ample robe orange, saluant la foule comme à la maison, avant ques les premières notes de "Listen Up" ne se mettent à résonner. Brace Paine, le guitariste essaie bien de sonner comme Hotel des Kills, mais rien n'y fait, le public, sous le charme, est déjà en mode automatique comme son groupe. On croirait retrouver une institution bien huilée, un produit formaté façon U2. Il y a même un bassiste additionnel pour épauler le trio, c'est dire. Pourtant Brace et Hannah Blilie, la batteuse, ne semblent pas avoir besoin d'aide pour déclencher un orage électrique. On se rend vite compte que ce bassiste est une floriture inutile qui ralentit le groupe et ne lui apporte pas grand chose, si ce n'est un plus mélodique inutile pour un groupe de rock.
 
Les titres s'enchaînent avec un égal bonheur, "Yr Mangled Heart", "Fire/Sign", "Coal To Diamonds" ou encore le rythmé "Jealous Girl", mais on sent bien que Beth est un peu fatiguée, épuisée par deux ans de tournée presque non stop pour défendre ce groupe hors-norme qui ne passe toujours pas en heavy rotation sur les télévisions musicales et dont la radio ne se fait l'écho qu'entre deux pages de publicité.
 
Sale époque pour les groupes de rock qui doivent se battre pour grignoter les miettes laissées par les vedettes fabriquées de la pop et autres escrocs de la house.
 
La fin du concert approche, le groupe quitte la scène, le temps pour Beth de se débarasser de sa robe, revenant en dessous noir pour mettre le Miles Davis Hall en transe via le désormais mythique "Standing In The Way Of Control". S'engoufrant dans la foule, elle chantera la quasi totalité de la chanson parmi les festivaliers ravis, une pluie d'applaudissements et de cris venant saluer la fin de la prestation, la salle se rallumant sur un public visiblement éblouit d'avoir asisté à un tel moment.
 
Le public de Montreux n'a jamais été très difficile il faut dire.
 
On attendait une victoire par KO, celà n'aura été qu'une victoire aux points, ce qui n'est déjà pas si mal.
 
 
 
 
7月13日

the kills live at montreux jazz festival

T H E  K I L L S
LIVE AU MONTREUX JAZZ FESTIVAL
 
 
 
 
Ce soir, je vais enfin revoir live le bien-aimé duo électrique que j'avais abandonné après un set tétanisant et furibard sur la scène du For Noise il y a trois ans. Un paquet de clopes a été acheté pour l'occasion, histoire de faire comme mes héros. Ah, bien sûr, les jeans slim sont de rigueur.
 
Hotel et VV arrivent sous un tonnerre de cris et d'applaudissements, accueillis pas une audience qui sait déjà que ça va être l'orgasme rock'n'roll. De plus, même si tout le monde sait que cette garce de Kate Moss (après avoit été bannie de la tournée par Alison) a abandonné notre homme Jamie pour retrouver Pete Doherty, c'est surtout la joie de savoir Hotel et VV à nouveau ce couple rock'n'roll qui ne s'avouera jamais son amour l'un pour l'autre. Et ça, c'est beau.
 
Hotel porte un chapeau melon et VV sa déjà fameuse veste léopard. Elle s'allume une clope et commence à faire les cent pas d'un bout à l'autre de la scène, impatiente de se lancer. Mise en route de la boite à rythme et "U.R.A. Fever" démarre les hostilités dans un chaos total. Puis les tueries se succèdent à la chaîne sans interruption.
 
On est loin des premiers shows hésitants où le guitariste robotique était sous la pression des tabloides et d'un mariage improbable avec sa top model. Ce soir, c'est grand soir et les titres de "Midnight Boom" sont joués en rafales. De "Tape Song" au single "Cheap And Cheerful" en passant par "Getting Down", "Last Days Of Magic", "Hook And Line" ou encore le mélancolique "Black Balloon", presque rien ne manque, si ce n'est le fabuleux "What New York Used To Be" qui m'aura bien manqué ce soir. Tandis que Hotel balancent des riffs assassins, VV, entre deux clopes, tourne sur elle-même et projette son corps comme l'ultime fan de metal au monde. On se demande bien comment elle réussit à ne pas se blesser tant ses mouvements paraissent violents et sans fin. Le public en prend plein les yeux. 
 
Mais ce sont surtout les anciens titres qui créent l'hystérie collective tant recherchée, des tueries telles que "Pull A U","Fried My Little Brain" ou encore euh... impossible de me rappeler des titres du second album... pourtant... aie, ma mémoire me joue des tours.
 
Après moins d'une heure d'un show à tombeau ouvert, le duo infernal quitte la scène pour ne plus revenir, laissant un public en feu et assoifé. Trop bien, trop court, à suivre...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

das pop live au montreux jazz festival

D A S   P O P
LIVE AU
MONTREUX
JAZZ FESTIVAL
 
 
 
 
 
Véritable ovni de cette soirée du 10 juillet, Das Pop est un groupe belge qui oeuvre dans une sorte de pop festive assez bordélique et empruntant autant au rock anglais qu'à la pop américaine des années 80.
 
Résumons-nous, cette formation improbable (en activité depuis 14 ans!)fait partie de la catégorie des feelgood bands, soit ces groupes sans chansons (exception faite du formidable et très enlevé "Underground")qui réussit à mettre le public dans sa poche grace à une énergie débordante (et effectivement ça débordait de partout) et à des ritournelles accrocheuses, certes, mais mille fois déjà écoutées ici et là.
 
On aura donc eu droit à des immitations très réussies de Franz Ferdinand, Joe Jackson et tout un tas de trucs franchement rigolos et superbement exécutés. Mais des titres comme "Fool For Love" finissent quand même par lasser sur la longueur, même si le frontman s'est donné comme un beau diable pour conquérir un public déjà à ses pieds. 
 
Bref, un chouette concert pour guérir tous les dépressifs, mais jamais on achètera les disques de ce groupe.
 
Comment ça je suis un salaud?! Je préfère dEUS c'est tout.
 
  

mina & mich gerber live au festival de la cité

MINA & MICH GERBER
live au Festival de la Cité
 
 
 
 
 
Après avoir écouté et écouté le premier album de la charmante chanteuse de Lunik, après tous les beaux commentaires entendus sur ses prestations live, il me tardait de la découvrir enfin sur une scène. Voeux exaucé en cette belle soirée du 9 juillet sur la place du château.
 
Accompagnée du violoncelliste et ami Mich Gerber, Jaël Krebs et Luk Zimmermann (également guitariste de Lunik)arrivent sur une scène fééerique, trois grandes lampes allongées étant disposées tout autour d'eux.
 
Durant une heure divine, les morceaux doux amers de l'album "Playground Princess" vont se succéder avec un égal bonheur, du léger "Complete" à l'inquiétant "Praying Mantis" en passant par le populaire "Living In Beetween" pour l'occasion chanté seul par Jaël, Pal Angelskar étant resté en Norvège. Et durant ces beaux moments, de somptueuses lumières rose et verte illuminent la scène et teintent les fumigènes projetés dans le fond, tandis que les lampes changent de couleurs au gré de la musique. Tout n'est que beauté, tandis que le violoncelle hi-tech (une sorte de manche de violoncelle sans rien autour!) de Mich Gerber vient embellir de manière incomparable les compositions mélancoliques du duo.
 
Cerise sur le gâteau, Mich Gerber nous fait le cadeau de l'interptétation de l'un de ces morceaux au violoncelle, nous rappelant quel grand artiste il est et nous donnant l'envie pressante de le retrouver seul sur scène.
 
Le concert se termine dans une douce ambiance cotonneuse des plus agréables. Presque envie de pleurer, mais de joie.
 
 
 
 
 
 
 
  
  
 

monkey 3 live au festival de la cité

MONKEY 3
LIVE AU FESTIVAL DE LA CITE
 
 
 
 
Avouons-le, ce n'est pas tous les ans qu'un groupe comme Monkey 3(hommage à L'Armée des 12 Singes) foule les planches de la grande scène du festival de la Cité de Lausanne, plus habitué à des groupes (excellents s'il en est) de jazz-funk-rock festifs ou à des chansonniers. Mais je suis mauvaise langue, on a déjà eu droit à maintes reprises à des groupes flamboyants et exaltés, mais jamais, au grand jamais à un groupe de post-rock.
 
Qu'est-ce que le post-rock me direz-vous? Eh bien pour faire simple, on va dire que c'est du rock lent (des morceauy de 7 minutes, ce genre)et instrumental, limite progressif comme Pink Floyd, mais ne versant jamais dans les facilité de la pop. On peut d'ailleurs le raprocher du stoner, qui est un rock assez technique du sud, fortement sous influences des seventies et de la fumette.
 
Le faux trio Lausannois (oui, en fait ils sont 4!) est un peu un mélange de ces deux courants, sa musique ne s'appréciant vraiment qu'avec une bonne bière et un joint au coin des lèvres. Ce qui tombe bien ce soir car c'est le cas.
 
Dupuis plus d'une année sur la route pour défendre leurs excellent second album "39 laps", Monkey 3, déboule sur scène à la manière d'un groupe américain, gardant le silence entre les interprétations psychédéliques au possible (bien plus que sur disque)de ses morceaux. Je crois reconnaître "Driver" ou encore "Jack". Ces messieurs voudront bien me pardonner si je me suis planté. En tout cas le public semble réceptif, attentif et très enthousiaste au moment d'applaudir.
 
 
Après une heure assez intense (magnifique light show psychédélique)arrive le rappel que tous les fans attendent avec une excitation digne des meilleurs westerns de Sergio Leone, car en effet, dès que résonnent les premières notes de "Once Upon A Time In The West", l'émotion nous prend aux trippes pour ne plus nous lâcher jusqu'à la fin. Le public se déchaîne une dernière fois et nos cow-boys quittent la scène pour de bon.
 
 
 
 
 
 
7月12日

jack is dead, alive & well

 
 

 Tout commence en 2006. Sur les cendres du

 groupe de funk The Bliss, nait un nouveau

  projet, Jack Is Dead (en hommage à un ami,

 fan d'AC/DC, gros buveur de Guinness mort

 sur la route). Un premier album voit donc

 le jour, rock, sobre et très spontané.

 

 Guitariste, chanteur et homme de radio à

  Couleur 3, Yves Zahno (A Few Good Men et 

   Disfunktion)est épaulé à la basse par le  

  talentueux Jan Peyer (Bobby Johnson Band)

  et Blaise Cottens (Disfunktion, Ming Men)

 à la batterie. Ensemble, ils ont déjà eu

 quelques beuax moments de création comme

 en attestent des morceaux comme "You Can

 Die In A Safe World", tout doux et jazzy

   en diable, ainsi  que l'exaltant "Sarah". 

 

 Jack Is Dead était il y a quelques jours

   sur la scène  du Lapin  Vert au Festival  

  de la Cité de Lausanne. Malgré un son un 
 
   peu moisi innérant à cette scène on a pu  
 
 apprécier un groupe soudé et visiblement
 
   ravi de jouer là.  Un groupe à découvrir. 
 
 
 
  
7月6日

the gathering, la bio

the gathering
la bio
 
 
 
 

 

Le groupe de métal atmosphérique néerlandais The Gathering voit le jour en 1989. Il est composé, encore aujourd’hui, du noyau dur que sont Hans (batterie, dont la première fut financée par la cueillette de champignons !), René Rutten (guitare) et du clavier Frank Boeijen, Le bassiste Hugo Prinsen Geerling est déjà là et fera partie de l’aventure jusqu’en 2004, tout comme le guitariste Jelmar Wiersma, démissionnaire en 1998.

 

Un premier album, « Always » sort en 1992. Disque de doom métal assez brouillon  qui incorpore, fait rare, des claviers et propose deux vocalistes, Bart Smits et Marike Groot. En 1994, après avoir faillit être détruit par sa maison de disques, le groupe sort "Almost A Dance". Niels Duffhues et Martine Van Loon assurent à leur tour les parties vocales. Puis arrive Anneke Van Giersbergen (elle avouera s’être faite prier par les parents des autres membres pour  les rejoindre), qui, aves ses racines jazz, son passé dans une chorale et son timbre de voix, deviendra par évidence la voix du groupe.

 

"Mandylion", qui sort en 1995 (réédité depuis en double édition), est très différent par ses intentions, cela grâce aux talents d'écriture et d'interprétation d'Anneke, dont l'arrivée à ouvert des portes nouvelles aux garçons, soudain inspirés par cette nouvelle dynamique. Ce disque sera vite considéré comme un chef d’œuvre du métal atmosphérique. Apothéose en 1996 quand la télé nationale invite le groupe à reprendre « Leaves » et « Strange Machines en compagnie d’un orchestre symphoniques de 56 personnes.

En 1997, c'est un groupe en totale osmose qui enregistre "Nighttime Birds", dont le titre éponyme sera comme une flèche en plein cœur pour des milliers de fans. Une belle tournée européenne s’en suivra.

 

Départ du guitariste Jelmar Wiersma juste avant la sortie du double album monumental et très planant de 1998, "How To Measure A Planet", dont est tiré le single "Liberty Bell". Tournée américaine à la clé, Frank découvre de nouveau espaces pour faire voler ses modèles réduits montés par ses soins. Superheat, l’album live de 2000 livrera un bel instantané du groupe sur scène. Malgré son succès, le groupe n’explose pas et reste un groupe aimé que de ses fans. «  Ce qui n’est pas plus mal » reconnaitra Hans.

"If Then Else" sort une année plus tard, soutenu par l’entêtant et rythmé single "Rollercoaster". Il apporte une jolie réflexion sur le temps qui passe et le rapport des gens avec leur vie qui va parfois trop vite.

 

Deux ans plus tard, The Gathering, qui s'est à nouveau réinventé, sort "Souvenirs", un album plus calme, plus easy listening, proche du progressif pur et dur. C’est aussi leur premier disque sur leur propre label, Psychonaut Records, les tensions avec leur label historique Century Media étant arrivées à leurs limites.

En 2004, le groupe sort un live semi acoustique baptisé "Sleepy Buildings", qui revisite son répertoire au gré des performances lyriques d'Anneke, devenue la muse du groupe. Arrivé d’un second membre féminin en la personne de Marjolein Kooijman qui remplace un Hugo désireux de mieux s’occuper de sa famille.

 

Une double compilation d'inédits, de démos et de faces b, « Accessoires », sort en 2005, laissant le temps de finaliser "Home" en 2006, qui allie toute les facettes du groupe, énergique et mystérieux à la fois. Les guitares se sont faites plus sereines et les envolées flamboyantes sont absentes, remplacées par des ambiances propres à la réflexion, à l'intimité. Anneke accouche dans la foulée de son premier enfant. Un dvd live, «A Sound Relief » est enregistré quelques temps après à la maison au Paradiso d’Amsterdam.

 

En 2007, un second dvd, « A Noise Severe » est enregistré à Santiago du Chili, le groupe étant reçu comme les Beatles par une population qui connait tout de lui et chante les titres de ses chansons par cœur. Contre toutes attentes après la tournée, Anneke décide de quitter ses amis pour voler de ses propres ailes, laissant le groupe orphelin. Agua de Annique, sort un très beau premier album en octobre 2007 intitulé « Air ».

En 2008, Century Media, décide, opportuniste, de sortir « Sand And Mercury », box attractif de 10 cds tiré à 3000 exemplaires. Hans se fendra des notes de pages avec beaucoup de passion dans la plume.

 

Plus officiel, la sortie de « Downfall » le 15 septembre 2008 et qui sera une intégrale des débuts, soit 27 titres et plus de 140 minutes, dont pas mal de matos introuvable (des démos sorties sur cassette !) et de vrais inédits jamais sortis nulle part et couvrant la période 89-93. On sait que le groupe, qui a auditionné des chanteurs et des chanteuses, travaille sur deux albums (un rock et l’autre atmosphérique) en même temps, ce qui augure du meilleur au niveau de la créativité. La réponse viendra sans doute ces prochains mois. Dieu que le temps va être long d’ici là. (FSt)

 

 

http://www.gathering.nl/