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9月29日 faith & the muse live au romandiefaith & the muse
live au romandie
Bon, j'aurai tout fait pour ne croiser personne à cette soirée, il est bientôt 23 heures et je n'y suis pas encore, Damien m'attendant depuis près d'une heure. Arrivant accompagné par les cloches de la cathédrale, j'entre non maquillé au Romandie et descend les escaliers après avoir laissé mon manteau au vestiaire à deux demoiselles lookées pour l'occasion. Damien m'attend en bas et il a joué le grand jeu, lentille etc...
Je tombe rapidement sur Sailhyne et sa charmante amie Jo.ha.nD qui m'ont vu arriver alors que je leur suis passé devant sans les remarquer. On va enfin pouvoir se vider quelques bières ensemble. Ca couvait quand même depuis le concert de Nine Inch Nails à Avenches! Et c'est là que je perd Damien, partit plus en avant. Bon...
Monica Richards et William Faith arrivent au même moment sur scène, salués par des applaudissements nourris.
Je constate qu'ils ne sont que deux, ce qui donne à ce set acoustique des allures de showcase. Déjà que je n'avais pas tilté tout de suite que nous n'aurions pas droit à un concert électrique... Mais bon, le ticket d'entrée était modique. Nous finissons nos clopes respectives et avançons dans la salle non fumeurs,ou presque.
Si Monica ressemble de nouveau à une princesse moyennageuse dans sa robe sublime, il n'en va pas de même de son illustre compagnon, qui, des apparats de prince des ténèbres est passé à un look assez étrange de punk à crète (démesurée!) en costard noir. Pourquoi pas... mais on dirait le leader de KMFDM!
Bon, le public est très mélangé ce soir, pas tant de gothiques que de métaleux, ce qui me surprend quand même pas mal. Et puis ça cause un peu trop à mon goût, pas vraiment d'attention pour le concert, même si le duo ne fait rien pour gagner son auditoire, pensant jouer comme à la maison, ce qui n'est hélas pas le cas et il s'en rendra compte lors des requêtes de chansons au public.
Peu de réponses si ce n'est d'une jeune fille qui les connait bien, tout comme moi, hélas trop loin et pas dans l'ambiance pour oser crier "Drown", "Willow's Song", "Elyria" ou encore "Patience Worth", de peur d'attirer l'attention sur moi ou pire de tomber sur une déjà jouée que je n'aurai pas reconnue. Alors je me tais et m'en allume une à la désaprobation de Damien qui me rappelle à l'ordre. Rien à foutre.
Le set dure une heure environ, tout à fait agréable et mémorable tant ce groupe représente vraiment quelque chose pour le mouvement gothique depuis des années.
Un morceau de Strange Boutique, l'ancien groupe de Monica, puis un de son Album solo, une version méconnaissable de "The Burning Season", puis en rappel la cover du "Running Up That Hill" de Kate Bush, terminent de convaincre le public de l'excellence de ce concert en apparté.
Nous restons un moment au milieu de la salle tandis qu'elle se transforme en piste de danse pour le reste de la soirée qui se veut electro dark, puis, vers une heure du matin, je décide de prendre congé de mes amis pour regagner l'extérieur et rentrer chez moi dormir quelques courtes heures avant ma longue journée de demain.
9月26日 perrine et les garçons & the raveonettes, live aux docks Perrine
et
les garçons
live aux docks
Après avoir fait le tour de Lausanne pour voir trois personnes (Sharin Foo pour l'interview, mon ami Steph pour lui payer mon ordi portable et Agata pour récupérer mes cds et la prendre avec moi au concert), je me retrouve à nouveau aux docks... super en avance!!!
Bon, on va boire en attendant. Au moins on ne ratera pas la première partie, à savoir Perrine et les Garçons, jeune groupe de rock'n'roll formé en 2006 pour remplacer les Rolling Stones, rien que ça! J'adore cette ville.
Arrive enfin le moment de leur performance et le moins que l'on puisse dire, c'est que ça fait plaisir, plus à attendre qu'à voir malheureusement, le groupe souffrant d'un manque de présence confinant à la timidité, à commencer par Perrine, cachée au fond de la scène alors qu'elle fait tout le travail avec sa guitare, plutôt bien d'ailleurs. Un bassiste sapé comme celui de Dr. Feelgood mais statique. Et le chanteur... en place mais manquant vraiment de folie derrière son évidente sympathie et ses faux airs de John Spencer.
Les chansons se ressemble un peu toutes mais c'est bien du rock'n'roll nerveux comme le pratique les groupes de Paris en ce moment. De "Don't Look Ahead" à "Love On The Phone" en passant par d'autres titres de leur toute jeune carrière à une étonnante surprise, une reprise obscure de Serge Gainsbourg totalement transformée, le groupe se révèle plein de surprise et finit sa prestation de haute façon, laissant le public survolté et conquis. Bien joué.
Et Agata qui n'arrête plus de me dire que c'était bien, vu que je semble tirer une tronche de personne blasée.
"Mais oui c'était vraiment pas mal... T'es contente?!"
THE RAVEONETTES
live aux Docks
![]() Minimisant le temps de changement de la scène, nous sortons boire un café en face de la salle et ratons le début du concert de Sharin Foo et Sune rose Wagner, les accords de "ThaT Great Love Sound" nous accueillant tandis que nous nous hatons pour regagner les premiers rangs et voir nos héros. Je constate au passage que la salle est à moitié remplie, ce qui m'étonne un peu, mais vu l'état de la musique actuellement et les goûts horribles des gens, je ne peut que laisser échapper un soupir de résignation.
Agata est conquise par le groupe, ce qui me ravit vu que je n'ai eu le temps que de lui montrer deux clips du groupe avant de la tirer avec moi, mais elle semble adorer ce qu'elle voit et entend, n'hésitant pas à me faire remarquer la grande beauté de la bassiste qui se tient devant nous sur ses hauts talons et son look de secrétaire de luxe ultra sexy.
Puisant dans ses deux albums, le duo, accompagné d'un percusionniste, n'oublie pas de défendre son nouvel opus à venir, nous gratifiant de titres hantés tels "Lust", "With My Eyes Closed", "Blush", ainsi que "Black Satin" et le très prometteur "Hallucinations". Ces nouveaux morceaux sont toujours aussi ancrés dans l'Amérique des sixties et le charme vénéneux qui s'en dégage est fascinant, les voix mêlées du duo danois y étant pour beaucoup.
Occultant des titres majeurs comme "Twilight", à moins vraiment qu'on l'ai raté en début de concert, le duo nous offre néanmoins une version parfaite de "Love In A Trashcan", à l'évidence leur titre le plus connu. Impossible de me souvenir si ils ont joué "Chain Gang Of Love" mais vu la durée du concert, à peine plus d'une heure, je crois bien que non.
Le groupe revient pour un seul et unique rappel puis je vois Sharin descendre de scène pour se rendre seule au stand merchandising, attirant une meute de garçons à sa suite. Marrant.
La durée du show nous fait nous demander combien de titres nous avons raté lors de nos vingt minutes d'absence mais on ne le saura probablement jamais. Allez, vivement le nouvel album pour nous tenir chaud cet hiver! to the vanishing point live à la cave du bleu lézardto the vanishing point
live à la cave du bleu lézard
![]() Vernissage de l'album ce soir à la cave du Bleu Lézard. Petite déception en arrivant en bas, peu de monde présent si ce n'est les amis du groupe et quelques musiciens bien connus de lausanne. J'appele céline une dernière fois pour l'inciter à descendre, en vain.
Et le concert commence, dans une ambiance détendue loin des premiers concerts du groupe, qui n'est plus cette entité mystérieuse légèrement autiste sur laquelle on avait tant tripé lors d'un mémorable concert au Pully For Noise.
Mélange du nouvel album et un peu du premier, le concert envoûte l'auditoire avant d'exploser sur le fabuleux "Watch The Planes Cut Trough The Grey Sky", véritable bombe et déjà un classique pour le groupe.
De bons moments d'écoute solitaire resurgissent en live avec les interprétations de "City Lights" ou encore "To The Vanishing Point". Le son de batterie est juste énorme.
le concert se termine dans la bonne humeur, Jeff sortant de sa réserve pour parler entre les chansons et raconter deux trois trucs, cassant naturellement ce que l'on se souvenait du groupe par le passé. Moins de mystère donc, mais plus de présence et de constructions dans la musique, un mal pour un bien finalement.
A la fin du concert, j'en profite pour aborder Jeff afin de le remercier de l'interview faite partéléphone pour daily rock. on discute une minute puis je le laisse pour m'approcher de ma nouvelle victime, Chris Wicky de Favez que je dois interviewer pour le numéro de novembre. Petit échange de numéro de téléphone et je quitte la salle pour m'enfoncer dans la nuit. 9月25日 the raveonettes, l'interview the raveonettes l'interview!
THE RAVEONETTES
Le duo vintage rock composé de Sune Rose Wagner et de Sharin Foo revient avec un nouvel album attendu pour le 12 novembre. Au programme de « Lust, Lust, Lust », toujours les mêmes mélodies intemporelles et le mix envoûtant des voix du couple danois. Rencontre avec la merveilleuse bassiste quelques heures avant leur concert aux docks de Lausanne.
Vous sortez votre troisième album, êtes-vous fiers de votre nouveau bébé ? Sharin Foo (basse & chant) : Oui, nous le sommes, ce fut un long travail, on aurait pu sortir plein de choses pendant la longue gestation de cet album. Nous sommes réputés pour être prolifique mais tout ce que nous faisions ne nous plaisait pas.
Les morceaux en écoute sur votre site préfigurent une ambiance assez cotonneuse, est-ce juste une impression ? Je ne sais pas, je trouve cet album très intime… oui un petit peu aussi je pense mais c’est également sombre et mystérieux et un peu noisy à la fois.
Vous avez quitté Columbia pour un nouveau label, mais je crois que ce n’est déjà plus 429 Records ? 429 était une erreur de notre part. Nous avons différents labels en ce moment et ce n’est pas plus mal. L’album devrait sortir un peu partout en même temps et au début de l’année prochaine pour les Etats-Unis, pays où nous sommes basés.
Votre musique colle bien avec l’histoire musicale de ce pays, pensez-vous qu’elle y trouve sa légitimité et sa raison d’être ? Définitivement. Nous avons beaucoup à voir avec l’americana et tout cela nous inspire au plus haut point, des musiciens comme Buddy Holly… mais aussi le Velvet Underground ou encore Suicide. Nous ne vivons plus à Londres depuis un moment, nous sommes allés nous installer à New York puis maintenant à Los Angeles, notre label est américain et nous adorons tourner dans ce pays.
Vous serez de retour à Londres pour la sortie de l’album, ça vous réjouit ? Oui, car nous sommes très concentrés sur l’Europe et ça nous manque de ne plus tourner par ici, on reçoit plein de messages de nos fans qui nous disent qu’on leur manque et ils nous manquent aussi, donc on se réjouit de les revoir bientôt.
La pochette de l’album sera en 3D! Est-ce vrai ? Et si oui, allons-nous avoir droit à des lunettes spéciales ou juste à un effet carte postale comme le dernier Prince ? Ce sera bien en 3D, je ne sais pas encore comment cela se présentera mais nous avons négocié un deal avec le label pour que cela soit le cas pour les 5000 premières copies de l’album et il y aura des lunettes 3D ! (rire)
Que pensez-vous d’internet ? Vous êtes sur Myspace, on peut-y lire un journal de bord régulièrement… est-ce un moyen de rester en contact avec vos fans ? C’est surtout un moyen de s’impliquer directement avec ceux et celles qui aiment notre musique sans passer par notre label ou par la télévision. C’est quelque chose de vraiment bien quand ça ne se transforme pas en auto-promotion et c’est ce que nous essayons de faire, garder une balance et rester le plus honnête possible envers nous-mêmes et les autres. C’est pour ça que nous mettons nos démos en ligne, pour que les gens qui s’intéressent à nous sachent où nous en sommes.
Vos influences ne sont pas que rock n’roll, vous semblez apprécier la musique électronique de groupes comme Atari Teenage Riot ou Kraftwek et certains de vos anciens titres (« The Love Gang », « My Boyfriend’s Back ») sonnent comme de The Kills, donc à quand un album complètement electro ? Mmm… ce serait possible. C’est déjà un peu ce que nous faisons actuellement d’une certaine façon, il y a pas mal de sons rajoutés dans notre musique. Sur « Lust, Lust, Lust » il y a des morceaux presque complètement electroniques et c’est définitivement une voie dans laquelle nous nous dirigeons. Tourner avec Depeche Mode nous a confortés dans cette idée.
Qu’est-ce que ça fait d’ouvrir pour un groupe pareil, devant un public qui n’est pas spécialement venu pour vous voir vous ? J’aime cette sensation d’émeute dormante, le challenge que ça représente. C’est une étrange combinaison, eux et nous et j’ai vraiment apprécié chaque date en leur compagnie. Martin Gore est un grand fan de notre groupe et il s’est avéré que nous avions les mêmes références musicales.
Il y a une année, la seule nouvelle que nous avions de vous était que vous vous étiez fait voler votre matériel à New York. Alors vous pensez toujours que « New York Was Great » ? (c’est une chanson des Raveonettes) (rire) Oui bien sûr. Pour être honnête, l’histoire, c’est que nous avions un tour manager et qu’il a laissé le van sans surveillance au milieu de la rue avec les clés dessus, ce qui n’était pas la chose la plus intelligente à faire, surtout à Brooklyn. On a été très fâchés contre lui parce qu’on a tout perdu, le van, les chansons sur lesquelles on travaillait, nos instruments, tout ! De nouvelles choses ont émergé de ça mais… ma Gretsh me manque toujours. (FSt)
http://www.myspace.com/theraveonettes
a moment with sharin foo
je viens de passer 30 minutes en tête à tête avec la merveilleuse sharin foo de the raveonettes! nous avons discuté dans un bar vide et silencieux puis je lui ai offert des biscuits à la fraise en forme de coeur pour elle et sune rose wagner, ainsi qu'une compile september songs pour leurs longues heures en tour bus. elle fut charmante avec moi.
9月23日 trent reznor is god part z)TRENT REZNOR
IS GOD (PART 2) ![]() Heureusement qu'il y a des artistes avec un esprit un peu ouvert... C'est le cas de Trent Reznor, leader du groupe Nine Inch Nails, qui lors d'un concert récent à Sidney, n'a pas hésité à dire : "Est-ce que quelqu'un a vu le prix des CDs baisser ? Bon, ok, vous savez ce que cela signifie : volez-les !"
Le bonhomme n'en est pas à son premier coup de ce genre, rappelez-vous en mai dernier, le groupe avait fait tourner la RIAA en bourrique avec une campagne underground pour la diffusion de leur dernier album. En conflit avec Universal sur plusieurs points, Trent Reznor produit lui-même ses albums, mais il reste encore largement tributaire de la Major pour ce qui concerne la distribution. Cependant, le chanteur semble vouloir en finir avec Universal et n'hésite pas à dire : "Nous sortirons un dernier album pour Universal et après nous les vendrons directement aux fans sur notre site pour 4$.
9月16日 manic streep preachers: not dead!manic
street
preachers
not dead!
![]() Originaire de Blackwood, au Pays de Galles, les Manic Street Preachers sont un groupe de rock à forte connotation punk. Le quatuor voit le jour en 1991 et ne va pas tarder à se faire remarquer de par ses textes engagés et sa volonté évidente de se faire entendre dans le contexte social de l'époque. Il est formé de James Dean Bradfield (chant), Richey James (guitare), Sean Moore (batterie), et Nicky Wire (basse).
Après quelques singles t un EP intitulé "You Love Us", Generation Terrorists"sort en 92. D'entrée le groupe, en véritable chroniqueur social, tire dans tous les sens, stigmatisant la violence du monde au travers de titres enflamés qui vont de la politique à la pornographie en passant par la classe ouvrière et le mal être de la société. Il décoche même un classique intemporel, le magnifiquement désespéré "Motorcycle Emptiness".
En 1993, en pleine explosion brit pop, "Gold Against the Soul " enfonce le clou de plus belle par ses textes d'une noirceur sidérante . Le romantisme noir du groupe attire des foules de jeunes gens perdus pour qui la drogue semble être le seul paliatif à l'absence d'amour et le single "La Tristesse Durera" fera couler beaucoup d'encre.
Cultivés et militants à la fois, les Manic Street Preachers signent en 1994 l'album "The Holy Bible", nouveau manifeste romantique et désespéré qui leur attire les foudres d'organismes religieux. Mais pour un groupe qui ose apparaître live à l'émission Top Of The Pops avec des cagoules de l'IRA, ce n'est qu'une goutte d'eau dans le vase.
La presse, elle, ne sait toujours pas sur quel pied danser avec ce groupe qui se clame punk mais qui s'est également trompé d'époque. Entre le soutien inconditionnel et le mépris le plus acerbe, les médias spécialisés y perdent leur latin, surtout depuis l'incident avec Richey James. Lors d'une interview, un journaliste lui demande droit dans les yeux s'il n'est pas une fraude, lui et son groupe, James se saisit d'un cutter et écrit sur le long de son bras: "4 REAL". Pour de vrai... 40 points de suture pour l'exemple. Les articles pleuvent le lendemain et le bouche à oreille devient national. L'album se vendra de plus belle.
Et puis, l'année suivante, Richey James disparaît subitement dans la nature, sans laisser de traces, ni d'explications. A ce jour, c'est l'un des plus gards mystères de l'histoire du rock.
Donné pour mort après la disparition de leur ténébreux guitariste, le trio enregistre un 4ème album, le formidable et multiplatiné "Everything Must Go" qui sera un véritable succès populaire, ainsi qu'une réussite artistique de premier ordre, des titres comme "A Design For Life" ou encore le titre éponyme de l'album redonnant une conscience sociale à toute une génération revenue des années insouciantes de la brit pop.
Conscience sociale et morale de son époque, le groupe signe "This is My Truth, Tell me Yours" en 98. Porté par des titres à mourir comme "The Everlasting" et le classique "If You Tolerate This Your Children Will Be Next", le groupe décroche un nouveau succès populaire. mais l'apathie guette et il semble temps de revenir au punk rock des débuts. Un petit concert le 31 décembre est donné sous l'éphémère dôme de Londres, histoire de dire adieu au xxème siècle. Ceux qui y étaient en parlent encore.
Et si on rebranchait les guitares?! Ce sera le cas en 2001, les Manic revenant en force avec un nouvel album, l'énevé "Know Your Enemy" et son single dévastateur "Found Your Soul". Peu habitué au rock binaire, l'Angleterre boude cet album rageur, à tort.
Le reste du monde, lui, continue d'ignorer le groupe. Qu'importe, le trio s'envole pour Cuba et rencontre Fidel Castro pour tailler le bout de gras le temps d'un concert historique.
2002,"4 Ever Delayed", première compile du groupe débarque dans les bacs. Gros succès à nouveau, d'autant que le groupe n'a pas oublié Richey James, déjà présent en clin d'oeil dans le titre mais surtout présent sur la pochette à côté de ses compagnons d'arme.
"lipstick Traces, A Secret History Of The Manic Street Preachers" déboule l'année suivante. Il s'agit d'une double compile de titres rares du groupe, agrémentée de titres en live.
Tatonnant un peu, le groupe revient en 2004 avec "Lifeblood", un beau disque qui ne trouvera pas son public, la faute à des titres un peu empoulés. Mention honorifique au titre "The Love Of Richard Nixon"
Mai 2007, "Send Away The Tigers" sort enfin et montre un groupe rajeuni, plus léger à tous les sens du terme et visiblement prêt à en découdre encore longtemps. Surtout, après 15 ans d'activisme rock, il donne un instantané glorieux d'un groupe sans équivalence ici bas. Puisse-t-il demeurer ainsi pour toujours.
9月6日 to the vanishing point, l'interview exclusiveTO TO THE VANISHING
POINT
L'INTERVIEW
INTEGRALE
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Groupe déjà précieux après déjà un seul album et quelques prestations live qui nous emportèrent aux confins du post rock le plus planant, To The Vanishing Point nous revient enfin avec un second opus qui délaisse l’introspection des débuts pour se montrer plus direct et frondeur. Discussion avec Jeff, l’instigateur de ce groupe remarquable.
This Is Where It All Began a été une grosse claque pour beaucoup de gens. D’où venait cet album fantasmatique ? Jeff (chant, guitares) : C’était un projet individuel à la base. Ayant été clavier dans plusieurs groupes, ce travail introspectif signifiait beaucoup pour moi, mais j’avais besoin d’autres personnes pour le réaliser, dont Raphael Gunt, un vrai bidouilleur qui a été parfait pour recoller les morceaux de ce que j’avais en tête.
On a du mal d’ailleurs à coller des influences évidentes sur To The Vanishing Point, tour à tour post rock et progressif… Je dirai Notwist, Radiohead évidemment, Deftones, surtout pour l’album White Pony, beaucoup Mogwai que j’adore et aussi Sigur Ros.
Le groupe est immédiatement en place live, l’expérience de vos anciens groupes à tous ? Oui, même si je ne suis désormais plus caché derrière, c’est vrai que nous avons profité de notre passé dans d’autres formations. Le concert au Nouveau Monde a été décisif pour nous, jouer avec des groupes comme Beautiful Leopard et Rumpelstiltskin nous a permis de nous convaincre. La scène est un révélateur, on ose être ce que l’on n’est pas, c’est un exutoire. Mon modèle c’est Mogwai, ils arrivent en survêtement Adidas et ils assurent à fond. En fait, il faut se contenter d’être le plus honnête possible, ne pas se poser de question, ne pas se donner un genre, car ça se voit.
Comment vis-tu ton statut de chanteur guitariste ? C’est tout autre chose. Je regarde très peu les gens car j’ai tendance à flipper, alors je reste dans la musique, un peu refermé. En live, on a des néons sur scène pour notre ambiance personnelle.
Le titre du nouvel album est coupé en deux parties, watch the planes… et …cut through the grey sky, pour quelle raison ? On a coupé la chanson en deux parce que c’était trop long, la première partie faisant office d’intro. Ce titre est intéressant car il raconte un état d’esprit assez douloureux, ce type qui regarde passer les avions dans le ciel pour des destinations inconnues alors que lui est bloqué dans sa petite vie. Et puis le titre de l’album à rallonge est désormais une marque de fabrique. Sparklehorse le fait aussi et j’aime bien.
Cet album réussit l’exploit de sonner sale en étant remarquablement bien produit, comment avez-vous fait ? Déjà on voulait arriver à ça. Totor nous avait déjà bien produit mais on en voulait plus, il fallait que ce soit moins bien, moins joli. On a gardé le son pourri de mon I-book et on l’a mélangé avec de la bonne production, ce qui donne une texture lo-fi qui sonne bien, également avec la batterie. Est-ce douloureux pour vous d’accoucher de cette musique ? Il y a de ça. Disons qu’il y a eu un creux, une période de flux après le premier et il a fallu penser à cet album, retrouver ses marques. On se réjouissait de faire un second disque tous ensemble cette fois, Paul, le guitariste, n’ayant pas joué sur le premier.
Parle-nous de ce journal (diary) sur votre site internet ainsi que de ce dernier. Je trouvais intéressant de relater ce qui se passait dans le groupe, partager son quotidien en donnant aux gens une impression de proximité, encore une fois être honnête. Au début, on voulait se draper dans le mystère et puis non, créer un concept autour de nous était ridicule. Pour ce qui est du site officiel, on a fait des copier-coller du site myspace histoire de ne pas l’abandonner, d’autant plus qu’il va passer aux couleurs de l’album. On a eu vraiment beaucoup de visites ces derniers temps, des semaines avant la sortie de l’album !
Votre line-up comporte quelques belles formations, Favez pour toi, Hirsute et Shovel pour les autres. Ces groupes nourrissent-ils To The Vanishing Point ? De manière indirecte oui, on amène notre background dans ce groupe. On voit l’avenir à moyen terme, on fait la promo et puis on verra après, même si on sait que ce projet va encore durer un moment, que le groupe va rester et sera toujours là, même si on a encore aucune piste pour le troisième album.
Qu’en est-il de cette reprise du New York, New York de Frank Sinatra ? On va l’enregistrer car elle nous plait beaucoup. On l’a transformée en quelque chose de très glauque. On a également fait une cover de John Lennon pour une compilation et puis il y a cette chanson, Everybody’s Gonna Learn It Sometime que chante Beck dans Eternal Sunshine Of The Spotless Mind.
Un petit mot sur Husky qui a designé votre album ? Minimal et épuré, il a bien réalisé ce qu’on voulait. Ca reflète assez bien l’ambiance de l’album, cette saison entre-deux, cette atmosphère brumeuse, une sorte de mix urbain à l’image du titre City lights, et boisé à la fois, comme peut l’être Dry Land. Husky a une créativité hors-norme. Il est guitariste de Voodoo Cake et semble arriver tout droit des années 50 avec le côté rock n’roll. En ce moment, il est à New York, mais on refera appel à lui. 9月4日 the horrors, pour de vrai!the horrors
pour de vrai!
![]() Cette bande de freaks venant d'Angleterre donne dans le garage rock le plus jouissif, une sorte de croisement punk goth incestueux entre The Cramps et Bahaus pour faire simple.
Formé durant l'été 2005. The Horrors a connu quelques changements de personnel avant de devenir un quintet et de s'engager sur le chemin du crime et de la mort. Au menu de leurs méfaits, des textes torturés issus des pires bad trips, des crissements de guitares et un orgue hanté dignes d'Halloween.
Le tout se trouvant sur un premier album, "Strange House", aussi court que jouissif, un peu comme la morsure d'un serpent en plein coït sur une piette tombale au clair de lune.
A ce propos, on conseillera aux âmes sensibles d'éviter le clip de "Sheena Is A Parasite", shooté par Marc Cunningham, déjà responsable des cauchemars visuels d'Aphex Twin.
Un buzz à vérifier en live d'urgence avant que ce groupe des plus improbables n'implose en plein vol. chris corner is iamxchris corner is
iamx
![]() Projet solo de Chris Corner depuis trois ans, IAMX constitue une voix parallèle suite à l'impasse créative dans laquelle il s'est retrouvé avec son groupe principal, Sneaker Pimps. Leader naturel du groupe depuis qu'il a 15 ans, Corner n'a cette fois pas pu imposer ses nouvelles compositions à ses camarades, ces derniers les trouvant trop dance et incompatibles avec la ligne directrice du groupe. Vexé, Corner s'est donc lancé à corps perdu dans un ambitieux projet parallèle en fondant le groupe IAMX, dont il produit lui-même les albums .
Il produit également les disques des groupes Nemo et Robots In Disguise. Sneaker Pimps étant désormais en veille jusqu'à nouvel ordre.
La discographie de IAMX débute en 2004, avec l'album "Kiss & Swallow". Chris Corner s'y révèle comme un petit génie de l'électro-pop, fabriquant un style sophistiqué et ambigu, tantôt dansant, tantôt planant. Influencé par le son de Detroit mais aussi par la pop des années 80. Mais en fin de compte, ce qu'il fait ressemble terriblement à du Sneaker Pimps survolté et libéré des barrières du trip-hop de ses débuts. En 2005, il réalise laBO du film Les Chevaliers du ciel., puis sort en 2006 le deuxième album de IAMX, le fantastique "The Alternative", bardé de tubes undergrounds tels "President", "After Every Party I Die" ou encore "Spit It Out".
Dandy androgyne adulé par la génération alternative, Chris Corner vit actuellement une belle histoire d'amour avec l'une des deux demoiselles de Robots In Disguise et terminera sa tournée mon diale à Fribourg cet automne.
sub pop
Tout commence à Seattle, nous
sommes en 1986 quand Bruce
Pavitt et Jonathan Poneman, férus
de rock alternatif, décident de
rejoindre le rang des indépendants
en créant leur propre label :
Sub Pop Records.
Sub Pop devient énorme dans les années 90 pour avoir signé Nirvana, Soundgarden, Mudoney et bien d’autres de la scène locale. On leur doit la popularisation du mouvement grunge durant les années 1991-1994. Sub Pop, aujourd’hui en partenariat avec Warner Music (qui possède 49% du label) continue à découvrir des groupes et obtient même de fameux succès à son humble niveau dans les années 2000 avec The Shins (disque d’or) ou encore The Postal Service (disque d’or), formations indie pop diablement séduisantes.
C’est Bruce Pavitt qui, en 1979, crée le fanzine Subterranean Pop dans sa ville d’Olympia, vite rebaptisé Sub Pop. Inspiré par la démarche du fanzine Fast Forward, Pavitt inclut une cassette audio dans son zine, regroupant des formations inconnues. Sub Pop durera neuf numéros dont trois avec la fameuse cassette (5, 7 et 9). Après cette première tentative, Sub Pop deviendra une cassette à part entière dont l’artwork sera confié à deux auteurs de comics aujourd’hui connus dans le monde entier. Le premier est Charles Burns, le créateur de Black Hole (des adolescents sont victimes d’un sida alternatif qui modifie leur morphologie, le tout dans un univers à la David Lynch en noir et blanc), le second est Peter Bagge, créateur de Hate! (les aventures rock n’roll un peu misérables et très drôles de Buddy, vendeur de comics à Seattle). Mais le travail demande beaucoup trop d’efforts et Sub Pop mue à nouveau pour devenir une colonne dans le journal de Seattle The Rocket.
En 1986, Pavitt s’installe enfin à Seattle. La fameuse compilation Sub Pop 100 sort la même année, même si Sub Pop n’est pas encore un label avec des groupes, (c’est Green River qui ouvrira le bal dès 1987 avec le EP Dry As A Bone). Un peu plus tard c’est Kim Thayil, le guitariste indien de Soundgarden, qui lui présente Jonathan Poneman. Le contact passe tout de suite entre eux et l’idée de créer un label ne tarde pas. Très vite, ils créent The Sub Pop Singles Club, une souscription mensuelle qui permet aux fans de recevoir des singles à tirage limité (souvent en vinyl coloré) des groupes locaux. Ce système génialement simple permet au label de s’implanter durablement dans la scène locale et de devenir synonyme du son de Seattle pour bon nombre de fans à travers le monde. Les premiers à sortir un single de cette façon seront Nirvana avec ‘Love Buzz/Big Cheese’ en 1988. Ensuite, il y aura d’autres grandes sorties historiques telles le single de Mudhoney, ‘Touch Me I’m Sick’. The Singles Club durera jusqu’en 1993 avant d’être relancé en 1998 pour s’arrêter à nouveau en 2002. Inutile de préciser qu’aujourd’hui certains de ces singles valent une fortune. Sub Pop créera même à quelques mètres de ses quartiers un petit magasin de disques ironiquement appelé Sub Pop Mega Mart, vendant ses disques et le merchandising officiel de ses groupes adorés ainsi que ceux seulement distribués. On y trouve quelques raretés, mais leur prix excessif en rebutera plus d’un.
Mais le véritable coup de maître de Sub Pop demeure la signature en 1988 du groupe Nirvana. ‘Bleach’ (enregistré pour 600 dollars) sortira en 1989 et sera le seul album platinium du label, Nirvana partant signer chez Geffen en 1991, Sub Pop étant incapable par sa faible structure de diffuser ‘Nevermind’ convenablement dans le monde. La suite est connue. Le divorce se fera par l’intermédiaire du single ‘Sliver’ en 1990.
Connu pour ses compilations, Sub pop continuera d’en sortir régulièrement durant les années 90. Il existe aussi quelques DVDs savoureux tels que Sub Pop Video Network Vol. 1 en 2003 et Acquired Taste en 2006.
En 1996, Bruce Pavitt abandonne le label pour se consacrer à sa famille.
En 2006, Sub Pop Records devient le premier label de disques certifié vert à 100%, compensant ses moyens de fonctionnement et la fabrication de ses disques en produisant assez d’énergie renouvelable. |
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