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8月24日 the saddest placeLE 02 SEPTEMBRE,
REFONTE TOTALE
DE LA PAGE MYSPACE
QUI DEVIENT
THE SADDEST PLACE
nine inch nails "the slip"NINE INCH NAILS
"the slip"
(où la fuite en avant de Trent Reznor)
![]() On ne sait plus où donner de la tête avec Trent ces derniers mois, notre homme, enfin libre de toute entrave, étant tombé dans une spirale (hi hi) musicale qui le voit sortir pratiquement en temps réel tout le matos qu'il produit avec sa fine équipe.
Alors que nous n'avions pas encore fini de faire joujou avec le cd-rom de remixes de "Y34RZ3R0R3M1X3D" (imposé par Trent à son label avant le divorce), déboulait le double album instrumental "Ghosts I-IV et sa chasse aux photos sur internet. Et quelques semaines plus tard, carrément ce vrai nouvel album, agrémenté d'un dvd live en studio et de stickers! Grand seigneur, Trent offre l'album en téléchargement illimité et gratuit pour toujours avec ces simples mots. "C'est ma tournée!"
Il faut remonter au "Year Zero" de l'année dernière pour bien comprendre l'incroyable soif de liberté de Reznor. On se souvient alors des sites internet cachés et des messages à décoder, sans oublier les clés USB cachées dans les toilettes ou sous les bancs des salles de concerts de la tournée de NIN. A l'intérieur, des titres inédits. Une façon de procéder qui échappe totalement à son label Interscope, tout comme la déclaration fracassante de notre homme lors d'une désormais fameux concert en Australie où il incite le public à voler les disques de NIN vendus bien trop chers à son goût. La suite est connue. NIN devient un électron libre et regroupe ses fans en communauté autour du fameux site de remixes remix.nin.com. et produit même le rappeur Saul Williams en le proposant en téléchargement payant libre. Arrive ensuite le double instrumental et son concours de clips sur YouTube. Puis enfin, alors que le disque 1 tournait encore sur nos platines, "The Slip" déboule de nulle part pour en rajouter une couche.
Sorte de croisement entre le NIN que l'on connait ("1,000,000", "Demon Seed", "Echoplex", "Discipline") et le NIN expérimental (les titres instrumentaux en général), ce disque enregistré en trois semaines est un excellent nouvel opus d'une urgence abrasive et hautement communicative. Un peu comme si toute la rage de NIN était canalisée dans des titres au bord de la saturation. Une expérience d'écoute inédite renforcée par le pendant visuel de l'album, le groupe faisant preuve d'une belle énergie lors de cette séance de répétition filmée pour le dvd et disponible également sur internet bien avant la sortie de "The Slip".
Actuellement en tournée mondiale indépendante (on ne peut acquérir que des places nominatives sur le site du groupe, celà afin de contrer le marché noir), NIN va même jusqu'à offrir en téléchargement gratuit un EP de présentation de tous les groupes qui feront sa première partie
C'est beau un homme libre.
lacrimas profundere "songs for the last view"![]() "SONGS FOR THE LAST VIEW"
En quinze ans d'activité, la formation allemande sera passée du doom metal avec voix féminine et arrangements clasiques au rock gothique avec voix masculine le plus accessible; pourtant on ne peut s'empêcher de leur trouver un petit je ne sais quoi de plus par rapport à des groupes à groupies comme The 69 Eyes ou encore Him, leur oeuvre discographique (sept albums et trois EPs depuis 1993) les rapprochant de groupes véritablement sombres et profonds tels que Tiamat ou encore The Sisters Of Mercy, même si ces derniers ne produisent plus depuis longtemps.
Après un changement de chanteur qui a fait du bruit (Christopher Schmidt, fatigué de tourner, étant quand même le frêre du membre fondateur de lacrimas, le guitariste Oliver Nikolas Schmidt), le groupe est revenu cette année avec son huitième opus, l'étonnant "Songs For The last View". Premier sujet d'étonnement, Rob Vitacca, en plus de ressembler beaucoup à son illustre prédécesseur, chante à peu près comme lui, le côté baryton en moins.
Qu'en est-il donc de ce "Songs For The Last View"? Eh bien le constat est mitigé. Après une intro clinique et un démarrage sur les chapeaux de roues avec le single "A Pearl", le tracklisting s'enlisse dans la redite et surtout ce qui subsistait de production classique (piano, violons, etc.) est complètement écrasé par la production métal. Les choeurs féminins sonnent années 80 et les solos de guitare peinent à convaincre sur "The Shadow I Once Kissed". Il faut attendre des titres lents comme "And God's Ocean", "Dead Man" ou encore "While" pour que le groupe se mette à nu avec ses émotions. Les autres titres réservent néanmoins quelques bonnes surprises, mais on sent décidemment trop la volonté de vouloir faire un disque de jeunes. Sauf que les membres de Lacrimas ont déjà largement dépassé la trentaine. Ce naufrage artistique est touchant en soi.
A noter que l'édition collector avec un dvd live, docu, clip et making of, comporte également quatre titres bonus qui ne sont pas de trop pour faire passer la pilule.
8月18日 opeth "watershed"O P E T H
"WATERSHED"
![]() Année chargée pour le groupe surdoué de Mikael Akerfeldt; entre les magnifiques réeditions deluxe des anciens albums en 5.1 et la sortie du magistral double live londonien "The Roundhouse Tapes", ne manquait plus que la sortie d'un album studio; chose faite aujourd'hui avec le très beau "Watershed", un disque qui se permet même le luxe de faire évoluer Opeth vers un avenir nouveau.
Si le rock progressif se dispute toujours au death métal (marque de fabrique du groupe de Stockholm)et ce depuis toujours, cette fois il semblerait que ce soient les passages mélodiques et poétiques qui l'emportent sur la furie morbide, tant musicale qu'écrite. Malgré tout, si certains passages appellent au recueillement, Opeth n'en oublie pas pour autant son genre de prédilection, celui dans lequel il évolue depuis toujours. Le métal sort donc vivifié de ce tour de force. Un de plus de la part de Oteph, serai-je tenté d'ajouter.
asia argento vs. antipop archigram & friends, baise-moi en musiqueAsia Argento
Vs. Antipop
Archigram & Friends
baise-moi en musique
Asia Aria Anna Maria Vittoria Rossa Argento l'avait juré, jamais elle n'enregistrerai un disque d'actrice qui se met à chanter. Et ce n'est pas sa carrière de DJ culte qui allait lui faire changer d'avis. Imaginez donc notre surprise quand on a entendu les premiers morceaux, vu le premier clip et réceptionné ce premier cd. Sur la pochette, une Asia blonde peroxydée et au naturel, loin du glamour et soudain si proche de nous... Alors oui, si on comptabilise le nombre de plages, on arrive bien à sept, ce qui, dans l'absolu, ferait un honnête EP; mais comme en fait il ne s'agit que des deux malheureux mêmes titres remixés ("Vampy" et "Someone"), on parlera plus franchement d'un maxi single et non pas d'un album. De plus, depuis une certaine Scarlett Johanson, le mélange actrice-chanteuse n'est plus un gros mot. Donc Asia n'est plus à pardonner, mais bien à blâmer (mmm... lui donner une fessée serait juste et bon), car on en désire désormais plus, bien plus! Réunis autour de la bella Asia, Antipop de Telepopmusik, Archigram, Scratch Massive, Inflagranti, Gaea, Tomboy, The Glass, bref les fines lames du clubbing mondial, rien que ça. Le résultat est à l'image des prestations de Asia, éclectique et hautement sensuel, fait pour danser et pour baiser. Un disque à écouter en boucles en attendant la suite, qu'on espère du même niveau.
the last shadow puppets, de la pop, de la vraieTHE LAST
SHADOW
PUPPETS
DE LA POP,
DE LA VRAIE
![]() Il est encore utile de présenter
Alex Turner, brillant leader des
Arctic Monkeys, sensationnel pop
band anglais découvert grâce aux
fans de son myspace et signé peu
de temps après avec le succès de
folie que l'on connait. Quand au
second laron, Miles Kane, il est
encore plus nécessaire de faire
les présentations, le groupe The
Rascals n'ayant vraiment pas du
tout atteint la reconnaissance à
laquelle il aspire. C'est durant
une tournée commune qu'une drôle
d'idée à germée dans les esprits
des deux garçons: enregistrer un
disque magnifique, dramatique et
pop. Mission réussie en écoutant
"The Age Of Understatement", que
beaucoup ont déjà qualifié comme
d'un véritable chef d'oeuvre. La
production est parfaite, presque
intemporelle. Quand au disque il
sonne comme le meilleur de Suede
et des Beatles en y ajoutant des
zestes de Serge Gainsbourg, sans
oublier The Smiths et Echo & The
Bunnymen. Le meilleur de Londres
et Liverpool en quelque sorte et
sans doute la tentative la plus
probante de tirer la musique pop
vers le haut depuis longtemps. A
celles et ceux qui ne pigeraient
pas le propos,on rappelera juste
que ce que diffuse MTV n'est pas
de la pop, mais de la musique de
divertissement, de variété. Rien
à voir avec cette utopie de pop.
8月14日 the cure "sleep when I'm dead" & "the perfect boy"Troisième single sur quatre avant l'album de remixes en septembre et le double album en octobre (dont on connait le nom désormais. "Dream Thirteen"), "Sleep When I'm Dead" monte à nouveau d'un cran après les pop songs innofensives des deux premiers singles (à l'exception des remarquables faces b citées dans les articles précédents). On peut même dire que ce titre détonne tant son intro arabisante rappelle les meilleurs moments de l'album "Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me". Morceau étrange au possible, malgré un refrain fait pour être reprit en coeur, il peut se targuer d'avoir les paroles les plus cryptées qui soient. On nage en plein rêve onirique et il est permis de s'en réjouir, The Cure semblant désormais naviguer dans d'autres mondes, comme libéré de tout, sauf de l'excellence, enfin retrouvée. Mais l'avaient-ils perdue ou était-ce nous qui doutions pour rien?
Pour ce qui est de "Down Under", le second titre, on remarquera à nouveau la qualité du complément, même si cette fois il ne surpasse pas le single. Encore sous influence de l'album précité, ce titre s'écoute sans fin et donne envie de rêver.
En ce qui concerne les titres présents sur "Dream Thirteen", on peut déjà citer sous réserve: "Underneath the Stars", "The Only One", "A Boy I Never Knew", "Freakshow", "The Perfect Boy", "Sleep When I’m Dead" et "Baby Rag Dog Book". "NY Trip" et "All Kind Of Stuff" ainsi que les deux dernières faces b, semblant avoir été écartées de la liste finale.
“Sleep when I’m dead" Sleep when I'm dead you angels But until then…” They told me I would live forever Yeah, it’s the only way to be Give it to the chicken “Sleep when I’m dead you angels They told me I could run the world In a monkey suit again Give it to the bunny And the way it stirs inside “Sleep when I’m dead you angels But until then…” Well, I should at least feel tired I think Dernier single sortit cette semaine, "The Perfect Boy" est le dernier élément à venir du EP de remixes intitulé "Hypnagogic States" à sortir pour le 13 septembre. Les remixeurs officiels seront Fall Out Boy, AFI, My Chemical Romance, 30 Seconds To Mars et 65 Days Of Static, ces derniers ayant assuré la majorité des premières parties du groupe de Robert Smith durant sa dernière tournée mondiale. A noter que les bénéfices du EP seront entièrement reversés à la Croix Rouge. "The Perfect Boy" est une nouvelle chanson d'amour, très chouette à écouter car un brin mélancolique et avec une rythmique allant dans ce sens. Il y est à nouveau question de la relation entre Robert et mary.
"Whitout You", la face b sonne comme le prolongement de "The Perfect Boy". Semblant tout droit sortit des sessions de "Bloodflowers", ce titre aux harmonies magistrales et quelque peu folkloriques permet à Smith de se laisser aller à un numéro vocal comme rarement entendu. Malheureusement, tout comme les autres faces b, ce petit joyau ne devrait pas se trouver sur "Dream 13". Vraiment très dommage.
Liste des Remixes:
“The Only One” - remixé par 30 Seconds To Mars “Freakshow” - remixé par Jade Puget (AFI) “Sleep When I’m Dead” - remixé par Gerard Way (My Chemical Romance) et Julien-K “The Perfect Boy” - remixé par Pete Wentz et Patrick Stump (Fall Out Boy) "Exploding Head Syndrome" (les 4 singles) remixés by 65 Days Of Static "The Perfect Boy"
You and me
Are the world She said Nothing else is real The two of us Is all there is The rest Is just a dream Always meant to be I can't feel it Like the destiny And fate Written in the stars Inescapable fate It's out of my hands Falling into your arms And I don't want To get in a ? But I would love you To take your time We're on the edge Of a beautiful thing She said So come on Stay here for awhile Oooooh, girl He is the one for sure Oooooh, girl He is the perfect boy Yeah Me and you Are the world I said But not the only one I need The two of us Is never all there is That doesn't happen For real If it was Meant to be us It was meant to be now Don't see The sense in wasting (Wasted?) time If you're so sure About this ?? Well then tonight You're mine And I don't want To get obvious But I have to be Gone by three We're on the edge Of a beautiful thing He said So come on Jump with me Oooooh, girl He's not the one For sure Oooooh, girl He's not So wonderful Oooooh, girl He's not the one For sure Oooooh, girl He's not The perfect boy At all You and me Are the world She said Nothing else is real The two of us Is all there is The rest Is just a dream And her heart May be broken A hundred times But her hope? We'll never destroy Her heart? The happy ever After girl Will never find The perfect boy A noter que des clips en noir et blanc filmés en studio ont été publiés pour chaque single. Il vous suffit de les consulter sur Youtube. Les faces b sont disponibles également mais sans images.
8月10日 alice cooper "along came a spider"ALICE COOPER
"ALONG CAME
A SPIDER"
![]() Vincent Furnier aura connu plusieurs vies. Tout d'abord avec le Alice Cooper Group de 1964 à 1974, puis ensuite en solo dès 1975 et le fabuleux album "Welcome to my Nightmare" qui fera de lui le père fondateur du shock rock, bien avant Kiss, Mötley Crüe, Wasp et autres Marilyn Manson. Mais durant ces dernières décennies, le Coop' aura connu des fortunes diverses. De la gloire des seventies au relatif anonymat des années 80 (ainsi que son combat contre l'alcool), puis le come-back fracassant avec "Trash" à l'aube des nineties jusqu'au renouveau indus des années 2000 et le recalibrage rock & roll des derniers albums, rien n'aura endomagé l'image de croque-mitaine sans âge d'Alice Cooper.
Que ce soit son amitié avec Salvator Dali, ses apparitions dans le Muppet Show, ses quelques rôles au cinéma ("Prince Of Darkness de Carpenter), son amour pour le golf, sa participation de la dernière chance à la BO de Vendredi 13, son iconisation dans le film Waynes World et surtout son étoile sur le Hollywood Walk of Fame, rien n'aura jamais détourné Alice Cooper de l'image que l'on se fait de lui, soit l'un des derniers grands entertainers de l'histoire du rock. Mais surtout, à l'inverse de bon nombres de ses camarades, Alice continue de sortir des disques prodigieux qui ont du sens et du contenu.
Avec "The Last Tempatation" en 1994, il donnait une suite à "Welcome to my Nightmare" au travers de ce personnage adolescent de Steven qui se retrouvait confronté au mal. "Along Came A Spider" en est sa suite la plus évidente, même si la thématique se concentre cette fois sur une histoire de tueur en sérieu qui tombe amoureux de sa dernière victime.
Bénéficiant visiblement de moyens pour cette réalisation ambitieuse, Alice s'est entouré de la réalisatrice Piggy D. (des clips bien glauques), de la photographe Gabrielle Geiselman (les photos en situation dans le livret sont à tomber!) et de sa fille Calico (présente sur scène et dans les photos en scream queen) afin de donner à son dernier album une imagerie forte. Première fois aussi qu'internet est utilisé à son plein potentiel pour la sortie d'un de ses albums.
Mais quand est-il du disque me direz-vous? Il est franchement formidable, on le croirait enregistré dans les seventies tant il sonne comme du bon vieux Alice Cooper. Dès "Vengeance Is Mine" le ton est donné et les petits classiques s'enchaînent. "Catch Me If You Can", "Wrapped In Silk" ou encore "I'm Hungry", tout ici dégage une atmosphère de souffre. Le bonheur, quoi.
Evidemment, la jeune génération ne va pas comprendre le concept vieillot ni même l'intérêt de cette musique ringarde. Mais on s'en tape car on emmerde la jeune génération, tellement insignifiante et pathétique dans ses goûts musicaux à vomir de honte. Laisson-là croire que Linkin Park est un groupe de rock, que Good Charlote est punk, Evanescence goth et Avril Lavigne cool.
Alice Cooper a 60 ans et domine son monde.
saez "varsovie - l'alhambra - paris"D A M I E N S A E Z
VARSOVIE - L'ALHAMBRA - PARIS
![]() Que de chemin parcouru depuis "Jours Etranges" paru en 1999. Avec cet album fulgurant de rage post-adolescente et bardé de classiques ("Jeune et Con", "Sauver cette Etoile", "J'veux m'en Aller"), Saez mettait les pieds dans le plat en se faisant taxer de sous Noir Désir de pacotille. Les ados adoraient. Moi aussi.
Et puis il y a eu "God Blesse" en 2002, double album un brin mégalo avec de nombreuses plages instrumentales et quelques beaux morceaux ("No Place For Us", "Solution" et le contreversé "Sexe" commandé par Brian de Palma pour son film Femme Fatale). Il y aura aussi "Fils de France" publié sur internet le lendemain du premier tour des élections françaises après le passage du front national. Ca plus ses rares apparitions télévisées et des interviews rentre-dedans feront de Saez un dangereux trublion pour la presse généraliste qui se contentera de le taxer de fraude marketée pour la jeunesse paumée plutôt que de risquer l'affrontement.
C'est un Saez un peu abimé qui refait surface à l'été 2004 avec l'album "Debbie" et le single du même nom. Plus orienté rock, cet album ne fonctionne pas et un an plus tard Saez part en tournée acoustique.
Il faudra encore trois ans pour accoucher du tryptique "Varsovie- L'Alhambra - Paris". Pendant ce temps, quelques titres auront fait surface gratuitement sur le net avant d'êtres retirés, sans oublier "Jeunesse Lève-toi", seul titre à refaire surface sur "Paris", seul disque à potentiel commercial des trois à sortir en version simple, les deux autres étant plus orientés chanson réaliste. Véritable succès artistique, critique et commercial, ces 29 plages d'une tristesse insondable tournent beaucoup autour de l'amour perdu du chanteur ("Toi Tu dis que T'es bien sans Moi"), mais pas que. Les préocupations de la jeunesse résonnent toujours chez le désormais trentenaire ("On a pas la Thune"), mais surtout, les textes se sont faits plus justes, moins caricaturaux qu'auparavant. Et sa putain de voix n'a jamais sonné aussi juste, aussi humble.
Alors voilà, on pourra toujours reprocher mille trucs à Saez, d'être démago, orgueilleux, de surfer sur la vague du malaise adolescent, de foirer des concerts sans prévenir (le propre de la majorité des rockers sur cette planète si on y réfléchit bien), mais il restera l'oeuvre discographique à l'aune de laquelle on jugera un jour sa carrière. Et cette oeuvre, pour l'instant, est des plus valables. Le reste n'est, après tout, qu'une affaire d'appréciation.
8月3日 plus de news sur la page de daily-rock sur myspaceLES CHRONIQUES INEDITES DE DISQUES DE VOTRE SERVITEUR,
LES INTERVIEWS ET LES ARTICLES DE FONDS DES REDACTEURS
DE DAILY ROCK SONT SUR:
klimt1918, poussière d'étoile et rêveries lunairesK L I M T 1 9 1 8
poussière d'étoile et rêveries lunaires
![]() L'Italie a toujours été avare en groupes de rock majeurs, même si cette vérité aurait tendance à s'inverser depuis quelques années.
La preuve avec Klimt1918, quatuor extraordinaire qui allie à la fois le son darw wave au post rock en y incorporant des sonorités 80's. Mais ce qui frappe autant à l'écoute de leurs trois premiers albums, c'est cette constante évolution depuis leurs débuts à l'aube des années 2000 et l'étonnante incorporation de tant d'éléments musicaux d'univers et d'époques différentes sans que celà n'affecte la densité de leur proposition musicale en tant que Klimt1918. Comme si, à l'instar de ce grand peintre dont il a prit le nom, le groupe se servait de ses diverses influences musicales à la façon de tubes de peinture, créant une oeuvre unique et personnelle et non pas un patchwork informe dont chaque passage pourrait être reconnu comme un emprunt ou pire comme un vol.
Formé à Rome en 2000 par les frères Soellner, Marco (voix et guitare) et Paolo (batterie et percussions)sur les cendres de leur précédent groupe, Another Day (groupe de death metal!), Klimt1918 (en hommage à l'illustre peintre Gustav Klimt et à l'année de sa mort, coïncidant avec la fin de la première guerre mondiale. On peut aussi faire une parallèle avec le premier nom du groupe Bauhaus qui se nomma un temps Bauhaus 1919 en référence au courant architectural allemand)se voit épaulé par le bassiste Davide Pesola et le second guitariste Francesco Tumbarello (ce dernier remplacé par Allessandro Tumbarello sur le premier album).
Un premier EP de cinq titres voit le jour en 2000: "Secession Makes Post Modern Music". Bien accueilli, ce premier effort leur permet d'être signés et de sortir leur premier album sur le label indie My Kingdom Music.
"Undressed Memento" sort en 2003 et fait forte impression, baignant dans une atmosphère nostalgique et progressive addictive au possible et malgré tout puissament rythmée. La somme de plusieurs années de musique. Bien que la presse rock soit au rendez-vous, ce sera également la communauté gothique qui fera beaucoup pour la reconnaissance du groupe, y trouvant de fortes résonnances avec ses valeurs. Sans oublier les fans de métal toujours à l'écoute des groupes progressifs et post-rock. Bref, Klimt1918 semble faire l'unanimité dans le monde du rock et ses ramifications.
Le groupe change de label en 2004 pour signer sur Prophecy Productions et sort l'année suivante son deuxième effort: "Dopoguerra", salué comme une nouvelle avancée majeure par ses désormais nombreux fans dans toute l'Europe et considéré par le groupe comme un disque malade et à la fois une seconde naissance, comme si tout commençait ici.
En 2006, le second guitariste change à nouveau et c'est Franceso Conte qui
remplace donc Alessandro Pace.
C'est en juin de cette année que Klimt1918 sort son troisième album, le bouleversant et impérial "Just In Case We'll never Meet Again", sous-titré "Soundtrack for the Cassette Generation". L'accueil est international et proprement dythirambique. Constitué de grands moments épiques ("The Graduate" ou encore le titre éponyme de l'album), ce disque renferme, peut-être pour la première fois, un tube interplanétaire en puissance, le fabuleux "Suspense Music". Il est donc plus que temps de sortir enfin un single et de tourner un clip.
Difficile de rapprocher Klimt1918 de formations actuelles, mais je me risquerai à citer Katatonia, Marillion (seconde époque of course), Dredg ou encore I Love You But I've Chosen Darkness. Que du bon, quoi.
8月1日 the presets "apocalypso"THE PRESETS
"APOCALYPSO"
![]() Si vous adorez le son psyché techno des
petits gars de MGMT, vous allez sans le
moindre doute triper sur The Presets!!!
Ce duo electro de Sydney risque fort de
devenir la grande sensation dance floor
de 08, si les rockers et les goths s'en
mêlent. Constitué de Julian Hamilton et
de Kim Moyes, The Presets sonnent comme
l'accouplement incestueux des She Wants
Revenge et de Fisherspooner. Avec aussi
une petite touche de Pet Shop Boys pour
les exquises sonorités gay friendly. A
moins d'être sourd comme un pot, il est
juste impossible de demeurer insensible
à leur second album après "Beams", paru
en 2005. Très orienté club,"Apocalypso"
brille par sa noirceur et son influence
dark electro, à l'image de "Kicking And
Screaming", "My People" et le probable
carton en devenir qu'est "This Boy's In
Love", entêtant au possible et conçu en
vue de faire danser la planète entière.
On vous aura prévenus.
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