fran 的个人资料THE SAD PLACE照片日志列表 工具 帮助

日志


8月26日

FOR NOISE 2009

 
 
 
 
Douzième ou treizième édition de ce festival maudit par les éléments, cette fois reculé de deux semaines pour éviter la pluie, ce qui s'avèrera un pari gagnant, à l'inverse de son affiche, probablement la plus faible de son histoire, ce qui n'aura pas découragé 9000 estivaliers de s'y rendre cette année. Petit résumé des festivités.
 
 
Le jeudi commence mal. Speedant pour voir le rock hanté des américains de Deerhunter (bloqués dans des embouteillages et ne jouant finalement qu'en fin de soirée) en ouverture, on se tape Mama Rosin et sa musique folklorique festive. Horrible début de festival qui ne sera sauvé que par la performance exaltante des Monofones, groupe garage furieux dont la chanteuse en jupe léopard ne laissa personne indiférent à la salle de l'Abraxas. Retour sur la grande scène pour le concert folk de Moriarty, formation franco-américaine d'un autre temps qui nous obsède depuis bientôt deux ans. on rate The Rambling Wheels et son rock 60's mais pas Jarvis Cocker, remplaçant de luxe de Phoenix. Le crooner de Sheffield va livrer un set intense, ponctué d'intermèdes verbaux digne de sa réputation. Hélas, pas la moindre reprise de Pulp. Vivement une reformation. On rentre en ratant Deerhunter.
 
Jour le plus faible, vendredi offre quand même quelques bonnes surprises, à commencer par le funk rock matiné de soul des anglais de The Heavy, particulièrement démentiels sur les derniers morceaux et ce malgré le peu de public en début de soirée. Deux petits tours à l'Abraxas pour écouter l'électro de Larytta (qui m'a fait un peu penser à Sex In Dallas) et le rap revendicatif de La Gale & Rynox, espoirs romands et stars en devenir. On oubliera par contre l'erreur de casting monumentale avec The Fly, collectif jazz réunissant Eric Truffaz, Sly Johnson et Pipon Garcia, ces derniers nous offrant une prestation gonflante et prétentieuse apte à satisfaire la foule de bobos venue en masse pour l'occasion. A vomir. Arrive enfin The Streets avec son rap-reggae anglais et je me casse après trois titres. impression d'être au Paléo... programation vraiment trop consensuelle à mon goût.
 
Allez, plus qu'un jour. Samedi commence sur une découverte de taille en la personne de Anna Aaron, jeune artiste suisse chantant en anglais au piano et provoquant des montées pareilles à celles d'une certaine Sophie Hunger. Elle joue bientôt au Bourg de Lausanne, pas question de la rater comme le début de sa prestation aujour'hui. De passage à l'Abraxas, on assiste à un énième concert de Artonwall, toujours un peu n'importe quoi mais tellement bonnard et rock n'roll. Sur la grande scène les gentils français de Revolver nous chantent de gentilles chansons en harmonies vocales et émeuvent le gentil public venu les applaudir gentiment. Puis arrivent enfin The Black Angels et leur rock taillé dans... le roc. le chanteur à la même voix que Neil Young mais la moitié de son âge. La relève est donc assurée. Comme on commence à tomber malade, on quitte le festival précipitamment, ratant les belges de Ghinzu et l'anglaise la plus hype du moment, j'ai nommé Ebony Bones. Je me dis qu'à une autre époque, je serai resté vaille que vaille jusqu'à la fin, mais cette année, la prog était vraiment too much.