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日志


8月24日

die form, le duo de l'ombre

 DIE FORM
le duo de l'ombre
 
 
 

Die Form , formé en 1977 est sans doute l'une des sombres entités electroniques les plus mystérieuses et captivantes de notre temps. Puisant son inspiration au plus profond des tourments de l'âme humaine en y incorporant une bonne dose de sado masochisme, le duo français à la musique sévère et glaciale captive et intrigue depuis 30 ans déjà.

Le nom 'Die Form' signifie 'la forme' en allemand, en hommage référentiel à un journal du Bauhaus. Il  joue également sur l'homonyme anglais 'deform' et l'homonyme français 'difforme', donnant ainsi des pistes sur les aspirations et ambitions musicales de la formation française.

Les membres du groupe sont Philippe Fichot (musique)et Eliane P.(voix). Le projet, fort apprécié par la communauté gothique, est connu pour sa musique innovative et son imaginaire érotique sombre, entre autres sado-masochiste, ainsi que pour son univers visuel en noir et blanc particulièrement bien léché. 

Philippe Fichot  étant photographe, il est donc de ce fait le concepteur visuel de Die Form. Son travail, monumental de noirceur, est aujourd'hui visible au travers des livres "The visionary Garden 1 & 2". Il faut également se rendre sur internet pour découvrir de ses yeux les clips du groupe, ainsi que ses performances live toujours très chorégraphiées. Quelques albums de Die Form existent sous formes "collector"et sont donc agrémentées d'éléments artistiques sous forme de multimédias. Hélas, il s'agit de tirages limités et donc difficilement trouvables.

Ces dernières années, le duo a sortit un dyptique des plus fascinants, débuté avec "inHuman" en 2004 puis terminé avec "exHuman" en 2006. On y retrouve tout ce qui fait  la particularité du duo, à savoir des atmosphères tortueuses et magnétiques à couper au couteau, le tout magnifié par la voix de diva gothique de  Eliane P.

Prolifique en diable depuis toujours, Die Form ne cesse de se réinventer au travers de remixes, performances lives et mises en scènes multimédias. Et comme tout groupe mythique qui se respecte, l'âge ne semble pas avoir de prise sur lui. A noter que Die Form se produit en live en ce moment pour la première fois depuis 1999.

Novateur et repoussant sans cesse les limites de son propre univers, ainsi que de nôtre par extension, ce groupe unique en son genre mérite notre amour inconditionnel.

 

8月19日

merci

Image hébérgée par hiboox.com
merci pour les 8000 connections!
Image hébérgée par hiboox.com 

modest mouse, les freaks de la pop

 modest mouse
les freaks de la pop
 
 
 
 
Composé de Issac Brock (chant et guitare), Jeremiah Green (batterie) et Eric Judy (basse), Modest Mouse se forme en 1993 à Issaquah dans l’état de Washington aux Etats-Unis.
 
La formation rock livre son premier disque, "This Is A Long Drive For Someone With Nothing To Think About", en 1996. Un an plus tard, le trio réitère avec l’opus "The Fruit That Ate Itself".  Donnant dans le genre pop rock, Modest Mouse intrigue déjà par ses paroles et la structure de ses compositions, beaucoup plus complexes qu'elles en ont l'ar à la première écoute. Mais il y a encore du travail pour sortir du lot des formations indies qui pullulent à l'époque.
 
C’est en 1998 que la carrière du groupe décolle réellement, même si  ce n'est qu'aux States. Le trio signe chez Sony Records et livre l’album "The Lonesome Crowed". Suivent "The Moon & Antartica", "Sad Sappy Sucker" et "Good News For People Who Love Bad News". Modest Mouse devient un groupe pour initiés que ses fans  protégent jalousement tout en attendant le jack-pot, chacun de ses albums renfermant des hits potentiels.
 
L'année 2007 voit l'incorporation de Johnny Marr,
légendaire guitariste des défunts Smiths  et du duo Electronic (avec Bernard Summer de New order, ex Joy Division), ainsi que la sortie de l'excellent "We Were Dead Before The Ship Even Sank", album prodigieux qui leur vaut un beau carton américain ainsi qu'un tube mémorable, le fameux "Dashboard".
 
Groupe atypique et terriblement attachant, Modest Mouse  continue son petit chemin contre vents et marées.
 
 

within temptation, coeurs de métal

within
temptation 
coeurs de métal
"The Heart Of Everything" review
 
 
Groupe de métal symphonique suspect (car commercial et populaire, des crimes à notre époque...) depuis ses débuts, Within Temptation évolue sans se soucier des critiques pour le plus grand bien du groupe et de ses nombreux fans.
 
Voici donc son quatrième album , "The Heart Of Everything", après le fondateur et oubliable "Enter, le merveilleux "Mother Earth" et le sombre "The Silent Force".

Après une première écoute mitigée , cet album devient vite addictif de par ses titres inspirés, bien que sans révolution aucune.

Le superbe "The Howling"(figurant sur la bande originale du jeu des Chroniques de Spellborn) est épique et assez atmosphérique , parfait en introduction

Puis arrive déjà le sujet qui fâche : le single "What Have You Done ?" avec ses deux clips (le premier étant une calamité mal storyboardée et mal montée) et l'utilisation douteuse de la voix du brillant Keith Caputo (Life Of Agony) qui n'est pas sans rappeler un certain titre  d'Evanescence qui incorporait un chant rappé par le mec de 12 Stones.  Mais si le single est clairement orienté radio la version album est bien plus intéressante avec des orchestrations qui donnent sa vraie dimension , sans compter une version rock en fin d'album qui va à l'essentiel. La belle Sharon récupère peut-être des éléments d'Evanescence mais c'est bien pour les magnifier et pour montrer ce que donne un vrai travail de pro. Elle chante toujours aussi bien sinon mieux que sur "The Silent Force" et donne une vraie valeur aux compositions romantiques des bataves.

"Frozen" (nouvea single) et "Our Solemn Hour" ne déméritent pas et ce dernier appuie sur les choeurs qui sont idéalement positionnés pour donner une dimension supplémentaire à l'album. Sharon retrouve son chant typé "Enter" sur le morceau titre pour un morceau dramatique.

Le groupe se permet l'utilisation de gimmicks plutôt étranges pour une grosse prise de risque qui dessert au final le morceau "The Cross" avec un cadencement de la voix d'un effet particulier. Pourquoi pas?

Les merveilles "Hand Of Sorrow" et "The Truth Beneath the Rose" nous ramènent aux meilleures heures du métal gothiqueféminin avec même une ballade des plus prenantes: "All I Need" qui montre que Within est capable de nous faire pleurer par l'évidente sincérité de son propos.

En résumé, sans bouleverser son univers musical, Within Temptation réussit un bel album qui ne ravira que ceux qui les aiment déjà, mais n'est-ce pas là le coeur de tout?

roundhouse, a dresden dolls live dvd

THE DRESDEN DOLLS
roundhouse, a live dvd
 
 

Le duo bostonnais The Dresden Dolls promet beaucoup de surprises dans son nouveau DVD enregistré au Roundhouse de Londres les 3 et 4 novembre 2006. Une combinaison de punk et de musique de cabaret comme eux seuls semblent savoir le faire aujourd'hui.

Les Dresden Dolls , formés en 2001, ont réussi à se former un bastion de fans qui sont disposés à les suivre dans tous leurs délires, même les plus fous. Leurs chansons, écrites et chantées par Amanda Palmer, sont du punk cabaret inspiré par la musique de Kurt Weil, des Swans et de l'esthétique  européene des années trente, un mélange des plus détonnants qui a conquis le monde des artistes, les fans de rock et même la communauté gothique internationale.

Jouer au mythique Roundhouse London Theater semblait tomber sous le sens pour le duo. Très couru pendant les années 60, l'endroit a accueilli David Bowie, Jimmy Hendrix, Led Zeppelin, The Doors et Kraftwerk  entre autres. Une occasion qu'il fallait absolument saisir. L'espace occupé par les Dresden Dolls est pratiquement infini. Leurs habits et maquillages, entre punk et gothique, se fondent parfaitement au style music-hall des vieux cabarets allemands des années 30. Pendant leur prestation, une multitude d'artistes des quatre coins de la planète déambulent sur scène, dont des danseurs et des acrobates, pour la plupart membres de "The Brigade", le fan club exponentiel du groupe.

Cette spectaculaire façon d'en mettre plein la vue ne se fait jamais au détriment de la musique. Les 17 chansons jouées sont immédiatement accrocheuses et les paroles simples hantent rapidement les esprits. Pendant que Brian Viglione se démène à la batterie, Amanda Palmer joue des nappes de piano en entamant avec énergie des chants torturés. Si les numéros musicaux finissent un peu par se ressembler, les artistes de Montréal, de l'Australie, de New York et de Los Angeles surprennent .

L'image est une notion particulièrement importante du spectacle. Le duo joue la tendance punk léchée qui manque peut-être d'authenticité, mais certainement pas de style. La caméra sait se calmer pour mettre l'emphase sur des situations plus délicates. Les éclairages distincts vont du rouge au bleu en offrant bien entendu toute la latitude au noir.

Les différentes pistes audio ne laissent aucun détail de côté. Les instruments ressortent sans problème, tout comme la voix de la chanteuse. Les applaudissements ne tardent pas à envahir les différentes enceintes, surtout que le diptyque laisse souvent chanter le public seul. Des quelconques sous-titres lorsque les membres prennent la parole auraient toutefois été les bienvenus. idem dans les bonus en coulisse de ce qui a dù être deux soirées passionnantes et problématiques à mettre en place.

Un livret de 16 pages explique la particularité du lieu, les réactions de Palmer et la façon dont elle a découvert les artistes présents, passionnant pour de futures découvertes sur internet des artistes cités, certaines adresses étant anotées dans ce sens.

Les bonus sont peu nombreux. Il y a tout d'abord deux extraits supplémentaires (Missed Me et Delilah) qui n'ont pu figurer sur le présent montage. Il y a également un documentaire sur le tournage et des entrevues qui totalisent environ 26 minutes, Palmer discutant du projet ambitieux et de la réaction du public. Les gens invités font part de leurs commentaires et il y a toujours de la musique en arrière-plan. Malgré toutes les bonnes intentions, les informations reprennent essentiellement les mots du livret et on se sent frustré de ne pas en voir plus (ah, le fabuleux docu du premeir dvd "In Paradise"...)

"The Dresden Dolls: Live at the Roundhouse London" est une longue fête où la danse et la musique font bon ménage. Sur des airs simples qui sont toujours très efficaces, de magnifiques artistes offrent un spectacle exemplaire. Une façon pertinente de mettre un peu de piquant dans nos vies rêvées.

Vivement le troisième album studio et la tournée qui suivra!

 
 
8月16日

indochine live rock oz'arenes

Indochine
Live
Rock Oz'Arenes 
 
 
 
On arrive en tout début de soirée pour assister au concert de Silverchair mais force est de constater qu'il ne reste plus rien du groupe de rock adolescent de nos souvenirs. A la place, une espèce de formation pop rock qui navigue entre le sublime et le navrant, sans compter son leader, complètement à l'ouest, qui ressemble désormais au défunt chanteur de Queen... Trop bizarre comme concert, surtout les interventions gênantes avec le public.
 
Et puis c'est au tour d'Indochine, 45 minutes plus tard, de faire son entrée. L'electro de Death In Vegas résonne dans les arènes, puis le tic tac infernal de l'horloge prend le relais. Le groupe fait son entrée sur une scène dépouillée de tous les artifices de la tournée "Alice & June", les écrans rappelant les visuels  passés, avant d'enfin servir d'écrans pour la première fois en filmant le groupe sur scène par alternances.
Festival oblige, la set-list est emputée de plusieurs morceaux qui résuisent considérablement la valeur de cette soirée, le groupe se cantonnant à ses deux derniers albums et  quelques classiques incontournables dont l'énumération ici serait vaine après toutes mes précédentes chroniques .
Sirkis tient sa scène comme toujours de main de maître, harangue la foule  et la sollicite continuellement, presque trop... mais bon, je suis sans doute fatigué de voir ce groupe en concert depuis deux ans avec une set-list qui ne change presque jamais.
Vivement le nouvel album et ses nouveaux concepts visuels.
 
Sortant de la foule, je finis par rejoindre mes amies et nous nous posons en haut des arênes pour nous reposer en fumant quelques cigarettes  en buvant des bières.
 
L'arrivée de Kaolin sur scène bien après minuit nous fait à peine réagir, à tort, car les premiers morceaux étonnent par leur structure anglo-saxonne. Finalement, piqués de curiosité, nous nous levons pour assister au concert et y trouvons une satisfaction innatendue, ces français étant de loin supérieurs à leur triste réputation de petit groupe  estival.
 
Nous devons hélas rentrer et c'est avec regret que nous quittons Avenches, laissant une partie de notre équipe derrière nous. Rock Oz'Arênes se termine pour nous. Rendez-vous l'année prochaine.
 
 
 
 

nine inch nails live rock oz'arenes

NINE INCH NAILS
LIVE ROCK OZ'ARENES
  
 
 
 
Nous arrivons à temps pour assister à la performance de Devastation, un groupe américain pour le moins problématique à juger, tant sa performance en plein jour semble décalée et peu à sa place avant nin. Une ambiance de petite salle mal éclairée aurait été plus appropriée, surtout à l'écoute du dernier morceau, rempli d'un spleen électrique digne des meilleurs moments de Sonic Youth. A garder en tête pour le futur.
 
La nuit tombe enfin sur Avenches et la scène se met en place pour accueillir la formation indus, l'immense  écran de lumières ayant fait couler tant d'encre dans la presse (le festival ayant dû trouver un camion supplémentaire pour le fournir en énergie) trône au fond de la scène, prêt à s'illuminer de mille feux ce soir.
 
Enfin, Nine Inch Nails arrive. "Hyperpower!" retentit dans les arênes tandis que Trent Reznor apparait, le cheveux court et habillé en gris militaire. Le public lui fait une ovation.
Les titres de "Year Zero" s'égrennent les uns après les autres avec un certain bonheur, (mention spéciale à "The Beginning of The End")même si on est loin de la furie de "The Fragile" ou même de la tournée pour l'album  "With Teeths".
Des titres comme "THe Hand That Feed" ou "Only" passent plutôt bien, entre des classiques comme "March Of The Pigs" ou le fameux "Dead Souls" de Joy Division. Mais trop de nouveaux morceaux viennent casser l'ambiance et la dynamique du concert. "The Good Soldier" ou "The Great Destroyer" sont de très bons morceaux (le final chaotique de ce dernier étant un grand moment de ce concert), mais il manque définitivement quelque chose pour que le spectacle soit total, et c'est de la cohésion.
Problème, Nine Inch Nails est partit dans de si nombreuses directions ces dernières années qu'on ne s'y retrouve pas en live. De plus, la bande de zombies de la tournée 2.0 a fait place à un groupe de rockers assez propre sur lui, et Trent a vieillit, il ne hurle plus comme avant, ne fait plus peur comme avant.
Heureusement, des titres comme "Hurt" joué seul au piano, font taire jusqu'au plus dubitatif et la magie opère à nouveau.
"Head Like a Hole" fait toujours son petit effet en fin de concert et Nine Inch Nails sait y faire pour tenir une scène jusqu'au bout.
 
Le public réagit bien malgré un son pas assez fort depuis le début de la prestation et NIN repart sous une pluie d'applaudissements nourris, laissant ses fans les plus hardcores, dubitatifs mais néanmoins heureux d'avoir assisté à la soirée. Paradoxal.
 
8月11日

the young gods live au for noise pully

THE YOUNG GODS
LIVE
FOR NOISE PULLY
 
 
 
 
La pluie ayant refait son apparition, les allentours du festival sont difficilement pratiquables et il est hors de question d'aller s'asseoir dans le gazon en attendant les concerts. L'accès aux toilettes près de la scène principale ressemble à celles de Woodstock et je manque de me retrouver dans la boue, heureusement mon équilibre est le plus fort.
 
Le temps de retrouver mon amie et nous nous dirigeons devant la scène pour être aux premières loges avant l'arrivée des jeunes dieux pour leur gentlemen session qui va consister à jouer leur album "T.V. Sky" de 1991 dans son intégralité et dans l'ordre.
 
Minuit a sonné, ils arrivent enfin... Bernard, Al et Franz. Le For Noize les acclame comme jamais, il y a de l'électricité dans l'air ce soir tandis que les premières notes de sequencer de "Our House" résonnent dans la nuit. Première montée d'adrénaline, suivie de celle de "Gasoline Man puis du titre éponyme de l'album. La foule devient hystérique et des corps commencent à voler au dessus d'elle. Le titre phare "Skinflowers monte le niveau d'un cran supplémentaire et une fois de plus, on comprend que cet énième concert des Young Gods sera mémorable de par sa débauche d'énergie et son incroyable puissance scénique. Le show total une fois de plus. "Dame Chance" fait durer les pogos et le groupe continue sa performance sous les cris et les vivas de la foule en délire tandis que "The Night Dance" révèle sa noirceur hypnotisante dès les premiers accords. Non, il n'y aura pas de prisonnier ce soir. Retour au calme avec "She Rains", titre ambiant qui ne fera pas tomber l'eau du ciel, si ce n'est celle de nos yeux. Et puis c'est le grand final avec "Summer Eyes", long morceau de bravoure de cet album culte pour tant de gens dans le monde entier.
 
Le public exulte tandis que les trois amis quittent la scène, ravis de leur prestation. Ils reviennent vite et tandis que Franz Treichler nous demande si nous sommes super ready, les premières notes de "I'm The Drug" résonnent au plus grand bonheur des fans du dernier et phénoménal dernier album, héritier direct de "T.V. Sky", le bien nommé "Super Ready/Fragmenté". Deux autres extraits suivront, ainsi que deux autres rappels qui nous permetront de jumper une dernière fois sur "Kissing The Sun", entre autres. Finalement, nos héros reviendront une quatrième et dernière fois pour saluer le public, visiblement touchés par tant d'amour, mais trop fatigués pour continuer de jouer. Ce soir, ils ont tout donné.
 
En 2007, les Young Gods sont grands et nous, son public dévoué, sommes fiers de posséder l'un des tout meilleurs groupes de la planète, si ce n'est le meilleur en live. 
 

archive live au for noise pully

A R C H I V E
LIVE FOR NOISE PULLY
 
 
 
 
Mon Dieu comme il fait froid! Et en plus il pleut. Et ce n'est pas la performance de The Liars en début de soirée qui va nous réchauffer, le chanteur hurlant comme un dératé avec si peu de classe (si ce n'est son costard blanc) qu'en comparaison, Art brut (exceptionnel l'année dernière) passerait pour  The Divine Comedy.
 
Heureusement, l'attente vaut toutes les souffrances car, on le sait, boosté par la sortie de son live au Zenith de Paris, Archive enquille les dates depuis la sortie de l'album "Lights" et ne récolte que des commentaires élogieux sur ses performances scéniques.
Oui, l'arrivée de Pollard Berrier en tant que nouveau chanteur a bel et bien redonné une énième vie à la  formation à géométrie variable qu'est Archive depuis ses débuts.
 
L'arrivée du groupe sur scène se fait dans une ambiance électrique, la foule applaudissant ses héros comme jamais et tandis que les premiers accords de "Take My Head" retentissent, on sait déjà que le concert va être gigantesque.
 
Danny Griffith et Darius Keeler, les deux têtes pensantes d'Archive distillent des ambiances  progressives, l'un à la guitare et l'autre au synthétiseur, tandis que Pollard Berrier, la classe personnifiée (voir photo) se charge de nous faire oublier le démissionnaire Craig Walker en entonnant un "Fuck U" d'anthologie, puis plus tard le fameux "System" du dernier album. Le public exulte de bonheur.
 
Impressionnant sur scène, totalement immersif, Archive nous fait oublier la pluie et le froid avec une facilité toute relative, le son étant parfait et calculé pour l'être, sombre et pénétrant comme l'était celui de Pink Floyd à ses grandes heures.
Finalement, Danny Griffith nous enterre avec une version dantesque de "Again" et le groupe quitte la scène sous les hurlements de bonheur du For Noise. Pas de rappel, pas la peine, c'était génial.